6 signes annonciateurs des beaux jours

Faisons l'inventaire des principaux signes annonciateurs de l'été, cette saison qui fait lever les bras de bonheur de bon nombre d'entre nous.

6 signes annonciateurs des beaux jours

Ce week-end, il faisait beau et chaud dans ma Picardie natale et lorsque j’ai ressorti mes Tropéziennes de leur boîte, j’ai réalisé que le bruit qu’elles faisaient quand je les posais brutalement sur le carrelage était un de ces petits détails qui m’annoncent l’arrivée de l’été. Pour accompagner les rayons de soleil qui brillent sporadiquement sur la France depuis quelques jours, je te propose de revenir sur les principaux signes qui augurent de l’apparition des beaux jours.

Les effluves de barbecue

En te baladant ou en rentrant chez toi, tu peux remarquer quelques petits départs de feu jalonnant ton chemin. À l’odeur, tu remarques très vite qu’il n’est pas nécessaire d’appeler les pompiers ou de crier à l’apocalypse puisque tu reconnais sans mal que ces effluves appétissantes – quoiqu’un peu désagréables – sont synonymes de merguez trop cuites et de brochettes sans goût (ou de côte à l’os et de poulet à la plancha si, comme moi, tu as la chance d’avoir un pro de la viande grillée dans ta tribu).

La senteur si particulière du barbecue, que tu l’aimes ou que tu la détestes, il va falloir t’y habituer : dès les 20°C dépassés, dès la première éclaircie dans un ciel un peu gris, tout le monde y va de son appareil de cuisson au charbon de bois. Mêlée aux herbes de Provence que certains aiment à rajouter sur leur chipolatas, cette odeur singulière ressemble à s’y méprendre à celle des fleurs séchées d’un chanvre indien roulées en une cigarette – mais je ne suis pas spécialiste de la question alors je me fourvoie peut-être totalement.

L’odeur de la crème solaire

Lorsque tu reconnais l’odeur de la crème solaire, c’est le bruit des vagues qui rentrent en toi par le nez pour finir par s’installer virtuellement dans tes oreilles après un passage par le cerveau (une manoeuvre physiquement improbable, mais qu’importe). D’ailleurs, si tu veux faire une mauvaise blague à ton entourage, je te conseille de badigeonner ton corps avec un peu de crème solaire en plein mois de novembre et d’observer le faux espoir dans les yeux de tes camarades de classe ou tes collègues quand ils réaliseront que ce n’était qu’un mirage olfactif.

De la difficulté de trouver une place en terrasse

À l’arrivée des beaux jours, les places en terrasse se font de plus en plus rares tant les badauds aiment à se pavaner dehors au moindre rayon de soleil. Une difficulté dure à gérer et une injustice difficile à accepter pour les fumeurs qui n’ont pas le droit de rester en intérieur et voient donc leur place prise par des indépendants à la nicotine. Pire, les tables sous les parasols sont prises d’assaut, comme me l’a fait remarquer Myriam H., qui n’aime pas griller comme une entrecôte en plein soleil (on en revient toujours au barbecue).

Roland-Garros et le Festival de Cannes

Le mois de mai est celui pendant lequel le temps se fait de plus en plus radieux (si tout va bien), mais c’est aussi le mois où tout le monde s’intéresse plus que jamais au tennis et au cinéma. On se choisit un film fétiche en compétition au festival le plus connu du monde même si on ne l’a pas vu parce qu’on n’a pas la chance d’être sur place, on érige en modèle un joueur et une joueuse qu’on veut voir remporter Roland-Garros, on en viendrait presque parfois à s’engueuler gentiment avec autrui pour savoir qui de Nadal ou de Federer à la meilleure technique.

Le temps de quelques jours, on devient des professionnelles du sport et du septième art et on se promet de s’inscrire dans un club de Converse* et de prendre une carte Uh j’essaie* à la rentrée prochaine.

*Pardon.

Le stress des examens

Que tu sois encore étudiante ou que tu aies déjà tourné la page de l’enseignement supérieur, tu ne peux échapper au stress des examens puisque ton entourage n’arrête pas de se bouffer les ongles, les larmes aux yeux en criant « Mais j’y arriverai paaaaas« . Toi-même en fais peut-être partie.

L’arrivée des beaux jours est ainsi annoncée par la frénésie de moult jeunes étudiants qui paniquent à l’approche des examens du second semestre, ce qui gâche passablement leur plaisir puisqu’ils finissent par passer la plus grande partie de leur temps à bachoter entre deux détours aux toilettes alors que la plupart de leurs concitoyens profitent du soleil.

L’émergence des tubes de l’été

Rares sont les personnes qui n’aiment pas l’été (mais ces gens-là existent : ayons une pensée pour eux, qui doivent se sentir en marge pendant 3 mois). Pour ceux qui attendent cette saison pendant le reste de l’année, un évènement terrible vient mettre à mal leur plaisir quand les beaux jours sont venus : la multiplication des tubes de l’été, ce terrible concept marketing qui consiste à mettre en avant des chansons censées sentir bon le sable chaud.

De ce fait, si, régulièrement, à des réunions familiales ou amicales, un individu t’entraîne sur la piste pour te faire tourner dans tous les sens sur La Lambada, c’est parce que c’était le tube de l’été de l’année 1989 et que ce morceau a connu une vive médiatisation. Si des vidéos de toi menant la chorégraphie Mia Fryenne de La Macarena existent, c’est parce que c’était la chanson phare de la saison estivale en l’an 1996. Les beaux jours n’ont donc définitivement pas que du bon.

Car il est une règle immuable dans le monde qu’est le nôtre : les tubes de l’été annoncent l’été, et l’été annonce les tubes de l’été. C’est cruel, mais c’est ainsi, et nous n’y pourrons jamais rien. Le prochain tube de l’été n’est pas encore connu, mais sache que je tremble tous les jours en allumant ma télé.

Maintenant que nous avons fait la liste des principaux signes annonciateurs des journées ensoleillées, je tenais à m’excuser auprès de vous toutes : j’ai commencé cet article dans la matinée sous un soleil radieux et à mesure que je le complétais, le temps était de plus en plus gris. Je crois que je nous ai mises dans une belle déveine climatique, et vous m’en voyez confuse.

Et toi, quels sont les petits détails de la vie qui te rappellent que le printemps hivernal est bientôt fini ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Vanou35
    Vanou35, Le 22 mai 2013 à 23h41

    J'ajouterais également le retour des moustiques :halp:

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