Le féminisme selon « Bloqués », mon épisode préféré (mise à jour)

Bloqués s'attaque au féminisme, dans un épisode pertinent et drôle, mais, le saviez-vous ? Il n'est pas une réponse aux récentes critiques. On vous explique pourquoi.

Le féminisme selon « Bloqués », mon épisode préféré (mise à jour)
Une seconde mise à jour précisant l’avis d’une partie de la rédac a été ajoutée à la fin de l’article !

Eh, vous avez vu le dernier épisode de Bloqués, sur le féminisme ? Est-ce que c’est pas environ le meilleur pitch du féminisme par deux hommes, en à peine deux minutes ? Alors que bon, si on prend l’épisode Les Meufs, diffusé le 17 septembre… c’était pas franchement gagné.

Mais il faut bien avouer que même pour ses plus véhéments détracteurs, cet épisode vise juste. Jugez par vous-mêmes !

Le féminisme, cette évidence

Une réception (presque) unanime…

Par curiosité, je suis allée voir comme l’épisode avait été reçu sur Facebook : après tout, l’une des principales critiques formulées à l’encontre de l’épisode Les Meufs portait sur le fait que le public n’était pas en mesure de saisir toute l’ironie qu’il y avait à parler de l’autre genre comme d’objets de consommation, lorsque l’on fait soi-même partie des meubles de son salon…

…et sur Facebook, du coup, l’accueil est plutôt positif.

Même s’il subsiste quelques incompréhensions.

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Oui ! Bienvenue dans le côté féministe de la Force !

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Je me permets de faire ici une réponse groupée aux commentaires récurrents :

  • Si vous pensez qu’on peut écrire et tourner un épisode de deux minutes diffusé sur une grande chaîne, à une heure de grande écoute, en moins de deux semaines : c’est sans doute possible, mais ça coûte extrêmement cher ! Bloqués est tourné dans un studio à Saint-Denis sur un plateau qui nécessite une quinzaine de personnes. Pour réaliser des économies, l’équipe en tourne vingt-cinq à la fois.
  • Si vous pensez qu’Orelsan a soudainement retourné sa veste de gros macho misogyne : c’est un personnage qu’il joue depuis le début (même dans Sale Pute). Vous pouvez donc aller revoir toutes ses oeuvres à l’aune de cette information.
  • Si vous pensez que cet épisode a été écrit en réaction aux critiques de la semaine dernière : c’est faux, lisez la suite de cet article.

À lire aussi : « Bloqués » s01e01 – Si j’étais riche

Le mot des coulisses…

Pour tout vous dire, j’ai vu cet épisode avant sa diffusion. Vous savez quoi ? Je savais même exactement comment seraient tournées les vannes. Je peux le dire ici, parce que l’auteur qui m’a contactée assume parfaitement de m’avoir demandé de relire le scénario de cet épisode. La preuve : si vous lisez les remerciements au générique, vous y trouverez un nom familier…

Ce n’est pas la première fois que je relis un texte, ni que la rédac de madmoiZelle est sollicitée pour donner un avis ou des éclairages sur un scénario d’auteur•es.

Quand on nous demande une relecture, on la fait avec plaisir ; quand un•e auteur•e hésite parce qu’il ou elle n’est pas sûr•e que son message est clair, et/ou sera bien compris, on donne notre avis sans nous faire prier. Attention, je n’écris pas ça pour que les auteur•es cherchent systématiquement à valider leur texte avec le « sceau madmoiZelle », on a pas la science infuse du féminisme !

Mais lorsqu’un soir de juin, à la sortie d’un spectacle, Navo (qui est un copain, rappelons-le) me demande de relire un scénario sur le féminisme, histoire de s’assurer que « le message passe bien », je l’ai fait avec plaisir, et ma seule contribution aura été d’éclater de rire en lui disant : « C‘est génial, faites ça ! ».

Il me confirme que l’épisode a été tourné peu de temps après cette soirée (fin juin/début juillet 2015, donc).

