Que montre l’aiguille de ma boussole ? Mes valeurs #62jours

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Quand on veut avancer dans l’espace, on se sert d’une boussole. Mais quand on veut avancer dans la vie, quels sont les repères qui permettent de garder le cap, ne pas se perdre ?

Que montre l’aiguille de ma boussole ? Mes valeurs #62jours
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : Les vertus du rangement, pour esprits encombrés

Ça fait des semaines que je marine ce sujet. Il n’était pas mûr, et il fallait l’accepter, tout simplement.

Au-delà de ces 62 jours, je me pose la question : comment cultiver, et faire grandir ces belles motivations, toutes ces graines que je sème à travers toutes ces réflexions, un jour à la fois ?

Cette question me ramène à une pensée qui m’obsède depuis des semaines. Il m’aura fallu un retour à la montagne, une journée de randonnée aussi épuisante que satisfaisante, pour que la réponse m’arrive enfin.

Il me manque, dans la vie, une boussole.

Bah si. Pour me mouvoir dans l’espace, j’utilise une boussole « normale ». Ça pointe le nord, le sud, l’est, l’ouest, ça fait le job, et je m’en sers pour savoir où je suis, où je vais. Il n’y a guère qu’un quart-de-finaliste de Koh Lanta mal préparé pour ne pas savoir lire ce cadran.

Sauf que ce petit objet, au demeurant très pratique, ne marche que pour se déplacer dans l’espace. Et comme je le déroulais dans la différence entre une décision et un choix, pour me déplacer dans le temps, il faut que je fasse des choix.

Et où est la boussole pour faire des choix ? Aux abonnées absentes.

Si j’avais une boussole à choix, qu’est-ce que je lui ferais indiquer ? C’est quoi, LE truc qui me fait me lever le matin, en toutes circonstances, c’est quoi le but que je poursuis, coûte que coûte, qu’est-ce qui me donne une raison de vivre, qu’est-ce qui me donne ENVIE, dans la vie ?

Il me fallait bien 47 jours pour arriver à un début de réponse. Forcément, c’est hyper personnel. Mais je me dis que partager l’écran de ma propre boussole, peut-être que ça t’aidera à esquisser la tienne.

Le nord : la transmission

J’ai mis du temps à mettre le doigt dessus, parce que je suis autant séduite par l’idée de tout plaquer pour devenir monitrice de plongée, que celle de rester rédactrice en chef de madmoiZelle. Et faut quand même avouer qu’il y a peu de points communs entre ces deux destins.

Peu, certes, mais il y en a un : l’idée qu’il y a des informations, des valeurs à transmettre. Des valeurs importantes, vitales même.

C’était aussi simple que ça. Ce qui me fait me lever ce matin et tous les autres jours, c’est la possibilité que m’offre chaque nouvelle journée de transmettre quelque chose.

Le sud : l’apprentissage

À l’opposé du nord, ou plutôt à sa suite, vient assez logiquement ma soif d’apprentissage. J’ai besoin d’être constamment en train d’apprendre des trucs. Je serais restée étudiante à vie si je n’avais pas eu besoin de payer un loyer, et accessoirement, de me substanter.

Je dis « accessoirement » parce que APPRENDRE DES TRUCS est tellement plus essentiel pour moi que toutes les velléités de l’existence.

Je veux apprendre. Pourquoi ? Parce que je veux transmettre. J’aurais pu être prof, c’est sûr, d’ailleurs c’était ma première vocation. Mais il y a mille autres façons d’apprendre et de transmettre dans cette société. Je les explore constamment.

L’est et l’ouest : la justice et l’injustice

Qu’est-ce qui me maintient toujours droit vers mon nord ? Ce sont deux directions qui m’attirent et me révulsent à égalité.

J’ai un sens aigu de la justice, et rien n’enflamme ma colère plus facilement que l’injustice. Ça tombe bien, cet équilibre me tient droite, au quotidien. Je ne me laisse jamais vraiment détourner de mes objectifs.

Est-ce que c’est juste ? La réponse à cette question agit sur moi comme un aimant sur ma porte de frigo. J’y vais, je fonce, c’est l’autoroute du droit chemin.

Il n’y a pas pire répulsif pour moi que l’injustice : il faut que je monte au créneau, que je jette mes forces dans la bataille pour combattre cet affront, dégommer cet obstacle.

La boussole de mes valeurs me guidera à travers le doute

Alors, voilà ce que pointe l’aiguille de ma boussole: un besoin de transmettre, une envie d’apprendre, dans une recherche constante de la justice, et de lutte contre l’injustice (ce qui n’est pas exactement la même chose. Je pratique les deux.)

À l’avenir, dans les moments de doute, c’est à ce cadran que je dois penser, à ces valeurs que je dois me rappeler. Même lorsque je ne vois pas clairement où je vais, j’aurai toujours le moyen de savoir si j’avance dans la bonne direction.

Grâce à l’aiguille de ma boussole. Celle qui me rappelle à mes valeurs.

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Clemence Bodoc

Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

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Commentaires
  • _s-krey_
    _s-krey_, Le 18 février 2018 à 5h41

    Réflexion sur la haine
    C'est marrant :hesite: pour moi la colère est un sentiment incontrôlable alors que la haine est plus latente .Elle permet une réflexion sur le pourquoi de son existence quand la colère n'est analysable qu'une fois libérée. Comme si la colère était de l’énergie en barre et la haine ton entrepôt de stockage.
    Mais enfin soit ça n'empêche rien à l'idée de la haine qui pourrit et qui détruit de l'intérieur.Il faut juste savoir la remettre en question et ne pas l'oublier risquant qu'elle s'insinue en nous.
    Quand je faisais du basket ou quand je m'investissais dans une nouvelle lubie:vieux:,je traduisais mes émotions en rage et ça me donnait l'adrénaline dont j'avais besoin. Je me rend compte que j'ai énormément plus de mal à me gérer maintenant que j'ai arrêtée le sport et que je ne me passionne pour rien. Je n'ai plus rien pour investir le trop-plein.

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