3 films qui me traumatisaient quand j’étais enfant

On a tendance à ne pas vivre les films de la même manière quand on est gosse que quand on est (un peu plus) adulte. Sarah vous parle de ces longs-métrages qui lui ont laissé des séquelles.

3 films qui me traumatisaient quand j’étais enfant

Parce que ma famille a toujours été à la pointe de la modernité (encore qu’elle a un peu traîné avec l’ADSL), quand j’étais petite, on allait souvent chez le loueur de K7. Ou de VHS, comme disaient les grands. Bref, chez le monsieur aux cassettes de dessin animé, n’en déplaise aux jeunes d’aujourd’hui.

Quand j’étais sage, j’avais le droit d’aller fouiner dans les rayons magiques, pleins de promesses d’aventures, de choisir mes films, et d’aller faire tamponner ma petite carte. Et même que parfois, quand j’étais malade, c’était ma maman qui allait me chercher plein de dessins animés que je pouvais regarder ensuite en mangeant des coquillettes. La belle vie.

Hélas ! Si je me suis ainsi constituée un début de culture cinématographique, toutes mes découvertes n’étaient pas ponctuées d’un enthousiasme délirant ! En ces temps pleins de candeur où je savais encore choisir un film sans consulter Allociné, Wikipédia et Rotten Tomatoes, il arrivait qu’une couille se glisse dans mes coquillettes. Que je fasse un mauvais choix, quoi.

Alors pour toi aujourd’hui, lectorat, voici le top 3 des films qui m’ont laissée des traces.

E.T. l’extraterrestre

Sorti en 1982, ce film était déjà vieux quand mes parents ont voulu me le faire découvrir, sous prétexte que c’était un classique. J’aurais un certain nombre de choses à dire concernant la notion de « classique »… Mais comme ce n’est pas le sujet, je vais me contenter de dire que chef-d’oeuvre ou pas, il m’aura fallu beaucoup de tentatives et de cauchemars pour réussir à voir ce film en entier.

Il m’apparaît aujourd’hui que pour une fois, je ne suis pas seule dans mon délire, et que ce film a traumatisé une génération entière. Il suffit de voir les réactions devant les premières versions du petit extra-terrestre qui voulait juste téléphoner maison. (Range ton doigt tout de suite, veux-tu ?!)

Mais le problème venait-il vraiment de l’apparence d’E.T. ? J’avoue, ça me gêne un peu de faire dans le délit de sale gueule pour ce pauvre petit être tout fripé : il était juste là pour le comique de situation et pour pimenter les séquences émotion ! Non, ce qui était vraiment salaud avec ce film, c’était l’ambiance.

Je ne sais plus combien de tentatives de visionnage il m’aura fallu, par exemple, pour aller au-delà des premières images du film. Il fait noir, et c’est le moment où E.T. va s’égarer et perdre de vue ses semblables, qui partiront sans lui comme une famille ingrate.

Ça fait des années que je n’ai plus retrouvé le courage d’affronter mes démons, alors ce sont mes souvenirs de gosse traumatisée qui resurgissent : on ne voit presque rien, que des silhouettes et les mouvements d’une course frénétique dans les bois, et surtout, on entend les cris.

On t’a dit de ranger tes doigts.

Alors voilà, EXCUSEZ-MOI, mais à huit piges, le combo obscurité + abandon + inconnu me suffisait pour balancer mon doudou sur le magnétoscope et taper une crise.

Si on ajoute à ça, quelques années plus tard, la scène de la première rencontre qui fait trop dans le suspense, et la voix de chèvre de l’extra-terrestre qui ressemble trop à un petit cadavre tassé sur lui-même, vous comprendrez que la « mythique scène du vélo devant la lune » ne rattrape pas le traumatisme.

Willow

Si je devais m’auto-psychanalyser, je dirais que j’ai un problème avec les situations de crise et la gestion du stress en général. Il m’a fallu pas loin de dix ans pour voir Willow en entier, parce qu’au début il y a un bébé qui pleure dans un cachot. Voilà voilà.

