Évadez-vous avec ce récit d’un trek à cheval au Kazakhstan

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Véronique a décidé de profiter de ses congés pour réaliser un trek à l'autre bout du monde. Cette madmoiZelle a finalement jeté son dévolu sur le Kazakhstan et elle ne regrette rien.

Évadez-vous avec ce récit d’un trek à cheval au Kazakhstan© Véronique Trepanier

J’ai visité le Kazakhstan pendant 17 jours dans le cadre d’un trek à cheval. J’ai vécu une expérience hors du commun dans un pays qui gagne à être connu.

Pour être absolument honnête, l’idée de visiter cet État ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Avant de partir, je savais très peu de choses du Kazakhstan — à l’exception que c’est une ancienne république soviétique.

Mon intention initiale était d’aller en Mongolie pour un trek à cheval. Mon plan est tombé à l’eau en raison de changement de dates de vacances et de tarifs aériens beaucoup trop dispendieux à ce moment de l’année.

J’étais toutefois déjà en contact avec une compagnie de trekking qui me plaisait. Puisqu’elle proposait un trek au Kazakhstan qui coïncidait avec mes congés, j’ai décidé de plonger dans l’inconnu !

Le Kazakhstan, entre influence russe et culture kazakhe

Quand j’ai commencé à discuter de mes plans de voyage, mon entourage réagissait avec une blague sur Borat. Disons que la réalité kazakhe est bien loin de la fiction…

Petit moment Wikipédia pour vous donner une meilleure idée de ma destination. Le Kazakhstan est un pays de 18 millions d’habitants — 66% de la population étant kazakhe et 21% russe.

L’Islam est la religion principale. L’État continue d’entretenir une relation privilégiée avec la Russie en raison de ses intérêts économiques et de sa population. C’est d’ailleurs le pays le plus riche de l’Asie centrale.

En passant des zones urbaines à rurales, j’ai l’impression d’avoir vu deux pays complètement différents.

En ville, la population est majoritairement russe et on sent une très forte influence soviétique au niveau de l’architecture ou encore de la nourriture.

Dans les villages, la population est presque entièrement kazakhe et la culture est beaucoup plus préservée.

Mon arrivée au Kazakhstan et la découverte de l’équipe du trek

Alors que les hôtels abordables d’Almaty me semblaient horribles (à partir d’évaluations), j’ai décidé de réserver un Airbnb pour mon escale initiale d’une dizaines d’heures avant mon vol vers l’est du pays où le trek commençait.

Le choc des cultures a été assez rapide à l’arrivée, puisque l’anglais n’est pratiquement pas utilisé même chez les jeunes ou les personnes travaillant dans l’industrie touristique. J’ai réussi tant bien que mal à communiquer avec mon hôte, unilingue russe. Merci Google traduction !

Le lendemain, j’ai volé vers la ville principale la plus à l’est du pays, Ust-Kamenogorsk ou Oskemen, le nom kazakh moins utilisé.

J’ai alors rencontré les personnes qui allaient m’accompagner durant le trek. Il y avait une guide américaine, l’équipe de support locale kazakhe avec deux traducteurs, deux cuisiniers, un chauffeur et une gestionnaire, ainsi que mes sept compagnons d’aventure provenant de différents pays principalement anglo-saxons.

Un trek pour admirer les magnifiques paysages du Kazakhstan

Nous sommes ensuite parti•es rejoindre notre destination de trek, la province de Katon-Karagay, située entre la Russie, la Chine et la Mongolie.

Les paysages étaient magnifiques, avec de spectaculaires chaînes de montagne, des plaines idéales pour galoper et des forêts avec une intéressante flore. Étant Canadienne, je n’étais pas trop dépaysée, mais le caractère intouché de la province demeurait impressionnant.

Le Kazakhstan et ses montagnes

Nous avons rencontré notre premier groupe de rangers qui allaient nous guider dans notre périple. Ces hommes sont des militaires kazakhs qui sont responsables d’une section du parc national dans lequel nous nous trouvions.

Ils possèdent plusieurs chevaux dans le cadre de leur fonction qui étaient nos montures pour le trek. Nous avons côtoyé trois groupes différents de rangers et donc monté trois chevaux différents au cours du voyage.