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Non, cet épisode n’est pas « une réponse aux critiques »

C’est aussi pour cette raison que je peux affirmer que cet épisode n’est absolument pas une réponse à la récente polémique. C’est aussi pour cette raison quand dans mon dernier article, très critique à l’encontre de l’épisode Les Meufs, j’ai admis directement connaître les auteurs. On s’en est longuement parlé, avant et après la publication de notre article réponse.

C’est surtout pour cette raison que ma critique peut être résumée à « vous savez faire bien mieux que ça ». J’en avais déjà la preuve. Maintenant, vous l’avez aussi.

Et à tou•tes les auteur•es qui auront vu cet épisode, et qui liront ces lignes : ma boîte mail est ouverte ! Et personne n’est obligé de savoir que vous avez sollicité de l’aide. Moi, j’aime l’humour, j’aime les créateurs et les créatrices, j’aime les auteur•es. J’adore rire, avec vous. C’est mieux que contre nous, en vrai.

Les gens qui pensent que l’humour non sexiste, c’est courber l’échine sous la pression « des féministes » : c’est faux. C’est le turfu. Si vous n’en êtes pas convaincu•es, vous êtes déjà derrière. 

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Les précisions de Mymy

Bonjour bonjour !

Je vais essayer de répondre point par point pour expliciter l’avis de la chefferie (c’est à dire Fab et moi qui sommes en charge de la ligne édito et avons donc validé l’article de Clémence Bodoc au moment où elle nous l’a fait relire).

Comme ça a été dit çà et là en commentaires, je suis personnellement ravie de voir…

  • Un programme court humoristique
  • Qui passe sur Canal+ à une heure de grande écoute (et touche donc pas mal de monde)
  • Aux références et au public plutôt jeune
  • Présenté par deux mecs tout ce qu’il y a de plus privilégié
  • Écrit par six mecs tout ce qu’il y a de plus privilégiés aussi

…dire des choses positives sur le féminisme. Bien sûr qu’en deux minutes de Bloqués, Orelsan et Gringe ne vont pas aborder tous les aspects du féminisme, tous ses courants, etc. Mais en soi, voir cette vision positive du féminisme à la télé, dans ce type de programme, ça me ravit et quand je me souviens de ce qu’on voyait à la télé il y a 5-10 ans en termes d’humour je me dis qu’on a fait du chemin (Un gars une fille c’était PAS TOP avec le recul) dans la bonne direction !

Oui, ce sketch montre ce qui, dans le féminisme, est bénéfique aux mecs (donc les privilégiés de l’histoire). Et personnellement ça ne me choque pas. C’est un point d’entrée comme un autre. Ça ne veut pas dire « c’est bien UNIQUEMENT car on ne va pas payer le restau à chaque fois ». Ça ne dit pas « toutes les filles féministes vont vouloir ton zob dès le premier soir » (ça dit juste que si elles le veulent elles devraient pouvoir l’exprimer sans s’en vouloir d’avoir du désir). Ça ne dit pas que les mecs vont plus rien payer au restau ou ne plus avoir à se préoccuper de la contraception. Ça montre les bénéfices pour les hommes, mais le sexisme touche tout le monde, de façon bien évidemment inégalitaire et différente ; ça ne me choque pas de voir ce point d’entrée choisi, quand on sait que le programme est écrit et joué par des mecs.

Ils ne disent pas de mensonges, ils ne tordent pas la vérité, ils exposent de vrais combats féministes (la lutte pour le droit à l’IVG, contre le slut shaming, pour la parité des salaires…) avec un filtre « et moi pourquoi je devrais m’y intéresser ? » qui, à mon sens, fonctionnera sur une partie de la population — sur les mecs qui sont « bloqués » aussi dans des idées fausses sur le féminisme.

