Comment convaincre tes proches de te laisser vivre tes rêves

Tu es en désaccord avec tes proches concernant ton futur ? À l'approche des dîner de fêtes, tu appréhendes d'être au cœur des débats familiaux ? Caroline te donne ses conseils pour convaincre tes proches que ta voie est la bonne.

Comment convaincre tes proches de te laisser vivre tes rêves

En partenariat avec Diaphana (notre Manifeste)

Voir le film Monsieur de Rohena Gera m’a remémoré, à mon échelle, mon propre chemin vers l’indépendance et la voie de mes rêves.

Je me suis retrouvé en Ratna, une jeune femme à l’apparence peu coriace, mais dont la détermination dépasse les doutes.  Et c’est pourquoi j’ai eu envie de partager mon expérience avec toi.

Tes rêves surprennent tout le monde ?

Tu es étudiante, au lycée, voire au collège, et tu as du mal à convaincre tes parents de te laisser suivre la voie de ton choix ?

J’ai connu cette galère. Et j’ai gagné. Je pense même pouvoir dire que j’en ai fini avec ces histoires (je touche du bois).

Mais mon périple a été semé d’embûches…

Aujourd’hui, je partage avec toi cette expérience ainsi que mes conseils. N’hésite pas à ressortir ces arguments si tante Mildred et tonton Jerôme te mettent des bâtons dans les roues au repas de Noël !

Mes parents ne comprenaient pas mes rêves

Je vais te raconter l’histoire de Crudité.

Il était une fois une jeune fille avec des rêves irréalisables plein la tête. Le plus crédible qu’elle avait trouvé, c’était de devenir styliste.

Elle passait donc des heures à décalquer des mannequins sur un catalogue pour lequel elle ne ferait pas de pub (c’était LaRedoute) et à redessiner par-dessus, avec un style discutable et un sens approximatif de la perpective.

Mais comme elle avait 7 ans, c’était pas si mal.

Elle continua à parler à sa famille de ses rêves de mode. Jusqu’au jour où il fut temps d’entrée au lycée, et de choisir sa voie.

Naturellement, la jeune fille déclara à ses parents qu’elle souhaitait faire un bac artistique. Oh que non, lui répondirent ses géniteurs, tu feras un bac général !

Crudité y réfléchit, et comprit cette décision : elle était une enfant qui changeait d’avis comme elle se lavait les mains (donc très souvent, car elle était aussi maniaque).

Ses parents avaient peur que si changement d’avis il y avait, de retour en arrière il ne pourrait y avoir. Alors ratée la vie de Crudité serait.

Cependant, ce rêve de mode était bien la seule constante dans le changement régulier des goûts et envies de la jeune fille…

Mais elle eut un éclair de sagesse et décida que pour cette fois, elle les écouterait.

C’était aussi sa première expérience de désaccord en terme de voie professionnelle. Ce fut la seule où elle fut docile (à quelques disputes enflammées près).

Vint ensuite la fin du lycée. Tout naturellement, Crudité annonça à ses parents qu’elle voulait entrer en école de mode.

Ses parents furent surpris. Et cette réaction prit la jeune femme de court, car rappelons-le, elle avait été plutôt (extrêmement) claire sur cette envie ces 10 dernières années.

Mais les parents de Crudité semblaient ne pas l’avoir prise au sérieux…

L’un des deux décida que non, elle ferait d’abord des études générales, et rejoindrait éventuellement ce secteur plus tard. C’en fut trop pour Crudité.

Elle en avait assez du « général pour la sécurité ».

Elle venait déjà de montrer à ses parents qu’ils s’étaient trompés, et qu’elle n’avait toujours pas changé d’avis ! Mais la figure parentale de Crudité ne voulut point l’entendre, pensant toujours qu’elle passerait à autre chose.

Après moult disputes discussions, Crudité finit finalement par convaincre ses parents de faire ses études en BTS design de mode.

Puis Crudité a commencé à chercher du travail et a trouvé un stage de rédactrice mode, une très bonne opportunité… qui lui valu des « ah, mais je croyais que tu cherchais un vrai job ? » ou autre « stagiaire, c’est pas un métier ».

Certes, dans un monde idéal, il n’y aurait pas de stagiaires et tout le monde serait embauché directement. Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne notre planète !

De plus, Crudité avait réussi son examen deux jours avant. Alors peut-être était-ce le moment de se détendre et de la féliciter ?

Aujourd’hui, Crudité écrit cet article depuis son bureau parisien de rédactrice mode, car son stage s’est transformé en embauche. Elle est pas belle, la vie ?

Fin.

Là, ça ne te va pas, évidemment, tu veux du concret ! Tu veux les détails, tu veux les astuces !

T’inquiète, I got you.

Comment convaincre tes proches de te laisser suivre ta voie

Je t’ai préparé 4 conseils pour convaincre ton entourage que OUI, il faut te laisser réaliser tes rêves… ou au moins essayer !

Pour convaincre tes proches, caresse-les dans le sens du poil

Tu vas devoir trouver des arguments qui vont dans leur sens.

