Revenir d’un an à l’étranger, et les dépaysements qui vont avec

À leur retour en France, un certain nombre de détails peuvent surprendre les ancien•nes expatrié•es. Tour d'horizon de ces petites choses !

Revenir d’un an à l’étranger, et les dépaysements qui vont avec

Il y a une semaine, je suis rentrée en France après une année passée en Afrique du Sud : douze mois dans un environnement complètement différent. Et je me suis heurtée à un certain nombre de détails étranges ou à des habitudes que j’avais perdues depuis mon départ.

Les détails de la gêne

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La façon dont les gens me regardent depuis mon retour.

Je voudrais serrer dans mes bras les gens que je revois après un an d’absence et qui, eux, me tendent la joue pudiquement.

En numéro un dans mon top des moments-de-la-gêne… la bise. Alors que, pendant un an, j’ai serré tout le monde dans mes bras pour dire « Bonjour », je me suis retrouvée à vouloir faire de même avec tous ces gens que je revoyais après un an d’absence et qui, eux, me tendaient la joue pudiquement ! Gênance.

En position numéro deux pour l’obtention de la palme de l’indiscrétion : avoir une discussion perso au téléphone en français et en public, en pensant que les gens autour ne comprennent pas car, de toute façon, ils ne parlent pas français… et comprendre aux regards insistants qu’en fait, si.

La langue de Molière

À lire aussi : L’Irlande et son grand contraste avec la France — Carte postale

Ce qui m’amène directement au point suivant : le français. Première lose : avoir oublié la complexité de la langue, et donc faire des fautes d’orthographe que je n’avais pas l’habitude de faire. Plein.

Si en plus, comme moi, vous avez passé un an dans un pays anglophone où vous avez côtoyé des Français•es, vous avez certainement développé un niveau bilingue en franglais. Placer des anglicismes dans la moitié de vos phrases, utiliser des tournures alambiquées… et se faire accuser d’être prétentieux•se en retour font partie du quotidien.

Sur la route, oui, il y a eu des soucis (pardon)

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Il faut donc reprendre certains automatismes, parfois un peu importants niveau sécurité, comme rouler à droite en voiture. Depuis mon retour en France, je ne compte plus le nombre de fois où j’ai sursauté en pensant que j’allais mourir car le véhicule dans lequel je me trouvais se plaçait sur la file de droite. Crises cardiaques à répétition garanties.

Et lorsque l’on prend la route, c’est souvent pour aller quelque part. Sauf que quand on n’a pas emprunté certains chemins depuis longtemps, on en oublie les itinéraires.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai sursauté en pensant que j’allais mourir car le véhicule dans lequel je me trouvais se plaçait sur la file de droite.

Du moins, c’est mon cas : j’ai réussi à me perdre en allant chez ma tante, chez qui je suis allée presque tous les jours durant les quinze premières années de ma vie. Ça m’est aussi arrivé en me rendant chez mes grands-parents ou en allant chercher ma mère au travail. C’est vous dire l’ampleur du désastre concernant la mise à jour de mon sens de l’orientation…

Les détails pratiques

Il y a aussi des choses que l’on apprend en arrivant à l’étranger et que l’on finit par faire sans même s’en rendre compte, comme le fait d’utiliser un adaptateur pour les appareils électriques. En partant pour quelques jours, je me suis surprise à placer le mien dans mon sac, avant de réaliser que je pouvais désormais m’en passer.

Dans le même genre, il faut savoir que WhatsApp est l’application favorite des Sud-Africain•es qui ont complètement délaissé les SMS. En arrivant en France, je me suis sentie bien dépourvue face à leur utilisation (où sont passées les confirmations de réception, de lecture, de connexion qui me permettaient de fliquer mes contacts en toute impunité ?!).

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Les trucs qui font plaisir quand même

Comme le soleil qui se couche à 22h alors qu’il ne faisait plus (jamais) jour au-delà de 19h30 en Afrique du Sud. Ou encore le fait de redécouvrir la beauté de certains lieux auxquels on ne faisait plus attention par habitude. Et il y a aussi l’odeur des boulangeries dans la rue le matin, et le goût des croissants qui va avec…

Et vous, qu’est-ce qui vous a surpris à votre retour d’un séjour à l’étranger ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mamie Reunée
    Mamie Reunée, Le 11 juillet 2016 à 18h56

    Alors je n'ai fait que des courts séjours, mais c'était assez pour me dépayser :

    Pour le Japon : la nourriture (pour sa diversité, sa qualité pour un prix très bas), faire la courbette à chaque fois que je disais bonjour ou au revoir (ça m'a bien poursuivi ça), mon copain a eu un peu de mal à se réhabituer à la conduite à droite aussi !
    New York : Le fait d'avoir des stands de bouffe absolument partout là-bas, les doggybags, le fait de me promener en microshort en me sentant en sécurité aussi ... Et la gentillesse des gens, notamment dans le métro, où ce n'est pas chacun pour sa gueule.

    Ce qui m'a manqué à l'étranger : le fromage et le saucisson (notamment au Japon)
    mes potes oeuf corse

    Et pour la petite anecdote, je n'ai jamais autant subi le harcèlement sexuel qu'à l'Ile Maurice. Même ici c'est de la gniogniotte.....

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