In the Mood for Love, le magnifique classique de la semaine pour briller en société

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In the Mood for Love est un chef-d'œuvre intemporel signé Wong Kar-wai. Mymy s'invite dans « le classique de la semaine » pour te présenter ce film, l'un de ceux qui lui ont appris à aimer le cinéma.

In the Mood for Love, le magnifique classique de la semaine pour briller en société

Qu’est-ce qui fait qu’on devient cinéphile ?

Toutes les amoureuses du cinéma ont-elle une œuvre charnière, un film qui les a fait basculer dans la passion, la vraie, celle qui fait battre le cœur un peu plus vite ?

Moi, en tout cas, j’en ai une.

Une œuvre sur l’amour contrarié, dans laquelle les dialogues sont moins importants que les silences, dans laquelle les nouilles ont un sens, au moins autant que la pluie.

Alors je m’invite dans Le classique ciné de la semaine d’ordinaire rédigé par Kalindi pour te présenter In the Mood for Love.

In the Mood for Love, l’amour impossible vu par Wong Kar-wai

Sorti en 2000, In the Mood for Love est une pépite signée Wong Kar-wai, délicat réalisateur hong-kongais.

C’est l’histoire de M. Chow (Tony Leung) et Mme Chan (Maggie Cheung). Ils emménagent, l’un avec son épouse, l’autre avec son mari, dans des appartements voisins.

L’épouse n’est pas souvent là. Le mari est en déplacement professionnel. M. Chow et Mme Chan, unis par leur solitude, se rapprochent, deviennent amis.

Puis comprennent que la femme du premier le trompe avec l’époux de la seconde.

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Dans la douleur, la trahison, les deux cœurs brisés commencent à battre à l’unisson. Et pas seulement par amitié…

In the Mood for Love m’a fait aimer les films d’amour

Au lycée, je suivais un cursus avec option cinéma. J’aimais déjà le 7ème Art, et j’étais assoiffée de films atypiques, avec des effets de montage, de scénario ou de jeu qui me retourneraient la tête.

In the Mood for Love m’a retourné le cœur.

J’ai eu l’impression que Wong Kar-wai était le seul à pouvoir représenter véritablement l’amour.

La palette de couleurs chaudes du film, l’obsédante bande-son (qui continue à rythmer mes dimanches), la fumée de cigarettes et la vapeur s’échappant des nouilles…

C’est indescriptible, mais devant la valse entre M. Chow et Mme Chan, faites de creux et de non-dits, j’ai eu l’impression de comprendre ce que voulait dire « aimer ».

Moi qui n’ai jamais particulièrement apprécié les films d’amour et autres romances à base de baiser sous la pluie, j’ai été touchée par un effleurement de main, un mouvement de cheveux, un regard qui s’appesantit…

In the Mood for Love m’a appris ce qu’était un film romantique, un vrai.

In the Mood for Love, le film qui m’a fait aimer le cinéma

In the Mood for Love ne m’a pas juste appris à aimer les films d’amour. Il m’a carrément rendue cinéphile.

C’est l’un des plus beaux films qu’il m’ait été donné de voir.

Les lumières sont incroyables, le montage poétique, le duo principal fabuleux de justesse, la musique enivrante, l’intrigue délicate.

D’ailleurs, tout le cinéma de Wong Kar-wai est d’une beauté à couper le souffle.

J’ai eu de la chance : l’un de ses films, 2046, dont je te reparle plus bas, était une des œuvres au programme pour le bac cinéma. Toute ma promo a eu droit à une rétrospective poussée du cinéaste hong-kongais.

Découvrir ses films sur grand écran, c’était limite une overdose. Chaque plan était superbe, aucune fausse note ne venait gâcher le plaisir.

Chungking Express, une autre pépite

Pénétrée par le talent de Wong Kar-wai, je me suis lancée dans une quête effrénée de la beauté au cinéma. Ce qui m’a menée à découvrir des œuvres précieuses me touchant droit au cœur.

Wong Kar-wai, cinéaste sensible qui peint l’amour

Wong Kar-wai est loin d’être un réalisateur inconnu, même si In the Mood for Love a aidé à le faire connaître au grand public. Le film était en compétition à Cannes et Tony Leung est reparti avec le Prix d’interprétation masculine !

C’est avec Chungking Express, son 4ème film, que Wong Kar-wai a accédé à la célébrité. Tony Leung, son acteur fétiche, joue dans ses longs-métrages depuis le tout début.

Ce n’est qu’en 2007 que Wong Kar-wai s’est essayé au cinéma occidental en sortant My Blueberry Nights, un film tourné aux États-Unis avec Norah Jones, Jude Law, Rachel Weisz et Natalie Portman au casting.

Là encore, c’était une histoire d’amour contrarié, le chemin d’une femme qui part en quête d’elle-même après une rupture en se lançant dans un road-trip sans but.

Au fil de ses rencontres se dessinent différents visages de l’amour qui échoue : un couple divorcé marqué par l’alcool et la colère, un père absent et toxique, un début d’amour entravé par la distance…

J’ai beaucoup aimé My Blueberry Nights, même s’il n’est pas tout à fait au niveau des films 100% hong-kongais de Wong Kar-wai.

2046, l’étrange suite d’In the Mood for Love

Le scénario d’In the Mood for Love n’a cessé de changer. Sur Wikipédia, on peut lire :

« À l’origine, le film devait raconter trois histoires centrées sur la nourriture et son impact sur les relations amoureuses.

La première, qui prendra des proportions telles qu’elle éclipsera les deux autres et deviendra In the Mood for Love, était consacrée à la « révolution » introduite par l’autocuiseur (l’appareil revient d’ailleurs plusieurs fois dans le film), qui a libéré la femme asiatique.

La seconde concernait l’apparition des soupes de nouilles pré-cuites, associées à une restriction de cette même liberté (on en trouve une trace a contrario dans In the Mood for Love : Mme Chan peut encore sortir de son appartement pour aller chercher à manger dans un restaurant de nouilles… où elle croise Mr. Chow).

La troisième étudiait les conséquences du succès du fast-food, associé au développement du « fast-love »… »

Mais 2046, la « suite spirituelle » d’In the Mood for Love, n’est pas vraiment une histoire de nourriture.

C’est une étrange œuvre qui mêle trame futuriste dans un train lancé à pleine vitesse, vers le monde 2046, où vivent parfois des amours perdus.

Comme une mise en abîme, 2046 alterne entre cette histoire de science-fiction et les écrits du héros, M. Chow, là encore incarné par Tony Leung.

Et pour info, tu n’as pas affaire ici à un diptyque mais à un triptyque, à regarder dans l’ordre :

  1. Nos années sauvages
  2. In the Mood for Love
  3. 2046

Cet étrange titre, c’est le numéro de chambre où se retrouvent les amants d’In the Mood for Love. Mais il a aussi une dimension politique !

En 1997, la Chine a promis 50 ans d’indépendance à Hong-Kong. Un contrat qui prendra fin en 2047. 2046, c’est donc la dernière année de liberté pour le pays de Wong Kar-wai…

Et voilà, j’espère t’avoir donné envie de (re)découvrir In the Mood for Love, et toute la filmographie de Wong Kar-wai, qui peint la beauté comme personne.

Rendez-vous dimanche prochain pour un nouveau Classique ciné de la semaine ! J’ai adoré piquer sa place à Kalindi le temps d’un article, j’espère que ça t’a plu aussi !

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
  • Aska
    Aska, Le 4 juin 2018 à 14h58

    Dès que je vois/entends le titre du film, j'ai direct le solo du violoncelle dans ma tête!

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