Willow est un film de fantasy réalisé par Ron Howard, qui comporte autant de suspense que l’histoire de la mère Michel qui a perdu son chat.

La trame est tout ce qu’il y a de plus classique : une prophétie annonce qu’une princesse naîtra et mettra fin au règne de la méchante reine Bavmorda ; celle-ci décide donc de buter toutes les femmes enceintes mais elle en loupe une, et se mettra à pourchasser le pauvre bébé.

Heureusement, ce dernier est recueilli par Willow, un gentil Nelwyn, qui va tout faire pour le sauver et faire s’accomplir la prophétie.

Ça sent si bon le vieux.

Aujourd’hui, contrairement à E.T., ce film a droit à sa petite place dans mon coeur, ne serait-ce que pour Warwick Davis dans le rôle principal. Il m’a suffit de retenter le coup de longues années plus tard pour gommer ma première impression catastrophique, et cesser de voir Willow comme un film d’horreur où les bébés hurlent dans des vieilles prisons sombres.

Pourtant, avec le recul, est-ce que ce n’était pas là une vision lucide de la chose ? Il est bien dit dans l’histoire que la méchante Bavmorda (déjà, ce nom, hein) veut du mal à tous les nouveaux-nés. Alors pardon si je trouve ça glauque, hein.

Mars Attacks !

Attention, ce film étant un peu plus récent que les deux autres, je me sens obligée de prévenir que je vais parler du début comme de la fin. Au cas où vous ne l’auriez pas encore vu (et envisageriez de le voir).

Bon, pour Mars Attacks, ai-je vraiment besoin de me justifier ?

Nope.

Sorti en 1996, ce délire de Tim Burton est un foutage de gueule à peine dissimulé à l’adresse des films d’extra-terrestres, et plus spécifiquement des films d’invasion. Tous les codes y sont, et les Martiens de Mars Attacks s’amusent à les piétiner avec une joie psychotique.

Si j’avais été seule avec mes coquillettes devant le poste de télévision, j’aurais coupé court à la plaisanterie au premier regard sanguin d’un Martien. Mais nous avons regardé ce film en famille, et il était hors de question pour moi et ma fierté mal placée de déclarer forfait. Ces fichus aliens détourneraient le regard avant moi. (Bon, en vrai, j’ai beaucoup fermé les yeux l’air de rien, mais chut.)

A-t-on bien regardé ces saletés d’envahisseurs ?! Ils sont moches, ils sont dégueulasses et pervers, ils sont viscéralement mauvais, ils caquettent de la plus effroyable des façons, et ils ont beau avoir la cervelle à l’air, ils sont stupides. Et on se fait désintégrer, enlever, bouffer et mutiler par ça ?

Pire encore : la seule manière de les tuer.

J’ai beau accepter aujourd’hui le caractère parodique de la chose, lors de ma première confrontation avec la bête, je n’ai guère apprécié la plaisanterie.

BONUS : les éléphants roses de Dumbo

Je pose là le traumatisme ayant marqué au fer rouge plusieurs générations, laissée encore à ce jour dans l’incompréhension la plus totale quant au but véritable de cet extrait. Certains avanceront que Dumbo n’est dans l’ensemble pas un dessin animé très sain, mais je préfère retourner me cacher sous mon lit.

Et vous, quels films vous ont traumatisé-e-s dans votre jeunesse ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Jjul
    Jjul, Le 28 octobre 2016 à 21h28

    ha bah moi y'a du level : les films qui m'ont terrorisé (du genre à faire des cauchemars pendant des semaines) quand j'étais gosse :
    - E.T.
    - Jumanji
    - The Mask

    ouais. c'est que j'étais pas facilement impressionnable moi madame ! :yawn:
    (vous pouvez rigoler XD )

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