Nicolas Sarkozy cuisiné aux petits oignons dans l’Émission Politique sur France 2

Charline Vanhoenacker, journaliste belge habituée de France Inter, a livré une chronique insolente face à Nicolas Sarkozy dans l'Émission Politique diffusée sur France 2. Une exposition de casseroles réalisée tout en finesse !

Nicolas Sarkozy cuisiné aux petits oignons dans l’Émission Politique sur France 2

Nicolas Sarkozy est de retour sur la scène médiatique, et à lire les reprises de certaines de ses déclarations, on ne sait s’il cherche à se (re)lancer en politique ou dans le stand-up. Cette semaine, c’est une phrase très climatosceptique qui a fait le tour du web.

Il y a comme un arrière-goût de Donald Trump dans ces gesticulations provocantes. Ou peut-être est-ce une tentative de diversion médiatique, pour attirer l’attention sur de nouvelles polémiques, plutôt que sur d’anciennes affaires qui continuent de poursuivre l’ex-président de la République ?

Mais la journaliste belge Charline Vanhoenacker, qui sévit habituellement sur France Inter, n’a pas épargné l’ancien chef d’État dans la chronique qu’elle a présentée face à lui, en direct, à la fin de l’Émission Politique du 15 septembre.

Ça dure 3 minutes, et c’est un concentré d’impertinence très pertinente sur le pedigree du candidat à la primaire des Républicains : retour sur ses affaires et ses relations troubles avec les médias, le tout piqué de punchlines savoureuses.

Notons la tentative de disqualification dès l’entrée de la chroniqueuse : Nicolas Sarkozy l’interrompt pour la complimenter sur sa tenue. Bien sûr. Rappelons qu’un compliment n’est pas flatteur en toutes circonstances, et que ramener une journaliste à son look est typiquement le genre de commentaire qu’il serait bon d’éviter !

Charline Vanhoenacker ne laisse absolument pas déstabiliser par les interruptions, et déroule son texte en toute décontraction.

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Décidément, entre les nouvelles chroniques d’Alison Wheeler sur France Inter, les minutes de Mathieu Madénian et Thomas VDB, les actu de Marion Seclin j’aime beaucoup ce qu’il se passe sur le service public en cette rentrée.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • MorganeGirly
    MorganeGirly, Le 17 septembre 2016 à 15h39

    clmaga06
    Ah et puis le comparer à Trump c'est une première, c'est pas aussi un peu trop excessif non ? Sachant que celui-ci est un un mégalomane raciste, stupide et sans expérience politique je vois pas pourquoi vous mettez cet homme en relation direct avec Sarkozy ?
    Tu as vu l'émission? Elle était en fonds chez moi et je ne parvenais pas à zapper, parce que j'étais captivée par une sorte de fascination masochiste pour le comportement complètement arrogant, manipulateur et décomplexé de Sarkozy.

    Je ne suis pas "anti-Sarko" de naissance hein. Quand il est devenu Président, je me suis dit "ok c'est pas mon choix mais laissons lui sa chance". 5 ans plus tard, c'était impossible de fermer et les yeux sur son bilan en matière de racisme et de xénophobie. Je suivais plein d'assos d'aides aux étrangers à l'époque, il a ouvert des dizaines de boites de Pandore sur le droit des étrangers, transformé le mariage blanc en grande cause nationale, donné une crédibilité au concept de mariage gris, renforcé la haine contre les Roms et les musulmans, permis au programme FN d'avoir une dignité... tout ça par calcul politique. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est en partie sa faute. Pourtant, quand j'ai voté contre lui en 2012, je disais encore "je suis sûre que lui-même n'est pas raciste en vrai, il est opportuniste mais je suis convaincue que c'est pas un mec mauvais".
    Mais en regardant l'émission l'autre soir, je me suis rendue compte qu'il est devenu une sorte de monstre politique au sens premier du terme : il s'est progressivement transformé en cette aberration politique qu'il semblait simplement jouer il y a 10 ans. Et c'était aussi un miroir effrayament réaliste de la transformation du pays.

