Le smartphone est bienvenu en amphi !

Certain•es professeur•es d'université ont choisi d'utiliser le smartphone comme outil ludique pour leurs cours, plutôt que d'obliger leurs étudiant•es à le garder dans leurs poches...

Le smartphone est bienvenu en amphi !

Selon cette étude de 2015 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), 90% des 18-24 ans possèdent un smartphone.

Mais, il est encore très souvent considéré comme une distraction par les profs… Sauf que comme Pocahontas, certain•es se disent à présent qu’ils et elles connaissent le droit chemin.

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Après tout, le smartphone est un outil, il peut donc servir autant que desservir la personne qui en possède un. Et parmi les professeur•es de l’université de Rennes 1, il y en a qui ne s’y sont pas trompés.

Plutôt que d’inciter les élèves à ranger leurs téléphones dans leurs poches, ces profs ont donc décidé de tourner cet outil à leur avantage. C’est ainsi qu’un professeur de droit constitutionnel et de droit international, Thibaut Fleury-Graff, a fait de son compte Twitter à la fois un relai des cours et un moyen de participer. Selon ses propres dires :

« J’ai face à moi des amphis de 250 à 300 étudiants ; tout le monde n’ose pas prendre la parole, ni même venir interroger le prof à la pause. Twitter désinhibe : poser sa question est plus facile, on y met aussi moins les formes. »

(Là il faut m’imaginer en train de hocher la tête d’approbation avec ferveur.)

Le smartphone permet de proposer des formats plus ludiques et de faire participer tous les élèves.

Si cette stratégie est surtout efficace pour les étudiant•es de L1, dont les promotions sont la plupart du temps les plus nombreuses, ce n’est pas pour autant la seule situation dans laquelle le smartphone peut se révéler utile.

D’autres enseignant•es, comme Olivier Wong, optent pour des formats plus ludiques, comme des quiz en ligne qui permettent à la fois de faire participer tous les élèves, de vérifier l’assimilation des notions étudiées en cours, et — on ne va pas se mentir — d’offrir un format un peu moins rébarbatif que le QCM sur papier.

Pour ma part, je trouve que ces initiatives sont une bonne façon de créer un contact avec les étudiant•es et de dynamiser les cours et j’espère que les autres professeur•es et universités s’en inspireront pour faire leur propre mayonnaise.

Et toi, qu’est-ce que tu en penses ? Bonne ou mauvaise idée ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Enyo
    Enyo, Le 17 novembre 2016 à 21h33

    La documentaliste du lycée où je travaille m'a justement montré différents sites pour faire des QCM en cours avc mes élèves ( Oui les documentalistes ne sont pas que des gardiens de livres, ils sont un peu geek aussi, et c'est franchement cool pour trouver des méthodes ludiques). le site qu'elle m'à montré ce présente un peu comme lorsqu'on passe son code. je projette des questions sur mon cours, et les élèves choisissent une des réponses proposées sur leurs smartphones. ça me permet d'avoir la liste des bonnes et mauvaises réponses par élèves. ce n'est pas à utiliser tt le temps, mais c'est assez intéressant ( je trouve, en tant que prof) . :)

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