Laura Calu est grande, et a transformé ce complexe en force !

Laura Calu a dépassé ses complexes pour les mettre au service de son rêve : t'emporter avec elle dans son univers. Dans ce Corps à cœur, Cœur à corps, elle encourage à croire en soi !

Laura Calu est grande, et a transformé ce complexe en force !

Salut vous ! Je suis super contente de vous présenter le témoignage de cette semaine, car pour la première fois, j’ai demandé à quelqu’un de participer.

Cette personne n’est autre que Laura Calu, comédienne et humoriste !

Elle était venue il n’y a pas longtemps à la rédac pour nous parler du mouvement qu’elle a lancé  : ObjectifBikiniFermeTaGueule.

Elle a accepté de participer à Corps à coeur, Coeur à corps pour parler d’un de ses complexes… qui n’en est plus un : sa taille.

Corps à cœur, Cœur à corps

Si tu n’as pas suivi, il s’agit d’une série de témoignages illustrés, mettant en avant des personnes qui ont décidé d’avoir un regard plus positif vis-à-vis de leurs complexes physiques.

Il ne s’agit pas de se sentir bien À TOUT PRIX (ça suffit les injonctions, oh !) ou de dire qu’il y a des complexes plus importants que d’autres, mais d’observer les chemins que prennent différentes personnes pour se sentir plus en paix avec elles-mêmes.

Tous les corps sont différents, ça te dit de les célébrer avec moi chaque semaine ?

Les illustrations sont faites par mes petites mains et à partir de photos envoyées en même temps que le texte. J’en reçois plusieurs et je choisis celle qui m’inspire le plus.

Donc, sans plus attendre, le témoignage de cette semaine.

Laura Calu complexait sur sa grande taille

Trop grande, trop lourde,
trop bruyante.

« Quand tu marches, tu tapes
des talons, on dirait un éléphant ! »

« Ça te dérange pas d’être aussi grande
et aussi large qu’un garçon ? »

« Pourquoi tu mets des talons ?
T’es déjà grande ! »

« Regardez les mains de ma fille !
Vous avez vu ? Elles sont aussi grandes
que les miennes ! Ma fille est gigantesque ! »

« Prends les gros sac de courses Laura,
tu peux les porter, t’as de la force ! »

« Ça doit être dur d’être féminine
avec cette taille non ? »

« On va la mettre derrière sur la photo de
classe, avec les garçons. Elle est beaucoup
trop grande. »

« Hey la grande conne ! »

« Hey la grande perche ! »

« Hey l’asperge ! »

« Hey la girafe ! »

Voilà en quelques punchlines un résumé
de mon enfance, adolescence et vie
de grande femme.

J’ai souffert de ne pas paraître fragile.
Je ne voulais plus qu’on me voie,
je voulais qu’on cesse de me regarder.
Je rêvais d’un petit trou de souris pour
me cacher. J’ai tellement voulu disparaître
du regard des autres que j’ai développé
une toute petite personne à l’intérieur
de mon grand corps.

Je suis si fragile, si petite dedans.

Heureusement il y avait l’humour,
il y a encore l’humour. Ce don qui me permet
de vaincre ma timidité et mon malaise
face aux autres.

Si toi aussi tu aimes l’humour, Charlie est là pour toi

J’ai toujours l’impression d’être un grand
machin trop visible qui dérange. J’ai passé
la moitié de ma vie à me regarder de haut.
À me voir déformée.

Je déteste mon ventre de grande,
mes jambes de grande, mes bras de grande,
mes pieds de grande, mes mains de grandes.
Pourtant faut avancer. Pourquoi ?
Parce que mon corps il va rester avec moi
jusqu’à la fin de ma vie de grande et mis à part
se tasser un peu, il sera toujours grand et visible.

Alors où puis-je trouver le positif de cette taille
qui m’a tant complexée ?

Je peux repeindre mon plafond assise, je peux
attraper des choses facilement, je peux être
charismatique en un claquement de doigts
et je peux voir par-dessus la foule.

Quand je dépasse toutes les têtes et que je fixe
l’horizon j’ai l’impression de voler.
Ça c’est génial. Ma taille peut me donner
une impression de liberté. Je ne veux plus que
ce soit une impression. Je veux me sentir libre
et je veux m’aimer.

