Entre Moscou et Saint Petersbourg, le dernier roman de Frédéric Beigbeder ne tient pas toutes ses promesses.
« Les seuls sujets intéressants sont les sujets tabous » écrivait le dandy parisien dans Windows on the World, son dernier ouvrage. Dans Au Secours Pardon, il nous raconte, à travers des confidences faites à un pope dans l’Église de Moscou, la suite des aventures de Octave Parango.
« Au secours, Pardon, parle de la marchandisation du corps humain, prostitutionnel, pornographique, publicitaire, de ces filles de l’Est que l’on va recruter de plus en plus jeune ». A travers le parcours d’Octave venu en Russie pour recruter le fille parfaite pour la marque de cosmétique l‘Idéal Paris, une critique de la société capitaliste et de la société du spectacle. « Savoir ce qui ferait bander les mecs était mon job. » décrit lui-même le héros.
Crise de la quarantaine à l’appui, Octave fait preuve d’une désinvolture qui contraste avec la pétillance qui le caractérisait dans 99 francs. Ce personnage aurait pu être créé par Houellebecq tellement tout lui passe au-dessus.
Dès la première page de l’ouvrage, on retrouve cette citation de Théophile Gautier « L’amour : sentiment ridicule accompagné de mouvements malpropres » qui résume très bien l’état d’esprit d’Octave. Seulement, comme Beigbeder n’est pas un auteur encore totalement blasé, il va faire entrer Lena dans la vie d’Octave. C’est elle, la beauté parfaite. Cette jeune fille de 14 ans, est la seule qu’Octave peut aimer.
Comme à son habitude, Beigbeder ponctue ses mots des mots des autres. On retrouve les grands classiques de la littérature russe éparpillés tout le long de l’ouvrage, comme une caution à cette diatribe anti-capitaliste.
L’idée est bonne, l’écrivain talentueux, mais pourtant la sauce ne prend pas. Trop de provocation, trop de jeu de mots sans intérêt, un suspense dont on ne voit pas le bout, des pseudo réflexions politiques sur la Russie, ou la Tchétchènie qui ne mènent pas loin.
Le pamphlet de Beigbeder est rempli de lieux communs et de plaidoyer pour la liberté qui m’ont laissée indifférente.








Le 24/08/2007 à 19h14
Le sujet du livre m'interesse : "marchandisation du corps humain, prostitutionnel, pornographique, publicitaire, de ces filles de lEst que lon va recruter de plus en plus jeune"Avec l'humour de Beigbeder, j'pense ca peut mieux passer qu'un livre hyper philosophique ou j'sais pas quoi.
J'ai vu les critiques de l'article, mais j'pense que j'irai quand même jetter un coup d'oeil dans ce livre, pourquoi pas...
Le 26/08/2007 à 10h51
J'suis tombé d'ssus en allant au centre culturel. J'voulais l'acheter mais, j'pense que j'vais l'lire d'abord >.< parce que malgrès la critique, le sujet m'interresse et p'is j'n'ai jamais lu cet auteur...Enfin... ^^
Le 01/09/2008 à 15h41
Je l'avais laché en cours de lecture au virgin à sa sortie, et je ne l'avais pas acheté... Maintenant qu'il sort en poche, oui, parce que Beigbeder reste tout de même un de mes auteurs préférés...Le 27/10/2008 à 10h40
Finalement j'ai bien fait de m'y remettreLe 28/10/2008 à 18h59
Clairement décevant, ouais.Le 30/10/2008 à 11h30
Pourquoi décevant ?Le 01/11/2008 à 23h12
Je saurai pas trop expliquer pourquoi précisément, j'ai lu quasi tous les Beigbeder et je m'attendais sans doute à mieux, tout simplementLe 02/11/2008 à 13h59
quoique je l'ai préféré à l'Egoïste Romantique que je n'ai même pas fini...
Le 02/11/2008 à 22h21
C'est le livre que je lis en ce moment et j'aime beaucoup. Je trouve qu'il à un humour particulier.Bien que ce soit mon premier Beigbeder, j'en ressort avec une impression plutôt psitive.