Period Piece : les règles ont désormais leur hymne

Un hymne sur les règles a été mis en ligne sur YouTube. Efficace, sans équivoque, ça s'appelle Period Piece et c'est chanté par Lena D.

Quelques artistes ont bien tenté de faire une chanson sur les règles, véritable plaie de la condition féminine, sans grand succès. Je prédis une réussite beaucoup plus importante pour Lena D et son futur tube : Period Piece.

La différence avec tout ce que j’ai déjà pu entendre en musique sur le sujet, c’est que c’est cette fois-ci plutôt positif (limite, j’avais hâte de les avoir). Après, je ne dis pas, bien évidemment, que j’ai écouté tout ce qui a été fait sur les règles. Je sais bien que j’ai la passion menstruations chevillée au corps, mais j’ai mes limites.

Dans Period Piece (que tu peux acheter sur iTunes), en revanche, les règles deviennent presque festives (« presque », oui : faudrait voir à pas déconner). La notion de honte n’existe pas, le ton n’est pas plaintif ou larmoyant…

C’est une chanson qui nous dit « Eh… T’es obligée de faire avec, alors fais avec et arrête de geindre », mais en moins agressif. C’est une chanson qui nous dit que ça pourrait être pire, qu’on pourrait les avoir tous les jours ou qu’on pourrait perdre des clous rouillés, pas du sang. Ce serait autrement plus gênant.

Le morceau est également accompagné d’une réflexion sur le nom à donner aux règles : faut-il utiliser un surnom ou assumer le véritable terme ?

Extrait en français :

« Je sais pas pourquoi je suis en colère,
Et je ne sais pas quoi faire,
Mais je ne m’avouerai pas vaincue,
D’une façon ou d’une autre je m’en sortirai.

J’ai mes règles (x3)

Cinq jours de saignement,
Qu’est-ce qui pourrait être pire ?
Je prie pour avoir pris un tampon avec moi, dans mon sac ou mon porte-monnaie… »

via

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Patriarcaca
    Patriarcaca, Le 28 octobre 2013 à 15h35

    rainbowarrior;4432683
    tourterelle;4432634
    Hm... Je comprends que les filles qui ont des règles douloureuses aiment en faire des chansons, c'est courageux.

    MAIS je ne peux pas m'empêcher de souhaiter que nous (les filles) arrêtions de faire des généralités avec les règles. Tout simplement parce que c'est un motif de discrimination, et que les femmes en subissent déjà suffisamment sans avoir besoin de s'en rajouter.

    Je dis ça parce que j'ai déjà rencontré un mec qui prétendait que les femmes ne devraient pas travailler parce qu'elles sont indisposées 5 jours par mois, et que c'est une énorme perte pour l'entreprise. Sans rire. Je n'ose pas imaginer la tête de cet ignoble connard s'il avait regardé cette vidéo : ça l'aurait sans doute confirmé dans ses idées débiles et stigmatisantes.

    Y a aussi des tas de femmes pour qui les règles passent sans douleurs et sans effets secondaires sur le moral... Faisons attention à ne pas renforcer nous-même les clichés sur notre "sensibilité" et nos hormones.
    Je suis d'accord pour le côté hormone/douleur qui dépend vraiment des filles.
    Mais pour le reste, se cacher pour ne pas être discriminées par les hommes je trouve ça vraiment horrible. C'est un phénomène qui a touché ou touche chaque mois la moitié de l'humanité et il faudrait prétendre que ça n'existe pas?

    Si on a pas parlé des régles pendant si longtemps c'est parce que c'était considéré comme honteux où "un problème de bonne femme".
    Pour moi c'est un peu le même principe que la burka caché le corps ou tout ce qui concerne les femmes parce que ça pourrait gêner ces messieurs.

    Si il y a des hommes qui ont problème avec le corps des femmes c'est grave,mais si en plus ils réussissent à faire en sorte que les femmes agissent comme si elles avaient un corps d'homme, parce que le corps masculin est considéré comme "la norme". Alors la c'est catastrophique.