Est-ce que c’est la façon parfaite de présenter le féminisme en deux minutes de façon humoristique ? Non. Je ne suis pas sûre qu’il y a une façon parfaite de procéder. Je ne prétends pas enseigner aux gens comment militer. Je pense aux centaines, aux milliers de jeunes chez qui cet épisode a pu déclencher une réflexion, et je me dis : ça aura au moins servi à ça. Si ce public commence à s’y intéresser, il trouvera en ligne d’innombrables ressources plus ou moins poussées, plus ou moins sérieuses, plus ou moins « jargonnantes » pour étendre son intérêt. Et j’ai du mal à voir un aspect négatif là-dedans. Je pense au mec qui a dit à Navo « j’ai commencé à m’intéresser au féminisme grâce à toi, maintenant je trouve tes contenus sexistes » : j’ai envie de dire tant mieux ! Car il a commencé. Peu importe que leurs chemins aient fini par diverger.

madmoiZelle n’est pas un organe militant féministe. Nos articles parlent de féminisme, de sexisme, de discriminations car c’est notre sensibilité, c’est ce que nous vivons au quotidien, ce sont des sujets qui à un moment nous ont touchées, nous ont donné envie de nous y intéresser, mais ce n’est pas le coeur du magazine. Et si l’ado que j’étais, qui écoutait Orelsan et trouvait que les féministes « exagéraient », était tombée sur cet épisode de Bloqués, elle aurait probablement décidé de se renseigner sur le sujet (la preuve, elle a fini par écrire des papiers sur le féminisme !). Tout comme de très nombreuses madZ sont arrivées sur le magazine par divers chemins allant des Trouvailles aux sélections mode et ont fini par cliquer sur un article parlant de féminisme, puis par développer leur culture militante.

madmoiZelle, fondamentalement, a toujours été un point d’entrée vers le féminisme. Dont vous avez d’ailleurs profité, pour beaucoup d’entre vous ! Dont j’ai moi-même profité. Et madmoiZelle ne deviendra jamais « plus militant » que ça, car chaque jour, chaque mois, chaque année, de nouvelles lectrices non-sensibilisées arrivent et bénéficient de la même pédagogie, des mêmes concepts simples, de la même terminologie facile à comprendre. Les personnes souhaitant continuer dans le militantisme ou simplement l’éducation peuvent sans souci le faire ailleurs ; nous tenons à garder notre rôle de porte d’entrée. Désolée pour celles d’entre vous qui nous ont « dépassées » dans leur connaissance du féminisme et nous reprochent aujourd’hui de rester sur ce niveau de lecture, mais c’est la mission qu’on s’est fixée, et la ligne qu’on va tenir. Ligne qui rejoint la vôtre d’ailleurs, notamment sur le forum, entre vos mains, avec vos ressources et votre éducation !

Certaines nous reprochent de faire preuve de complaisance par copinage. Bon, déjà, Navo est LOIN d’être seul à écrire sur Bloqués, et personnellement je ne pars pas au ski tous les hivers avec Orelsan (ni avec Navo d’ailleurs). Il serait malhonnête de cacher le fait qu’on connaît une partie de l’équipe derrière le programme, mais croyez bien qu’on ne se prive pas, quand on les voit, de leur en parler et sans mâcher nos mots. Perso je suis pas l’attachée de presse de Navo, j’ai rien à gagner à faire mine d’être d’accord avec lui si ce n’est pas le cas, il ne paie pas mon salaire à la fin du mois, il m’a même jamais offert de bière (tout se perd ma bonne dame).

Je vois une équipe de mecs qui fait un programme court, qui merde parfois (avec Les meufs) et qui fait parfois des choses que je trouve vraiment cool, comme de mettre leur voix et leur visibilité au service d’une cause qui, moi, me tient à coeur, mais qu’ils auraient aisément pu foutre sous le tapis — ce n’est pas comme si on exigeait d’Orelsan, Gringe ou Navo qu’ils parlent féminisme, après tout.

Encore une fois : je ne prétends pas dire aux gens comment militer. De nombreux courants du féminisme ne résonnent pas en moi. Je ne vais pas aller voir la team Bloqués et leur dire « Ah non vous auriez dû choisir tel angle, même s’il ne vous parle pas, car là ce n’est pas assez bien ». Pour moi, un peu, c’est déjà bien. Et ce n’est pas grave si certaines d’entre vous ont un niveau d’exigence bien plus élevé ! C’est ce qui fait le débat et la multiplicité du féminisme, ce qui permet à plein de gens différents de s’y retrouver.

