Des drapeaux occidentaux mutilés… pour dénoncer l’excision

Une campagne associative utilise des drapeaux de pays occidentaux mal recousus et tachés de sang pour lutter contre les mutilations génitales féminines.

Des drapeaux occidentaux mutilés… pour dénoncer l’excision

— Article initialement publié le 20 mai 2015

L’association britannique 28 too many a lancé une campagne choc pour lutter contre l’excision encore subie par près de 130 millions de femmes et de filles dans le monde d’après l’OMS. L’association a fait appel à l’agence de communication Ogilvy et Mather, pour créer des affiches montrant des drapeaux de plusieurs pays occidentaux raccommodés avec des points de sutures faits avec du fil de fer rouillé.

drapeau americain

L’excision est une mutilation génitale féminine (MGF) subie par de jeunes nourrissons, des filles de 7 à 10 ans, des adolescentes des femmes adultes selon l’endroit où elle est pratiquée. Elle représente une ablation du capuchon clitoridien ou du clitoris entier de la femme. L’excision est considérée comme une tradition dans de nombreux pays où elle représente un rite de passage et et le moyen d’être acceptée et reconnue en tant que femme dans certaines sociétés.

À lire aussi : « Excision : parlons-en ! » – journée de lutte contre les mutilations sexuelles

Cette campagne représente une métaphore de l’excision, souvent réalisée dans des conditions d’hygiène déplorables et dangereuses. L’utilisation de drapeaux de pays occidentaux tachés de sang veut rappeler que ces pratiques sont aussi d’actualité en Europe et en Amérique.

drapeaux occidentaux

L’association 28 too many lutte contre les mutilations génitales faites aux femmes et tente de rappeler l’urgence d’agir contre ces pratique, en invitant les internautes à se mobiliser :

« Chaque année, trois millions de femmes et filles sont exposées au risque d’excision en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Australie, en Asie, au Moyen-Orient et dans de nombreux pays européens »

Les violences faites aux femmes sont encore trop répandues partout dans le monde, c’est pour cette raison que l’association invite tous les citoyens à prévenir les autorités ou saisir la justice s’ils soupçonnent un risque, ou s’ils sont témoins de ces mutilations.

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