Trois loses amoureuses au service des happy end

Myriam H. vous parle aujourd'hui de ces loses amoureuses au cinéma qui se mettent au service des happy end.

Trois loses amoureuses au service des happy end

Situation classique de beaucoup de films romantiques : le héros et l’héroïne se croisent, se perdent, et une bonne heure se passe en errances plus ou moins intéressantes avant l’apothéose, les émouvantes retrouvailles et la certitude mutuelle d’avoir enfin trouvé l’âme sœur. Sauf qu’en général, nos fieffés amoureux n’ont pas passé leur temps libre dans une chaste abstinence, et se retrouvent donc à abandonner leur partenaire pour partir avec LA BONNE PERSONNE (qu’ils connaissent souvent très peu : si ça se trouve l’autre ronfle ou se coupe les ongles des pieds à table, mais c’est l’amûr fou alors ça va). Happy end pour tout le monde, sauf pour ces pauvres laissés-pour-compte. Top 3 des loses amoureuses qui ont ravi les spectateurs.

Attention : cet article contient des spoilers ! (logique, vous me direz)

3. Caledon Hockley dans Titanic

Si Caledon Hockley n’est que troisième de ce classement, c’est parce qu’il porte du khôl sur un bateau parce que c’est quand même un bel enfoiré. En dehors de ça, il avait tous les atouts pour être numéro 1 : sa fiancée, pour qui il dépense des fortunes, qu’il a prévu d’épouser dès leur arrivée en Amérique et avec qui il est probablement depuis longtemps, rencontre un gugusse sur un bateau, perd sa virginité (selon toute vraisemblance) avec lui et ne se demande même pas si son futur mari va sortir vivant du naufrage, toute occupée qu’elle est à prendre toute la place sur cette foutue planche.

On aurait pu penser qu’un petit séjour dans l’eau glacée (et le fait d’être indirectement responsable de la mort de son amoureux) (SI, elle aurait pu lui faire de la place sur cette bon Dieu de porte, ou lui en chercher une autre) ferait naître un peu de compassion dans le cœur de l’océan Rose (oh, ça va…) envers celui qui l’a accompagnée pendant des années. Mais non. Elle lui tourne le dos, le laisse croire qu’elle est morte (prenons un moment pour nous demander comment Rose Dawson a fait sa vie aux States avec zéro thunes tout en gardant un diamant gros comme moi, d’ailleurs) et ne fait même pas semblant d’être triste en racontant qu’il a fini par se suicider. Super sympa la meuf.

2. Jonathan Alcott dans L’Arnacœur

Je sais me contenir comme une grande, donc je ne profiterai pas de cet article pour dénoncer le fait que L’Arnacœur est un film de merde un peu surestimé. Par contre, ayons une pensée émue pour le personnage incarné par Andrew Lincoln, qui décidément n’a pas vraiment de chance en amour. Dans Love Actually, il kiffait la copine de son meilleur ami, dans Walking Dead il doit se traîner ce boulet de Lori et dans L’Arnacœur, il est le fiancé de Vanessa Paradis.

Non, je déconne, je vais pas m’arrêter là, ce serait méchant.

Jonathan Alcott est : 1. adorable, 2. aimant, 3. droit, 4. honnête, 5. extrêmement riche, 6. n’en jetez plus, la coupe est pleine, où est-ce que je signe ? Il file un parfait amour avec Juliette Van Der Becq (paie ton nom quoi), mais le père de la donzelle, qui ne sait pas du tout se mêler de ses affaires, embauche Alex Lippi, briseur de couples professionnel, pour éloigner sa fille de cet homme qui semble à peu près parfait. Parce qu’elle risquerait de s’ennuyer. OKAY. Donc ce pauvre Jonathan, absolument innocent, se fait plaquer alors que le mariage était tout prêt, tout ça parce que Romain Duris a la moquette sur le torse et aime Dirty Dancing. Et on ose appeler ça une happy end.

1. Halley et Lars dans Un amour à New-York (Serendipity)

Non, on ne discutera pas ici de la qualité artistique d’Un amour à New-York. Mais il est normal que la première place de ce top de la lose amoureuse au service des happy end lui revienne, puisque ce n’est pas un, mais deux personnages qui se font honteusement plaquer juste avant leur mariage pour que nos (égoïstes) héros et héroïnes puissent finir ensemble.

Le pitch (très recherché) (ah non j’ai dit que j’allais pas critiquer zut) d’Un amour à New York est le suivant : en 1990, Jonathan rencontre Sara à New York, et c’est le coup de foudre. Cependant, comme Sara est débile romantique, plutôt que de lui donner son numéro, elle préfère laisser le destin décider en lançant dans la nature un billet de 5$ et un livre d’occasion contenant ses coordonnées, que Jonathan cherchera fiévreusement à retrouver afin de la contacter. Il faut donc attendre dix ans, et le mariage imminent de Sara avec son fiancé Lars et de Jonathan avec Halley, pour que nos deux tourtereaux se bougent le cul décident de pousser la chance.

Résultat ? On a deux personnages, Lars et Halley, qui n’ont rien demandé à la vie et qui ont juste eu la malchance de tomber amoureux(se) d’une personne assez égoïste pour leur faire miroiter une vie à deux alors qu’en fait, Jonathan et Sara passent leur vie à essayer de se retrouver. Et quand c’est fait, ils laissent leurs fiancé(e)s tomber comme deux vieilles chaussettes trouées. Ce qui n’est pas très très gentil.

Et toi ? Tu as d’autres exemples de film où il paraît totalement normal de se séparer de quelqu’un à la veille de son mariage ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Wild Hyena
    Wild Hyena, Le 2 mai 2015 à 12h48

    @Uni-aaaah-corn @cloverinette
    Au contraire, pour moi je suis juste tombée amoureuse de Chris Evans dans ce film, il est tellement choupichou sexy ! Alors que l'autre est tellement parfait que ça cache un truc c'est obligé ^^ et puis c'est vrai qu'ils ne se connaissaient pas depuis des lustres non plus, au final c'est le genre d'histoire qui arrive souvent dans la vraie vie

    Et puis : [​IMG]

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