« Juste la fin du monde », le nouveau Xavier Dolan… et le film le plus puissant de ma vie

Juste la fin du monde, c'est le nouveau Xavier Dolan, et il est poétique, extraordinaire, émouvant, introspectif... Amy a été subjuguée. Rendez-vous en salles le 21 septembre !

« Juste la fin du monde », le nouveau Xavier Dolan… et le film le plus puissant de ma vie

À la fin de la projection de Juste la fin du monde, j’ai marché très vite jusqu’au premier banc un peu éloigné et je me suis écroulée. L’expérience était vraiment intense, le film est très riche en émotions : il fallait juste que ça sorte.

Juste la fin du monde en quelques lignes

Louis revient dans sa famille après 12 ans sans l’avoir vue, et va se confronter à tout ce qu’il avait laissé derrière lui.

Il y a Martine, une mère fantasque qui se révèle extrêmement lucide sur sa famille ; Antoine, un frère exécrable rongé par énormément de violence intérorisée ; Catherine, la femme de ce dernier, repliée sur elle-même ; et Suzanne, la petite soeur qui n’a jamais connu son frère mais n’arrive pourtant pas à avancer sans lui.

Tou•tes vont tourner autour de lui, cherchant à capter son attention, son approbation, et à percer le mystère de sa personne. Louis a quelque chose à leur dire mais se retrouve pris dans la tempête qui ronge cette famille et l’empêche de se libérer.

Juste la fin du monde, la critique… en musique

Vous avez le cadre, mais il est bien fade par rapport à ce que j’ai ressenti pendant 1h40. Comme je vais avoir du mal à transmettre, j’ai décidé de vous faire une critique à travers les musiques du film.

Je vous invite à vous installer confortablement, à mettre vos écouteurs et à les lancer une par une !

Home Is Where It Hurts

Le film commence avec cette chanson. Vous l’entendez ? Elle rebondit, j’ai presque l’impression que je vais voir une comédie française et qu’il va y avoir des vannes. Les personnages mangeraient un coq-au-vin dans l’agitation et tout se finirait à merveille malgré les malentendus.

Généralement, c’est pas le genre de films qui me renverse d’ailleurs donc je tilte un peu, mais j’ai confiance. Ça va être bien.

Home Is Where It Hurts (Le foyer, c’est là où on souffre) : le titre a tout dit. La musique se transforme en complainte douce suivie par des cris de moins en moins humains. Je crois que ça résume pas mal l’expérience Juste la fin du monde.

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Dragostea Din Tei

La tension est bien palpable, et soudain Dragostea Din Tei nous ramène à la réalité. C’est limite absurde de l’entendre à ce moment de Juste la fin du monde, on en rirait presque !

Le tube pop se pose dans une scène très réaliste peignant un quotidien pas ravissant, et apporte une bouchée d’air frais, brève mais nécessaire. C’est au final une petite touche de bonheur au milieu d’une vie.

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Une miss s’immisce

Cette chanson me hante littéralement depuis la projection. Elle est hors du temps, iréelle et magnifique.

Elle représentera toujours pour moi les moments de Juste la fin du monde où j’ai fini les larmes aux yeux mais avec un grand sourire aux lèvres. Toute cette nostalgie, ces flashbacks heureux que Xavier Dolan illustre magnifiquement bien m’ont beaucoup touchée ; j’avais envie de me raccrocher à eux comme à une bouée, que jamais ils ne finissent.

Dès les premières notes, j’ai de nouveau la gorge nouée, les yeux dans le vide et je me sens apaisée. Comme au cinéma.

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Genesis

La photographie dans Juste la fin du monde est très belle. Il y a les zoom qui n’en finissent pas, la douceur… et puis la violence des scènes aussi.

La musique est aérienne comme l’esprit de Louis. Il est réservé, sensible et a toujours l’air ailleurs, ce qui contraste avec son frère Antoine. Ce dernier ne supporte pas cette délicatesse et a besoin de s’exprimer de manière brute.

Cette musique, je l’ai beaucoup écoutée dans ma vie : elle traînait dans mon iPod quand j’en avais encore un et elle m’a toujours suivie. Elle arrive à me faire voir le monde un peu différemment, comme Louis a l’air de le voir à chaque instant.

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Natural Blues

Jusqu’au bout de Juste la fin du mondeje tiens, je m’accroche, j’arrête de respirer, et je le sens jusqu’à la racine de mes cheveux. J’ai envie de hurler mais je continue à regarder.

Puis les premières notes de Moby commencent et tout s’apaise. C’est la fin du film, je me lève de mon siège, les yeux encore rouges. Je suis une des premières à sortir de la salle, j’ai besoin de respirer et de m’asseoir. Je trouve un banc et je recommence à pleurer.

Ne manquez pas Juste la fin du monde. Je rigole pas. Il sort le 21 septembre !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • La femme de Frank
    La femme de Frank, Le 23 septembre 2016 à 13h19

    La femme de Frank
    J'hésite sérieusement à ne pas le voir du tout, trop peur qu'il me gâche à jamais la pièce (qui est un chef d'oeuvre) :hesite:
    Du coup je l'ai quand même vu, parce que la curiosité n'est pas un vilain défaut, j'ai écris vite fait mon avis :cretin: (Bon y a pas de suspense, j'ai trouvé ça raté :cretin:)

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