Raconte-moi la littérature

Le moins qu’on puisse dire de la littérature, c’est qu’elle est vaste. Chacun s’y fraie son propre chemin : on pioche dans la bibliothèque des parents, les amis nous filent leur top 10, on achète les bouquins exigés par les profs de français. De temps en temps, on tombe sur huit lignes de critique en […]

Le moins qu’on puisse dire de la littérature, c’est qu’elle est vaste. Chacun s’y fraie son propre chemin : on pioche dans la bibliothèque des parents, les amis nous filent leur top 10, on achète les bouquins exigés par les profs de français. De temps en temps, on tombe sur huit lignes de critique en lisant un magazine, on s’attarde sur les tables de présentation des librairies, on farfouille dans les étagères jusqu’à avoir une illumination. Parfois aussi, tante Raymonde nous offre un truc qui, entre nous, est probablement une merde, mais qu’on lit quand même. La démarche est sympathique.

Et puis y’a des mecs qui s’en inquiètent un peu. Qui se disent "Ohla, ils vont passer à côté de tas de trucs qui cartonnent !". Et quand ça leur prend, ils écrivent leur guide de littérature à eux. Souvent écrivains, ils prennent leur subjectivité par la main et s’attèlent à la tâche. Mission : transmettre le goût de la lecture, faire découvrir des œuvres et des écrivains, dépoussiérer la littérature, proposer des pistes.

Dernier inventaire avant liquidation
(Frédéric Beigbeder, Gallimard)

En 1999 (ça nous rajeunit pas), six mille Français se sont prononcés sur les 50 meilleurs livres du siècle. C’est ce classement que commente Beigbeder. Sans trop de surprise donc, on retrouve les incontournables et les scolaires – peu de découvertes. C’est distrayant car plein de digressions, comme les romans de l’auteur. S’il est facilement accessible, il est également un poil faiblard côté informations.

Une autre histoire de la littérature française
(Jean d’Ormesson, NiL éditions)

Jean d’Ormesson, de l’Académie française, trace une vue d’ensemble de la littérature hexagonale, de Rabelais à Pérec. Il s’attache à décrire des portraits fidèles de ces écrivains majeurs (environ 80, sur deux tomes). C’est bourré d’informations, de références, d’anecdotes. Un vrai manuel de littérature, écrit d’un style plaisant et simple. Assez dense malgré tout.

Leçons américaines
(Italo Calvino, Le Seuil)

Ici, Calvino, écrivain italien, ausculte la littérature dans son ensemble. Ancienne, contemporaine, anglo-saxonne, française, italienne. Pas de limites. Pour lui, la littérature doit obéir à cinq principes majeurs (légèreté, rapidité, exactitude etc), autour desquels il construit sa réflexion. L’auteur n’est pas avare de citations (toutes en VO et traduites en français). Très intéressant mais assez ardu.   

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Nervously
    Nervously, Le 14 octobre 2005 à 21h09

    C'lui de Beigbeder m'dit bien.
    (Ma mère va m'étripper en voyant la liste de bouquins que j'veux)

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