    Je ne suis pas du genre à exagérer sur les hommes politiques mais très sincèrement, hier il ressemblait à Trump. Et bien sûr on peut trouver des différences et le juger plus respectable mais on est FRANCAIS et Trump est AMERICAIN. Donc forcément que Sarkozy nous parait moins excessif en apparence, il joue avec nos codes culturels alors que Trump utilise des codes culturels qui sont quand même assez différents des nôtres, mais Sarkozy utilise des techniques similaires adaptées à un contexte français.

    J'aimerais bien faire la liste de toutes les aberrations d'hier mais mon cerveau a essayé de rester clean et a évacué pas mal de toutes ces séquences :P

    Mais en vrac, Sarkozy a raconté n'importe quoi plusieurs (que ce soit un mensonge volontaire ou juste qu'il balance des trucs au pif, j'en sais rien mais Trump agit pareil) (exemples des "erreurs" ici).
    Il a beaucoup joué sur l'émotion, le côté complice à essayer de faire rire son auditoire de séduire Pujadas (parce que Salamé était moins convaincue), à raconter sa vie de manière complètement HS avec des trémolos patriotiques dans la voix comme Trump pour détourner l'attention.
    Il a balancé des solutions aussi simplistes sur l'immigration et les étrangers ("on n'à qu'à envoyer tous les migrants en Angleterre!" vs la proposition de Trump "Le Mexique construira un mur contre les migrants"), a revendiqué tous les trucs qu'on lui reprochait il y a 10 ans "vous vous souvez de la phrase 'on va passer le karcher pour enlever les racailles? c'était moi, oui monsieur, vous avez pas oublié quand même???".
    Et pour le racisme, il y avait quand même des trucs énormes. Exemple de son dialogue avec l'imam, quand même assez hallucinant où on avait limite l'impression qu'il devait caser un maximum de concepts islamophobes sans avoir l'air d'y toucher : dans une des premières phrases il l'accuse de "terrorisme intellectuel", il conclut son speech par un truc sur les juifs, tout en ayant mentionné Tariq Ramadan et le fait qu'en France on sert la main des femmes au milieu, et non ça n'avait pas grand chose à voir avec la choucroute, et il a même eu le toupet de se déclarer victime des "amalgames" de cet imam.
    Il a ressorti les gros mythes de l'extrême droite (les réfugiés syriens viennent ici pour profiter de notre Sécurité Sociale apparemment, on accueille plus de migrants que n'importe quel autre pays), il a été plus sympa avec le militant FN qu'avec les autres gens du public (il insultait à moitié les autres membres du public mais il a dit au militant FN qu'il était content de discuter avec lui et d'accord sur plusieurs points) etc.
    Je ne sais pas si Sarkozy se comporte de façon ouvertement sexiste par rapport à d'autres car je pense que c'est un séducteur de gens et qu'il sait que le sexisme suscitera l'hostilité immédiate de certaines femmes. Donc s'il veut séduire ces femmes, notamment certaines journalistes, il doit éviter les vieilles remarques sexistes. Je n'ai par exemple pas l'impression qu'il se soit montré sexiste avec Léa Salamé mais j'ai peut-être manqué des passages.

    Pour le reste, la comparaison me paraît tout à fait pertinente car ils utilisent des techniques similaires et ont créé un monstre politique par opportunisme.
    Mais Sarkozy a beaucoup de concurrence dans ce domaine en France donc ses excès et ses aberrations sont pas mal noyés au milieu de ceux des autres... contrairement à Trump qui dominait tous les candidats républicains en la matière.

    Pour la partie humoriste, je n'ai justement pas aimé car Sarkozy a essayé 10 fois de détourner l'attention par des blagues et de mettre son auditoire dans sa poche comme ça. Léa Salamé a très bien résisté mais les autres, moins. Et là, j'avais l'impression que cette séquence comique rentrait pile dans le jeu que Sarkozy essayait de jouer depuis le début et que ça lui servait ce qu'il cherchait sur un plateau en or!
    Par contre oui, je suis d'accord que c'est pas facile de lui faire face comme ça, d'autant plus quand on voit comme il a quasi insulté certains membres du public qui lui faisaient face...

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