Ces femmes qui ont marqué l’histoire des Jeux Olympiques

Flo revient pour vous sur ces femmes qui, par un acte symbolique ou par leurs talents sportifs, ont contribué à façonner l'histoire des Jeux Olympiques et à changer l'image du prétendu "sexe faible" dans le monde.

Ces femmes qui ont marqué l’histoire des Jeux Olympiques

Les Jeux Olympiques de l’ère moderne (c’est-à-dire toutes les olympiades qui se sont déroulées après 1896) n’ont pas toujours été tendres avec les femmes : privées de compétition, sports qui leur sont interdits ou encore protocoles longtemps confiés à des hommes. Pourtant, certaines d’entre elles ont ouvert la voie en matière d’exploits sportifs ou de symboles olympiques.

1900 – Charlotte Cooper et Margaret Abbott

Les Jeux Olympiques d’été de Paris 1900 sont les deuxièmes de l’ère moderne. Les femmes ont pour la première fois le droit d’y participer, mais seuls deux sports leur sont ouverts, le tennis et le golf ; elles seront en tout 22 (contre 975 hommes). Charlotte Cooper et Margaret Abbott seront les deux premières femmes de l’ère moderne à gagner une médaille d’or ; Cooper en simple dames et en double mixte et Abbott en golf.

1936 – Marjorie Gestring

Marjorie Gestring (1922-1992) a remporté à l’âge de 13 ans et 268 jours une médaille d’or en plongeon (sautoir de 3m), ce qui fait d’elle encore actuellement, l’athlète la plus jeune à être championne olympique. Elle remporte le titre pour les États-Unis en 1936 lors des Jeux Olympiques d’été de Berlin. Il s’agira cependant de son seul titre Olympique, les éditions de 1940 (Tokyo) et de 1944 (Londres) ayant été annulées à cause de la Seconde Guerre Mondiale et Marjorie n’ayant pas réussi à aller au-delà des qualifications lors des Jeux Olympiques de Londres en 1948.

1956 – Giuliana Chenal-Minuzzo et Norma Enriqueta Basilio

À chaque cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, un athlète et un arbitre originaires de la ville hôte doivent prononcer un serment Olympique. En 1956, les Jeux Olympiques d’hiver se tiennent à Cortina d’Ampezzo en Italie et Giuliana Chenal-Minuzzo, skieuse, récitera le serment des athlètes, entrant ainsi dans l’histoire en devant la première femme à l’avoir fait.

Douze ans plus tard, en 1968 lors des Jeux Olympiques d’été de Mexico, Norma Enriqueta Basilio, sprinteuse spécialiste des haies, sera la première femme à enflammer la vasque Olympique.

1976 – Nadia Comaneci

Cette histoire se déroule aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976. Nadia Comaneci, une toute jeune Roumaine de 14 ans, est engagée dans l’épreuve de barres asymétriques. Son enchaînement irréprochable lui permet de décrocher un 10.0, devenant ainsi la première femme à obtenir une note parfaite aux Jeux Olympiques.

Chargement du lecteur...

Le tableau des scores n’est pas fait pour afficher 3 chiffres (10.0), les juges demandent donc à faire apparaitre un 1.0 en guise de 10. La gymnaste ne s’arrêtera pas là et obtiendra encore sept fois un 10.0 dans d’autres épreuves (concours général, poutre, par équipe…).

1984 – Nawal El Moutawakel

Nawal El Moutawakel, spécialiste marocaine du 400m haies, a été la première femme arabe, africaine et musulmane à remporter une médaille d’or aux Jeux Olympiques, c’était en 1984 aux JO de Los Angeles. Quelques années plus tard, elle devient entraîneur avant de se tourner vers une carrière politique.

En effet, Nawal El Moutawakel a été ministre de la jeunesse et des sports au Maroc entre 2007 et 2009. Puis elle a été nommée présidente de la commission de coordination des Jeux Olympiques de 2016. Il y a quelques jours, elle a été élue vice-présidente du Comité International Olympique.

1992 – 1996 – Marie-José Pérec

La sprinteuse Marie-José Pérec reste encore à ce jour la seule athlète française à être triple championne olympique. Elle obtient ses titres en 1992 aux Jeux Olympiques de Barcelone sur 400m et en 1996 aux Jeux Olympiques d’Atlanta sur 400m et 200m.

Elle reste pour la majorité des athlètes français LA référence du sport tricolore bien que le scandale qui a émaillé son parcours exemplaire reste encore dans les mémoires (elle s’est enfuie des Jeux Olympiques de Sydney en 2000 avant même d’y avoir participé, estimant être victime d’intimidation ; une altercation éclatera même entre son compagnon et des journaliste à l’aéroport de Singapour). Quatre ans plus tard, enchaînant les blessures et les échecs, elle prend sa retraite.

Kerstin Palm, Merlene Ottey, Josefa Idem Guerrini, Jeannie Longo et Seiko Hashimoto

Cinq femmes se partagent un record, celui du plus grand nombre de participations à des Jeux Olympiques d’été :

  • Kerstin Palm, escrimeuse suédoise (entre 1964 et 1988)
  • Merlene Ottey, sprinteuse jamaïcaine naturalisée slovène (entre 1980 et 2004)
  • Josefa Idem Guerrini, céiste allemande naturalisée italienne (entre 1984 et 2008)
  • Jeannie Longo, cycliste française (entre 1984 et 2008)
  • Seiko Hashimoto, patineuse de vitesse et cycliste japonaise (entre 1988 et 1996)

Si Palm, Guerrini et Hashimoto ont mis un terme à leur carrière sportive, Ottey (52 ans) et Longo (53 ans) continuent de concourir, bien qu’aucune des deux n’ait réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres 2012.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 7 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Flo
    Flo, Le 4 août 2012 à 17h47

    malia;3440367
    Elle est également la seule athlète, hommes et femmes confondus, à avoir gagné deux titres olympiques consécutifs dans la même catégorie (en l’occurrence donc, en 400m).


    Dis-moi si je me trompe, mais Tony Estanguet ne vient pas de gagner sa troisième médaille olympique en canoë?!
    Je prépare mon papier depuis une semaine maintenant, et effectivement, Tony Estanguet a battu le record entre temps ! Je supprime donc ce passage, merci !

Lire l'intégralité des 7 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)