Quatre films à (re)voir pour préparer la rentrée

Pour t'aider à mieux supporter l'imminence de la rentrée, Sophie-Pierre Pernaut te propose une sélection de 4 films à (re)découvrir.

Quatre films à (re)voir pour préparer la rentrée

— Publié initialement le 29 août 2013

Bientôt, c’est la rentrée. Je sais. Je sais ta douleur, je l’ai vécue aussi. Viens là, sèche tes larmes. Tu sais, on compatit grandement à ta douleur. On sait que c’est pas facile, que l’école, c’est parfois chiant, que c’est comme une cuillère d’huile de foie de morue avalée tous les matins, sauf que ça dure plusieurs heures par jour, plusieurs jours par semaine. Mais il faut y aller, parce que ça a du bon aussi.

De ce fait, pour t’aider à trouver un peu de motivation à mettre à nouveau un réveil tous les soirs ou presque, je te propose une sélection de films qui vont te faire aimer la rentrée, qui vont t’y préparer, ou simplement te faire relativiser dans la joie et l’humour. Parce qu’il n’y a pas de raison, après tout, nous, on se contente de cinq semaines de vacances par an alors FAUDRAIT VOIR À PAS DÉCON-. Pardon. Je t’aime.

The Breakfast Club, de John Hughes (1985)

Contrairement à la façon dont on me l’a vendu, je n’ai pas été complètement renversé par The Breakfast Club. On m’en disait tellement de bien, avec des étoiles dans les yeux et des larmes dans la voix, que je m’attendais à gésir par terre sur mon tapis longtemps après le générique de fin avec le coeur perforé de trous. Il n’en fut rien, mais j’ai beaucoup aimé.

Un film qui se regarde les doigts corps étrangers dans le nez.

Si tu n’as pas encore vu The Breakfast Club (l’histoire de quelques lycéens en colle un samedi matin), écoute-moi et n’écoute pas forcément ceux qui s’enflamment : non, ce film ne changera pas forcément ta vie. Non, tu ne pleureras peut-être pas doucement pendant des heures en bavant sur ton oreiller. Son thème nous parle, bien sûr, mais il parlait encore plus aux adolescent-e-s des années 1980. Mais il n’empêche qu’il est très, très bien.

Le regarder avant la rentrée, c’est se rappeler que les autres, tes camarades de classe ou de promo, ne sont pas forcément tes ennemi-e-s. Que si ça se trouve, vous pourriez être potes malgré vos différences flagrantes. Et qu’au fond, on est presque tou-te-s aussi pété-e-s les un-e-s les autres et qu’il faudrait prendre le réflexe d’en rire.

Lolita malgré moi, de Mark Waters (2003)

S’il y a UN SEUL film qui me donne envie de retourner au lycée et de tout refaire depuis le début, c’est bien celui-ci. Dans Lolita malgré moi, Lindsay Lohan (période pré-craquage) est une adolescente qui a grandi en Afrique, où elle était scolarisée à domicile.

Évidemment, quand ses parents doivent retourner vivre aux États-Unis pour des raisons professionnelles, ils l’envoient dans un vrai lycée. Avec des vrais lycéen-ne-s. Elle y découvre un univers avec de la reine des abeilles, des gens géniaux qui s’ignorent, des suiveurs de tendance, d’autres estampillés « marginaux », des potins à découvrir tous les jours.

Un film qui rappelle qu’au moins, quand on est étudiant-e ou lycéen-ne, la vie est rarement monotone. Même si parfois, elle est aussi franchement éprouvante, je te l’accorde.

La raison pour laquelle je n’ai pas porté de jupes au lycée se cache sur cette photo : sauras-tu la retrouver ?

À voir aussi pour le personnage de Karen, jouée par Amanda Seyfried, qui érige au rang de cool le fait d’être véritablement stupide. Tiens, d’ailleurs, ce serait pas le moment de découvrir quel personnage de Lolita Malgré Moi tu es ? Parce qu’on a un test pour ça. Et qu’il ne te reste que quelques jours pour procrastiner de façon frénétique. Enfin, bon, moi ce que j’en dis…

Le Lauréat, de Mike Nichols (1967)

Benjamin, campé (rien à voir) par Dustin Hoffman, vient de finir ses études. Il a toute la vie devant lui mais en même temps, il préfère angoisser sans se l’avouer en glandant comme un sale en Californie, chez ses parents.

Lors d’une soirée organisée par ses derniers, il fait la connaissance de Mrs Robinson, la cinquantaine flamboyante, qui a bien envie d’en apprendre un peu plus sur les plaisirs du frottis à même le pénis à ce jeune garçon. Lui, bon, on ne va pas dire qu’il dit non, mais on peut pas dire qu’il dise oui non plus. Disons qu’il se laisse porter, ce petit nigaud. Et qu’il lui arrive deux ou trois trucs après.

Benjamin et Mrs Robinson sont sur les fesses : ils viennent de réaliser, dans le reflet d’un miroir, que le garçon a confondu son caleçon avec un drap d’hôpital.

Un film culte qui saura te rappeler que les études, c’est bien parce qu’on sait qu’au bout d’un moment, on en verra la fin. Et aussi parce que ça parle d’avancer dans la vie et de se dépasser. À savourer aussi par les oreilles, tant la bande-son est bien choisie.

Collège Attitude, de Raja Gosnell (1999)

Oui, je sais ce que tu penses : avec un nom pareil, ce film est forcément une daube. Mais je te rappelle qu’il est sorti en 1999 et que la fin du vingtième siècle avait pour but officieux de mettre des noms pourris absolument partout. Du coup, ce que je te propose de faire, c’est de renommer, sans rapport avec l’intrigue, l’oeuvre dont je m’apprête à te parler pendant ces quelques paragraphes. Disons donc Un slip et du rotin.

Drew, productrice du film, n’apprécie pas forcément ce nouveau titre et je serais pas surprise de recevoir son burger dans l’oeil.

Un slip et du rotin nous raconte l’histoire de Josie, une journaliste de 25 ans assez talentueuse mais qui manque d’expérience pour devenir la grande reporter qu’elle rêve d’être. Elle est donc mandatée par son rédacteur en chef pour un reportage sur la vie au lycée.

Branle-bas de combat dans le tanga de Josie : elle a détesté cette période de sa vie où elle était traumatisée par les autres élèves. Mais qu’importe : professionnelle jusqu’au bout, elle décide de se grimer en adolescente et de s’incruster à South Glen en essayant du mieux qu’elle peut de s’adapter.

C’est vrai, ce film n’est pas un chef-d’oeuvre. Mais il y a Drew Barrymore dedans et il a pour but de rendre un peu drôle les loses quotidiennes du lycée, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Moi en tout cas, j’ai vraiment bien aimé. Je dirai pas que j’en ai pas un peu honte, mais ça console un peu d’une mauvaise journée.

D’autres idées de films pour faire passer un peu la pilule de la rentrée ? Balance la sauce !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Cecelight
    Cecelight, Le 14 août 2015 à 3h06

    Plus récent, je conseille la DUFF, un teen movie sympatoche qui m'a un peu rappelée Lolita Malgré moi.

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