3 questions que je ne me pose pas assez souvent #62jours

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Comment ne pas devenir un•e inconnu•e pour soi-même ? De la même manière qu'avec les autres : on se pose des (bonnes) questions...

3 questions que je ne me pose pas assez souvent #62jours
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : Pour aller mieux, travaux pratiques

Ce mois-ci, c’est un peu comme si je m’étais rencontrée. L’adulte que je suis devenue, celle qui n’est plus l’adolescente très compliquée (qui ne l’est pas, à cet âge ?!).

Comme quelqu’un que je viendrais tout juste de rencontrer, je me demande ce que je me dirais, si j’allais boire un café avec moi-même.

C’est quand, d’ailleurs, la dernière fois que j’ai pris le temps de boire un café avec moi-même?

Cette réflexion m’a amenée à cerner 3 questions que je devrais me poser plus souvent. Ou me poser tout court, d’ailleurs.

Comment ça va?

Tout simplement, pour commencer : comment ça va, ce matin ? La pêche ? La patate ? La banane ? Ou plutôt à plat (comme un oeuf) (lol) ?

Pourquoi j’attendrais qu’un•e autre me pose la question, qu’est-ce qui me retient de me la poser à moi-même, et de prendre le temps d’examiner comment je me sens, aujourd’hui ?

Non pas pour me foutre la pression, mais pour prendre de mes nouvelles. Si je veux m’écouter davantage, ça commence par des petites attentions comme celle-ci.

Si ça va bof, pourquoi ? C’est le moment de me mettre à l’écoute de mes émotions. C’est de cette façon que j’éviterai, à l’avenir, d’aborder mes journées en nageant à contre-courant.

Je sais pas, je regarde bien la météo le matin pour savoir comment m’habiller, ça paraît logique de me demander comment ça va pour savoir comment me comporter, envers moi-même et avec les autres ?

Les jours où je me sens chafouine, je mettrai une petite laine ou un blouson en cuir (végane) pour me protéger des petites aspérités du quotidien, les critiques un peu trop acides qui risquent de me toucher un peu trop.

Les jours où ça va mieux, je ferai péter le débardeur à paillettes, et j’irradierai le monde de mon énergie solaire.

Qu’est-ce que tu deviens ?

J’en suis où, en ce moment ? Dans mes projets, dans mes kifs, dans mes soucis en attente de résolution ou d’évolution, quand je ne maîtrise pas la situation ?

Bonne question… Ce serait une façon de lever la tête du guidon, de reprendre un peu de perspective, sans me perdre dedans.

« Comment ça va » c’est pour garder les pieds sur terre et rester centrée sur moi, « qu’est-ce que tu deviens » c’est lever la tête et fixer mon regard vers l’horizon, pour pas me perdre en route et rester focalisée sur ma destination.

Qu’est-ce que je deviens ? Tant que cette question me fait plaisir à entendre, que j’ai plaisir à y répondre, c’est que je suis sur le bon chemin.

Et sinon, ça va ?

C’est pas le même « ça va » que celui de la première question. Toi-même tu sais, Clémence, c’est pas possible de les confondre, le « salut ça va » en ouverture des conversations, et le « mais sinon, ça va ? » qui se demande avec les yeux, et un timbre de voix un chouia plus grave.

C’est la question que j’évite le plus, parce que j’arrive pas à mentir, mais je n’aime pas y répondre. Et pourtant, c’est celle qu’il faut que je me pose à moi-même, un peu plus souvent…

C’est prendre du recul sur moi-même, beaucoup de recul, remettre mes choix en perspective, et vérifier avec moi-même que je suis heureuse comme ça.

J’ai souvent eu peur de regarder ça de plus près, et si j’ai tellement peur de cette question, c’est parce que quand la réponse est « non », c’est souvent que la dépression est revenue.

Sauf que ça n’a jamais été la question, le problème. C’est plutôt le fait que je refusais de me la poser, et qu’il était donc bien souvent trop tard, quand la réponse m’apparaissait incontournable.

Je me regarde, et je ne me reconnais plus… En même temps, c’est normal. Il se passe la même chose, parfois, avec les amis qu’on ne prend plus le temps de voir. Un jour, tu te retrouves en tête à tête à une terrasse de café avec un•e inconnu•e, dont tu croyais être proche, dans tes souvenirs.

Je ne veux plus être une inconnue pour moi-même… Alors je vais prendre le temps de me demander, un peu plus souvent comment ça va, ce que je deviens… Et si ça va vraiment, au fond ?

Clemence Bodoc

Anciennement Marie.Charlotte, Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

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Commentaires
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  • Agathe_5doigts
    Agathe_5doigts, Le 7 septembre 2017 à 14h45

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