« C’est pas les féministes qu’on aime pas, c’est les connasses ». Moi j’aime bien les féministes. J’aime pas les connasses. Je connais des connasses féministes et des connasses pas féministes. Je connais des connards féministes et des connards pas féministes. J’aime pas les gens pas cool. Je m’en fous, en soi, je vais pas leur dire ou taper un scandale, mais j’aime pas voir/entendre des gens se montrer agressifs, méprisants, faire des discriminations… et ça n’a rien à voir avec leur militantisme ou leur « absence de militantisme ». Alors voir « deux connards dans un abribus » (ou plutôt sur un canapé) dire qu’ils n’aiment pas les connasses, ça ne me choque pas : qui les aime ? Personne ! Qui a dit que féministe = connasse ? Plein de gens ! Alors que là, la distinction est faite, et moi je trouve ça bien.

Je ne prétends pas savoir ce que les scénaristes mettent derrière le terme « connasses » alors je ne le décide pas à leur place. Pour moi quand on dit « connasses » on parle des « connasses ». Pas de « telles connasses, mais si, tu sais, les féministes qui ont critiqué Navo, les Chiennes de Garde qui ont traîné Orelsan en justice »… qu’est-ce qu’on en sait ? Moi je ne sais pas qui a écrit cette phrase, qui voulait y mettre quoi, alors je la lis comme je l’entends. J’aime bien les féministes, les asperges vertes et les chats, j’aime pas les connasses, les rillettes et les chiens. Je ne vais pas créer des liens là où, très honnêtement, je n’en ai pas vus.

Est-ce que c’était la MEILLEURE punchline de fin ? Non. La blague sur Batman est tellement au-dessus, rien que dans le même épisode ! Mais je ne me sens pas visée par cette fin — et ce n’est pas parce que j’ai déjà claqué la bise à Navo ou quoi que ce soit, je suis encore capable de réfléchir par moi-même même si le grand Mâle à bouclettes a daigné m’adresser la parole, promis. Je ne dis pas « si cette phrase te choque c’est que t’es une connasse », attention. Je dis juste qu’on ne la lit pas de la même façon et que je ne suis pas sûre qu’on puisse décider pour de bon qui a raison. Peut-être personne.

Bon, le but de ce post n’est pas de vous convaincre : je suis tout à fait à l’aise avec le fait que les membres du lectorat ne soient pas toujours d’accord, et que le débat se déroule (toujours dans le respect, vous-mêmes vous savez). Je voulais simplement répondre à vos questions et expliciter la position de Clémence, qui se trouve être aussi la mienne.

Certaines membres de la rédac ont de leur côté exprimé, post-publication, un avis divergent ; elles préparent un texte avec leur avis qui sera aussi ajouté à l’article, je vous mettrai un petit mot dans le forum si vous voulez pour vous prévenir quand ce sera en ligne. La preuve qu’on est pas des robots aux ordres du patriarcat, mais bien des personnes individuelles ayant chacune leur avis.

L’avis de Naya, Cy., Léa Bucci, Margaux Palace, Sarah Bocelli, Léa B, Mélissa et Miquette

Clémence Bodoc a eu l’occasion de relire le scénario de l’épisode de Bloqués au sujet du féminisme. Suite à la diffusion de l’épisode, elle a choisi de prendre la parole pour expliquer en quoi il était « son préféré » dans cet article publié ce matin.

Une partie de la rédaction l’a donc découvert en même temps que toutes les lectrices, dans la matinée, sur la page d’accueil de madmoiZelle. La « rédac » n’étant pas une entité homogène mais bien un groupe de personnes différentes avec des opinions bien distinctes, un débat a suivi.

Pour une partie de la rédaction, cet épisode n’est pas « notre préféré ». Évidemment, il est moins dégradant que celui sur « les meufs » — cette fois-ci, nous n’avons pas été comparées à des objets… Toutefois, ça ne veut pas dire que nous avons envie d’applaudir !

