J’ai pris une grande décision : bannir l’adjectif « petit » de mon vocabulaire #62jours

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User et abuser de l'adjectif « petit » pour décrire tout ce qu'on fait, qu'est-ce que ça dit de nous ? Et qu'est-ce que ça change, d'abandonner ce tic de langage ?

J’ai pris une grande décision : bannir l’adjectif « petit » de mon vocabulaire #62jours
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : « Si je m’arrête, je tombe », ou l’illusion de l’équilibre

J’ai une petite confession à vous faire, si vous voulez bien me prêter un petit moment d’attention. C’est pas grand chose, juste un petit projet qui me tient à coeur.

Je suis prête à faire un petit pas pour sortir de ma zone de confort.

Et ce pas, c’est bannir l’adjectif « petit » de mon vocabulaire.

En finir avec les « petites » idées

Faut vraiment que j’explique ? De tous mes tics de langage, l’emploi à outrance de l’adjectif « petit » est sans doute le plus insidieux.

Ça trahit chez moi une tendance à l’auto-dépréciation. Dire que j’ai « juste une petite question », ou « une petite idée, comme ça », ça revient à minimiser l’importance de ce que j’ai à dire.

J’ai une question. J’ai une idée. Pourquoi je dis qu’elles sont « petites » ?

C’est vrai pour tout ce que je fais dans la vie. Je ne travaille pas sur un « petit » projet, je travaille sur un projet.

Ce que ces « petites » phrases trahissent

À chaque fois que je m’auto-déprécie en qualifiant mes propres idées, mes propres initiatives de « petites », je nourris un monstre : mon manque de confiance en moi.

Si c’est « juste un petit projet », j’ai encore moins le droit à l’erreur, non ? C’est vraiment la honte de se planter sur une « petite » mission…

Voilà comment je me programme pour échouer :

  • Ne pas évaluer l’ampleur des tâches qui m’incombent
  • Ne pas reconnaître l’ambition et la difficulté des projets que j’entreprends
  • Ne pas m’accorder le crédit que je mérite lorsque je réussis ces projets

J’ai comme l’impression que ça ferait une *PETITE* différence dans ma vie, si j’arrêtais de minimiser tout ce que je fais et tout ce que je dis en permanence.

C’est « juste une petite remarque » que je me fais, en passant…

J’espère que ce *petit* article vous plaira, et qu’il vous sera utile pour vous rendre compte, peut-être, qu’une *petite* mise au point peut être tout aussi efficace qu’un long discours.

C’est dire si je peux vraiment arrêter de m’excuser sans cesse à travers mon langage. Je ne rencontre pas des « petits problèmes », et je ne me fait pas de « petites réflexions ». Je suis une adulte humaine, pas un Polly Pocket.

J’ai de trop grandes ambitions pour les réaliser à coup de « petits projets » et de « petites questions ».

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Clemence Bodoc

Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

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Commentaires
  • _s-krey_
    _s-krey_, Le 18 février 2018 à 5h41

    Réflexion sur la haine
    C'est marrant :hesite: pour moi la colère est un sentiment incontrôlable alors que la haine est plus latente .Elle permet une réflexion sur le pourquoi de son existence quand la colère n'est analysable qu'une fois libérée. Comme si la colère était de l’énergie en barre et la haine ton entrepôt de stockage.
    Mais enfin soit ça n'empêche rien à l'idée de la haine qui pourrit et qui détruit de l'intérieur.Il faut juste savoir la remettre en question et ne pas l'oublier risquant qu'elle s'insinue en nous.
    Quand je faisais du basket ou quand je m'investissais dans une nouvelle lubie:vieux:,je traduisais mes émotions en rage et ça me donnait l'adrénaline dont j'avais besoin. Je me rend compte que j'ai énormément plus de mal à me gérer maintenant que j'ai arrêtée le sport et que je ne me passionne pour rien. Je n'ai plus rien pour investir le trop-plein.

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