Un trek à cheval qui change

J’ai dû m’adapter aux techniques kazakhes. Là-bas, les gens montent à cheval avec une seule main et utilisent la pression sur le cou plutôt que les rênes d’ouverture. 

De plus, les signaux sonores habituels du claquement de langue pour encourager à avancer et du « WO » pour ralentir ne font pas partie de la tradition kazakhe.

Le son « Brrrrr » est utilisé pour calmer les chevaux, tandis que « Tchh Tchh » (oui comme le bruit du train !) sert à encourager l’accélération.

Aussi, si la selle kazakhe semble très ferme, elle est beaucoup plus confortable qu’elle ne paraît.

 

La selle utilisée durant le trek.

Quotidiennement, pendant 13 jours, nous avons parcouru en moyenne 30 kilomètres à cheval, avec de 6 à 9 heures en selle en moyenne. Nous campions sous la tente au milieu des chevaux.

Lorsque nous faisions l’ascension de montagnes — où il y avait encore de la neige en août — nous pouvions passer des journées au pas.

Au contraire, les plaines étaient plus propices au trot et au galop. Nous avons eu plusieurs occasions de piquer de grandes galopades, une expérience de liberté totale !

Une plongée dans la culture locale

Nous avons aussi eu la chance de découvrir la culture locale. Il y a relativement peu de touristes qui visitent le Kazakhstan (mais davantage cette année en raison de l’exposition universelle d’Astana).

Dans une région aussi reculée que celle dans laquelle nous avons fait le trek, nous étions bien souvent les premiers touristes occidentaux que les gens rencontraient.

Nous avons souvent été accueilli•es à bras ouverts par des locaux avec beaucoup de nourriture, du thé et du lait de jument fermenté !

Nos repas étaient des adaptations de plats locaux incluant plus de légumes et un peu moins de viande qu’à l’accoutumée. En effet, l’alimentation traditionnelle kazakhe est presque entièrement constituée de viande.

Nous avons aussi bu beaucoup de vodka russe pour bien accompagner le tout !

Un jour, nous avons même été surpris de voir débarquer un grand nombre de gens près de notre campement. Ces personnes venaient célébrer un mariage. Nous avons été invité•es à nous joindre à la fête et nous avons tenté de chanter les chansons d’amour traditionnelles avec elles.

C’est beau non ?

L’un des traducteurs de l’équipe était âgé de 25 ans tout comme moi. Je me suis rapidement liée d’amitié avec lui et nous avons eu beaucoup d’échanges intéressants.

Il m’a beaucoup parlé de la pression que lui mettait sa famille afin qu’il se marie rapidement, son désir de voyager en dehors de l’Asie centrale et son rêve d’avoir sa propre compagnie de trekking — ce qui est compliqué car culturellement, il doit remettre une partie de l’argent qu’il gagne à sa famille.

J’ai terminé mon séjour avec une escale d’une journée à Almaty, l’ancienne capitale du pays lors de l’ère soviétique.

J’ai exploré la ville à pied, me contentant de me promener dans les parcs et autour des monuments étant donné que mon temps était limité. L’influence soviétique est encore observable et la ville en elle-même est très jolie, avec beaucoup de végétation.

À lire aussi : Ces habitudes culinaires prises en voyage qui me manquent

Le Kazakhstan, un pays à visiter

J’ai adoré mon séjour au Kazakhstan et je recommande chaudement ce pays à tout amateur de plein air et encore plus aux passionné•es d’équitation.

Il s’agit véritablement du paradis du trek à cheval. Je veux définitivement retourner en Asie centrale et je regarde déjà du côté du Kirghizistan et du Tadjikistan pour me remettre en selle.

À lire aussi : Cinq raisons de s’essayer à la randonnée itinérante ou au trek, le voyage autrement !

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Commentaires
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  • Vaila88
    Vaila88, Le 26 septembre 2017 à 15h53

    Desolée pour le délai de réponse!

    Je suis partie avec Zavkhan trekking, une compagnie basée en Nouvelle-Zélande. Leur tarif pour chaque voyage est affiché sur leur site web. Ils ont aussi une bien jolie page Facebook.

    Pour ce qui est de l'intimité, chacun a sa propre tente fournie, mais tout le reste se vit pas mal en communauté.

    Pour le niveau à cheval, il faut etre à l'aise aux trois allures au minimum.

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