Ce qu’il faut savoir avant le premier tatouage

Le premier tatouage, c'est un moment excitant, stressant, important... Voici ce qu'il faut savoir avant de tâter du dermographe !

Ce qu’il faut savoir avant le premier tatouage

— Publié le 24 février 2016

Il y a dix jours pile, j’ai été me faire tatouer pour la première fois. Ça s’est fait en plusieurs étapes : d’abord l’idée du motif, puis celui de l’emplacement, et enfin la découverte de LA tatoueuse qui a fait battre mon cœur… au détour de l’article ci-dessous, signé Amélie !

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Après quelques échanges de mails, je me suis rendue chez Virginie B., du salon La Brûlerie à Nanterre (en région parisienne), afin d’encrer sur mon bras gauche un motif qui relie mes deux origines, le Maroc et l’Alsace. J’avais hâte, et un peu peur aussi. Quatre heures plus tard, je suis ressortie avec du cellophane du coude au poignet ; voici ce que j’aurais aimé savoir avant de me poser dans le fauteuil !

Cet article n’a pas vocation à servir de base pré-tatouage, simplement de donner quelques infos aux personnes s’apprêtant à passer sous le dermographe et n’ayant pas forcément de gens déjà tatoués dans leur entourage !

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Un tatouage, ça fait mal, bon sang

Ouais ok je sais que ça a l’air évident dit comme ça, mais lisez bien, écoutez-moi bien : un tatouage, ça fait vraiment mal. C’est pas insurmontable, mais c’est clairement pas de la gnognotte, en tout cas pas forcément.

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La résistance à la douleur diffère, la sensibilité aussi.

Tout dépend des zones et des gens, évidemment. La résistance à la douleur diffère, la sensibilité aussi. De mon côté, j’ai eu très mal à des endroits « logiques » (le creux du poignet, et celui du coude), à des endroits inattendus (une surface banale sur le côté du bras), et pas vraiment mal sur d’autres emplacements.

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La séance, qui a duré un peu moins de quatre heures (pauses comprises), s’est déroulée en deux parties :

  • Le tracé des lignes noires, effectué deux fois (je papotais la première fois, j’ai pleuré la seconde)
  • Après une pause-café d’un quart d’heure, le remplissage en couleurs (j’ai pleuré, tremblé, couiné, grogné)

Je pouvais bien sûr demander un moment pour souffler quand je le souhaitais. Je l’ai fait une fois pendant le lignage, deux fois pendant la couleur.

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Je ne pense pas être particulièrement douillette, mais j’ai eu vraiment mal.

C’est une douleur qui en mêle plusieurs, qui ressemble à la fois à une brûlure, à une coupure, à une fièvre. C’est à la fois constant et mouvant, ça fluctue de piqûre aiguë (miam la peau toute fine) en pulsation sourde.

Les tatoué•e•s de mon entourage m’avaient dit « Franchement, ça fait mal, oui, mais pas tant que ça »… bon, je ne pense pas être particulièrement douillette. J’ai déjà pris cher niveau douleur. Mais j’ai eu vraiment mal. Et c’est pas la mort, mais ça va mieux en le sachant !

Le chill a duré environ 18 secondes (avant qu’on entame la couleur)

J’ai un début d’explication, cependant, à savoir la phrase que Virginie m’a lancée avant de me laisser partir :

« Tu verras, on finit par oublier la douleur, comme après un accouchement, et on y revient ! »

Enfoiré de cerveau.

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  • Que faire maintenant que je sais ça ?

Mets toutes les chances de ton côté : bois de l’eau, couche-toi tôt la veille, mange bien (mais pas des choses trop lourdes), prévois des recharges de sucre au cas où le salon où tu te rends n’en propose pas (perso j’avais des mini-Carambar et des Balisto à disposition, en plus du café et de l’eau minérale). Non à l’alcool et aux médicaments ; si tu dois absolument en prendre, parles-en avec le/la professionnel•le qui va te tatouer au préalable !

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Dans son Street Tattoos, Aurélien explique qu’il avait la gueule de bois pour un de ses tatouages. Et qu’il a donc ruiné un jean à force de pisser le sang. La bonne idée !

Un tatouage, c’est épuisant

Quatre heures à douiller, donc quatre heures à me contracter, à me tordre, à serrer les dents… tout ça plus le stress de la nouveauté, ça m’a DÉBOÎTÉE.

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Moi au moment de payer (vue d’artiste)

Je suis sortie du salon avec une seule envie, celle de dormir pendant douze heures.