Je ne pourrai pas changer le fait d’être visible.
Alors je vais accepter les regards sur moi et
je vais les rendre bienveillants.

Je vais me mettre en scène, je vais faire
des vidéos. Je vais faire de ma gueule,
de mon corps, de mes complexes mon gagne-pain.

Je vais affronter les gens, je vais dépasser
mes peurs. Je vais les faire rire, les faire pleurer
avec ce corps qui m’aura tant fait pleurer
moi-même. Je vais les faire rêver.

Je vais tellement me battre et avancer
avec ce physique, cette âme et cette taille
que je ne voudrais plus m’en séparer.
Impossible, tout ça c’est ma vie maintenant.
Je suis comme je suis, je suis heureuse de
ce que je suis, je suis fière de moi,
fière de mon parcours, fière de vos regards.

Je suis une femme en grand.

Témoigner sur ses complexes, ça fait quoi ?

J’ai demandé à Laura de me faire un retour sur cette expérience. Voici ses réponses.

J’ai participé à cette expérience
car ça ne me faisait pas peur
et surtout ce n’est pas nouveau pour moi.
Depuis quelques années parler de mes complexes
pour aider les femmes à se sentir mieux
c’est devenu mon combat.

Je l’ai très bien ressenti.
J’ai l’habitude d’évoquer mes complexes.
Ça fait toujours du bien de tout sortir,
d’ailleurs je vais vachement mieux.

Est-ce que tu as senti une évolution de ton regard ? J’aimerais également savoir ton ressenti vis-à-vis de l’illustration : est-ce que tu t’y reconnais ? Est-ce que ça te fait voir ton corps autrement ?

À chaque fois que j’expose ce qui ne me plaît pas
chez moi, mon regard sur moi évolue. Ça fait
du bien de dire « regardez je suis comme ça ».
Surtout quand on s’est caché beaucoup trop longtemps.

Je me reconnais tout à fait dans l’illustration
et je la trouve d’ailleurs magnifique. Un comble.

À chaque fois que j’évoque mes complexes,
je vois mon corps différemment. Il faut parler
de ce qui nous fait ou nous a fait souffrir.

Comment participer à Corps à cœur Cœur à corps ?

Toi, oui, toi qui as lu avec attention. Toi qui as envie de dire à ton corps que tu veux enterrer la hache de guerre. Que même s’il y a des jours avec et des jours sans, ça serait déjà un premier pas de partager ton expérience.

Bienvenue dans Corps à cœur Cœur à corps !

Concrètement, si tu veux participer, qu’est ce que je te demande ?

Le témoignage sera en 2 parties : un texte et une illustration.

  • Le texte, c’est toi qui l’écris : tu m’expliques ton rapport à ce(s) complexe(s), pourquoi tu as envie de changer de regard dessus, comment tu t’y prends…
  • Pour l’illustration, j’ai besoin de 5 photos de cette partie de ton corps et/ou de ton corps en entier.

Tu peux les prendre seul·e ou avec un·e proche; l’essentiel est que ça soit ton regard avant de devenir le mien. Ça peut être un exercice difficile, j’en ai conscience, donc je laisse le plus de liberté possible ! Mise en scène, spontanéité… c’est toi qui vois.

Je choisis la photo qui m’inspire le plus et j’en fais une illustration.

Envoie-moi ça à lea.castor[at]madmoizelle.com avec « Corps à cœur Cœur à corps » en objet du mail !

Pour suivre Léa Castor, rendez vous sur Instagram et Facebook !

COMMENT AVOIR UN TEINT PARFAIT ?

Léa Castor

Graphiste et illustratrice Castor voyageuse, j'ai décidé de poser mon sac-à-dos et ma palette d'aquarelle dans la madmoiZelle family pour un moment.

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Commentaires
  • Zik
    Zik, Le 18 juin 2018 à 19h03

    Comment une si belle femme peut-elle être ou avoir été complexée ? Elle n’a jamais eu que de la jalousie autour d’elle ?

    Superbe illustration! Merci.

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