    ça me rappelle ce magnifique texte de Gloria Steinem sûr "comment cela se passerait si c'est la moitié masculine de l'humanité qui avait ses régles"



    So what would happen if suddenly, magically, men could menstruate and women could not?

    Clearly, menstruation would become an enviable, worthy, masculine event:

    Men would brag about how long and how much.

    Young boys would talk about it as the envied beginning of manhood. Gifts, religious ceremonies, family dinners, and stag parties would mark the day.

    To prevent monthly work loss among the powerful, Congress would fund a National Institute of Dysmenorrhea. Doctors would research little about heart attacks, from which men would be hormonally protected, but everything about cramps.

    Sanitary supplies would be federally funded and free. Of course, some men would still pay for the prestige of such commercial brands as Paul Newman Tampons, Muhammad Ali's Rope-a-Dope Pads, John Wayne Maxi Pads, and Joe Namath Jock Shields- "For Those Light Bachelor Days."

    Statistical surveys would show that men did better in sports and won more Olympic medals during their periods.

    Generals, right-wing politicians, and religious fundamentalists would cite menstruation ("men-struation") as proof that only men could serve God and country in combat ("You have to give blood to take blood"), occupy high political office ("Can women be properly fierce without a monthly cycle governed by the planet Mars?"), be priests, ministers, God Himself ("He gave this blood for our sins"), or rabbis ("Without a monthly purge of impurities, women are unclean").

    Male liberals and radicals, however, would insist that women are equal, just different; and that any woman could join their ranks if only she were willing to recognize the primacy of menstrual rights ("Everything else is a single issue") or self-inflict a major wound every month ("You must give blood for the revolution").

    Street guys would invent slang ("He's a three-pad man") and "give fives" on the corner with some exchenge like, "Man you lookin' good!"

    "Yeah, man, I'm on the rag!"

    TV shows would treat the subject openly. (Happy Days: Richie and Potsie try to convince Fonzie that he is still "The Fonz," though he has missed two periods in a row. Hill Street Blues: The whole precinct hits the same cycle.) So would newspapers. (Summer Shark Scare Threatens Menstruating Men. Judge Cites Monthlies In Pardoning Rapist.) And so would movies. (Newman and Redford in Blood Brothers!)

    Men would convince women that sex was more pleasurable at "that time of the month." Lesbians would be said to fear blood and therefore life itself, though all they needed was a good menstruating man.

    Medical schools would limit women's entry ("they might faint at the sight of blood").

    Of course, intellectuals would offer the most moral and logical arguements. Without the biological gift for measuring the cycles of the moon and planets, how could a woman master any discipline that demanded a sense of time, space, mathematics-- or the ability to measure anything at all? In philosophy and religion, how could women compensate for being disconnected from the rhythm of the universe? Or for their lack of symbolic death and resurrection every month?

    Menopause would be celebrated as a positive event, the symbol that men had accumulated enough years of cyclical wisdom to need no more.

    Liberal males in every field would try to be kind. The fact that "these people" have no gift for measuring life, the liberals would explain, should be punishment enough.

    And how would women be trained to react? One can imagine right-wing women agreeing to all these arguements with a staunch and smiling masochism. ("The ERA would force housewives to wound themselves every month": Phyllis Schlafly)

    In short, we would discover, as we should already, that logic is in the eye of the logician. (For instance, here's an idea for theorists and logicians: if women are supposed to be less rational and more emotional at the beginning of our menstrual cycle when the female hormone is at its lowest level, then why isn't it logical to say that, in those few days, women behave the most like the way men behave all month long? I leave further improvisation up to you.)

    The truth is that, if men could menstruate, the power justifications would go on and on.

    If we let them.
    Toi je t'aime.
    T'aurais pas un lien histoire qu'on puisse partager cette splendeur au reste du monde sans faire un statut facebook long comme [insérez ici la comparaison de votre choix, j'ai pas trouvé] ?

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