Je suis sortie du salon avec l’impression d’avoir vécu une séance de sport intense, ou de sortir d’une grosse grippe : courbaturée, fatiguée, et avec une seule envie, celle de dormir pendant douze heures. Mon bras, enrobé de cellophane, était brûlant et enflé, couvert d’hématomes — un peu impressionnant, mais ça s’est résorbé très vite ! Tout cela était très normal, mais on ne m’avait pas spécifiquement prévenue.

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  • Que faire maintenant que je sais ça ?

Prépare ton après-tatouage en connaissance de cause ! Si c’est une grosse pièce, essaie de ne pas rentrer seul•e (surtout s’il faut conduire). Ne prévois pas une virée à IKEA ou ton premier dîner chez tes beaux-parents deux heures après. Placards pleins et aprèm ou soirée cocooning à base de sieste, tisane et séries télé, c’est le combo parfait.

Un tatouage, c’est (un peu) dégueu

Le tatouage est fini ! Me voilà hors du salon, saucissonnée dans du film alimentaire, titubant jusqu’à un canapé fort bienvenu. Je m’écroule pour la nuit.

IL EST TROP BEAU (même avec le sang et les hématomes)

Au moment de rincer et hydrater ma nouvelle œuvre d’art, je débarque à crado-land

Selon les conseils de Virginie, ma tatoueuse, je ne touche pas au cellophane, qui reste plutôt bien en place, avant le lendemain. Et au moment de le changer pour rincer et hydrater ma nouvelle œuvre d’art, je débarque à crado-land.

Une partie de l’encre a dégorgé, se mélangeant à la crème et à la lymphe, savoureux (non) liquide transparent rejeté par ma peau. Le sang, en séchant, a formé des croûtes un peu gluantes. Mon bras est gonflé et j’ai réussi seulement de justesse à ne pas flinguer les draps.

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Rien de grave, tout est normal ! Je suis les instructions de Virginie : je rince délicatement sans frotter, je tartine une généreuse couche de crème hydratante, et rebelote dans le cellophane. Plus tard, je le laisserai sécher à l’air libre, histoire que les croûtes se forment correctement (miam).

  • Que faire maintenant que je sais ça ?

Achète une bonne crème hydratante en pharmacie (la Bepanthen est ma nouvelle amie) et un rouleau de film alimentaire si tu n’en as pas. Ne choisis pas tes plus beaux draps blancs au moment de changer ta literie, ils ne survivront pas forcément à ta première nuit de tatoué•e… un savon au pH neutre sera également bienvenu pour rincer délicatement ta peau encrée.

Un tatouage, ça GRATTE DE OUF

Après la douce étape des croûtes (miam) et le moment où ça pèle (miracle de la peau qui se détache en fragiles lambeaux tatoués pendant que l’encre reste immobile sous la surface) vient ma phase préférée, la phase DES DÉMANGEAISONS.

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Comme toute cicatrisation, un tatouage, ça gratte, et du coude au poignet gauche, je ne suis présentement que picotis, démangeaisons, chaleur. Sauf qu’évidemment, il ne faut pas gratter, ah ça non ! L’encre est occupée à se fixer définitivement et il ne faudrait pas que j’aille tout foirer avec mes ongles nuls.

  • Que faire maintenant que je sais ça ?

Dors avec des moufles, couvre ton tatouage de crème hydratante plus grasse que mes tartiflettes et prends ton mal en patience. Ça va aller.

Et toi, tu es tatoué•e ? Tu as eu des surprises lors de ton premier passage sous le dermographe ?

Tu aimes le tatouage ? Retrouve toutes nos vidéos Street Tattoos ! Je te mets celui de Marion Seclin ci-dessous parce que, quand même, il claque.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Cofeesama
    Cofeesama, Le 26 novembre 2016 à 20h38

    Je viens de me refaire tatouer et j'ai eue envie de relire cet article!
    Le premier je m'en souviens pas vraiment :shifty: Il était plutôt petit et j'ai dû oublier la douleur et la phase de cicatrisation aha!
    En tout cas là j'y suis retourné pour un motif plus gros et...ben j'ai beaucoup douillé aha!
    La tatoueuse m'a dis "Tu as la peau la plus fine que j'ai jamais vu c'est ouf!" ce qui m'a un poil fait peur au début!
    Donc maintenant je patiente pendant la phase glamour à base de croute et de lymphe (miam!) :rire:

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