Loin de nous l’envie de faire un procès à Navo, aux autres auteurs, ni à Clémence. Évidemment, nous trouvons ça très bien que sur Canal+, à une heure de grand écoute, pour un jeune public, deux mecs se soient posés sur leur canapé pour parler de féminisme, terme si souvent diabolisé.

Bien évidemment, on trouve ça cool qu’une équipe d’auteurs masculins, blancs, bref : privilégiés ait décidé de prendre la parole sur ce sujet, et on a sincèrement l’impression que tout ceci part d’une bonne intention. Nous savons très bien qu’assis sur ce canapé, Gringe et Orelsan jouent un rôle ; que le but de cette vidéo est avant tout de faire rire et non pas d’éduquer de façon exhaustive.

Cependant la chute « c’est pas les féministes qu’on aime pas, c’est juste les connasses » dérange une partie de la rédac.

On peut faire preuve d’indulgence sur certains points. Par exemple, nous avons été quelques-unes à tiquer sur le fait que durant l’intégralité de l’épisode, le féminisme est abordé d’une seule manière : à travers le prisme des bénéfices que les hommes peuvent en tirer. Le féminisme, c’est bien parce que les meufs couchent le premier soir et que les mecs vont pouvoir rester glander chez eux. Les personnages ne semblent pas comprendre que la moitié de la population doit vivre avec une oppression au quotidien, ce qui pourtant semble être la base du problème.

Mais soit : si ça permet d’éveiller quelques consciences, si ça permet aux hommes de se réconcilier avec le terme, pourquoi pas ? On peut respirer un grand coup et laisser couler.

Là où on commence vraiment à être « bloquées » nous aussi, c’est lorsqu’on regarde une vidéo sur le féminisme qui semble desservir notre cause.

Les deux personnages évoquent de grands combats féministes comme le droit à l’IVG, le slut-shaming et l’égalité salariale ; encore une fois, nous apprécions que ces thématiques soient soulevées. Si ces problèmes nous tiennent à coeur, s’ils sont malheureusement encore toujours d’actualité, ils sont pour le moment les formes de sexisme les plus flagrantes au sein de notre société. Nous entendons rarement des gens dire « oui je trouve ça tout à fait normal qu’à compétences et travail égales, tu gagnes 20% de moins » !

Le sexisme ne se cache pas uniquement derrière des « grosses phrases de macho » mais dans une réalité beaucoup plus pernicieuse. Il se déploie insidieusement et largement à travers la culture du viol, la réification des femmes et de nombreuses autres inégalités pas toujours évidentes à identifier. Nous évoluons dans une société patriarcale ; déconstruire le monde dans lequel nous vivons est difficile… si bien que des inégalités peuvent parfois nous sembler « normales ». Remettant perpétuellement en cause les fondements de notre société, les féministes (dont nous faisons partie) peuvent être qualifiées de « connasses », « hystériques » ou autres « mal baisées ».

Ainsi, lorsqu’une vidéo sur le féminisme se clôture par un « c’est pas les féministes qu’on aime pas, c’est juste les connasses », nous nous posons la question : qui sont ces connasses ? Sont-ce les féministes qui considèrent que le sexisme va au-delà des inégalités flagrantes que vous avez mentionnés dans la vidéo ? Sont-ce celles qui ont simplement une vision du féminisme différente de la vôtre ? Si nous prenons la parole sur des sujets moins consensuels que l’égalité salariale, sommes-nous des « connasses » ?

Quel est le rapport entre « les connasses » et le féminisme ?

Si vous nous répondez « aucun »… dans ce cas, pourquoi avoir terminé cette vidéo par cette punchline ? Vous n’avez peut-être pas voulu faire de lien entre les deux. Seulement, cette ambiguité pose un problème, car le « mot de la fin » est toujours important dans un sketch.

Loin de nous l’envie de clouer qui que ce soit au pilori : nous n’avons pas envie que les hommes s’interdisent d’évoquer ces sujets par peur de se faire incendier. Le débat s’est fait au sein de notre rédaction, et nous avons jugé important de mettre en avant le fait que nous ne partageons pas toutes le même avis.

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