Si tu vas dans la voie qu’EUX ont choisie, tu seras malheureuse toute ta vie. Est-ce qu’ils ont vraiment envie de ça ? Ce n’est pas du chantage, c’est un fait !

Si tu vas dans une voie qui n’est pas la tienne, tu échoueras. À quoi bon aller dans un secteur plus « sûr » si c’est pour échouer ?

Ce n’est pas très « sûr » d’échouer, de redoubler, d’abandonner et de RATER SA VIE.

Peut-être que la voie de tes rêves est plus proche de chez eux, et que ça leur permettra de te voir plus souvent ? Ou l’inverse… Ça, ça dépend de ta relation avec eux et de l’argument qui sera le plus en ta faveur.

S’il ne sont toujours pas convaincus, sors les chiffres et les taux de réussite de la filière qui te plaît à toi.

Souvent, si tes parents ne sont pas d’accord avec la voie que tu as choisie, c’est parce qu’il ne connaissent pas bien le sujet et la réalité des métiers sur lesquels elle aboutit.

Tu l’as compris, avant d’exposer tes arguments de choc, tu dois avoir étudié la chose de ton côté et préparé un plan de bataille infaillible.

Pour convaincre tes proches, prouve-leur qu’ils ont tort

Cette galère de « on est pas d’accord sur la future voie à emprunter » a commencé pour moi à mes 14 ans. Avant, il y avait déjà des désaccords mais pas sur des choses décisives comme un avenir professionnel.

Désobéir ne suffisait plus. Choisir mon école en allant à l’encontre de leur choix n’aurait pas été impossible, mais franchement hyper compliqué.

Mais c’était ça ou rien, je préférais encore être déshéritée que de choisir une voie qui n’était pas la mienne, au risque de passer pour une enfant pourrie gâtée, alors ils n’ont pas eu d’autre choix que de commencer à envisager cette possibilité.

Je préciserai néanmoins qu’en ce qui me concerne, l’un de mes parents était de mon côté. Une fois que tu as un allié, convaincre l’autre est bien plus simple !

S’ils acceptent de faire un test, de te laisser partir dans cette voie, tu dois bien sûr leur montrer que tu en es capable. Ça a clairement été compliqué pour moi : j’ai beaucoup galeré au début car je n’avais aucune base en art.

Les arguments en leur faveur étaient faciles à trouver : « on te l’avait bien dit que c’était pas fait pour toi, que c’était trop difficile ».

Si les résultats ne sont pas là tout de suite, tu dois au moins montrer que tu fais ce que tu peux, que tu travailles, que tu fais de ton mieux.

Et tu vas y arriver au bout d’un moment.

À force d’avoir du succès dans les domaines auxquels tes parents ne croyaient pas, ils devront bien se rendre à l’évidence, et finir par comprendre qu’à chaque fois qu’ils doutent de toi, tu réussis.

Ça devrait les aider à se détendre de plus en plus sur tes choix.

Pour convaincre tes proches, ne te laisse pas atteindre

Ne te laisse pas influencer. Ne les laisse pas te monter la tête et te faire douter de tes propres rêves et capacités.

Ne plie pas en te disant « peut-être qu’ils ont raison, je devrais choisir la sécurité, ils savent mieux que moi après tout ».

Règle numéro un : ce n’est pas parce que tes parents ont vécu plus longtemps qu’ils savent tout mieux que toi.

C’est toi qui grandis dans la société actuelle. Les opportunités qui existaient à leur époque ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui !

Il est essentiel qu’ils comprennent… qu’ils ne comprendront peut-être jamais. D’où l’utilité de savoir de quoi tu parles et de connaître les chiffres et les exemples de succès !

Pour convaincre tes proches, sois déterminée, n’aie pas peur de l’échec

Si tu lâches l’affaire au 100ème « non », tu n’arriveras pas à grand-chose ! Ne te décourage pas avant le 100000ème, au moins.

Insiste, et n’accepte pas le refus. Ne cède pas.

Évidemment, il ne s’agit pas de répéter en boucle « Siouplait siouplait siouplait ». Mais de ressortir chaque fois tes arguments, afin qu’ils finissent par leur rentrer dans la tête.

Si tu échoues, ça ne les concerne pas tant, au final. Les parents ont sûrement peur qu’on leur renvoie à la figure que c’est a cause d’eux si l’on échoue. Alors quand tu rates, tu dois en prendre toute la responsabilité, même si c’est parfois difficile.

Ne te décourage néanmoins pas pour un simple échec ! Si tu échoues au début, et que tu te dis « voilà, ils avaient raison, je n’y arrive pas, j’arrête, je vais les écouter », ce n’est pas la bonne attitude !

Sache que tu apprends de tes échecs. Je ne vais pas te ressortir toutes les personnes à succès qui ont enchainé les plantages avant de réussir, il y en a trop…

Imagine, si les scientifiques se décourageaient à chaque échec ? Bah la médecine ne serait pas allée bien loin et on crèverait encore d’un rhume.

Pense aussi à celles et ceux que tu pourras inspirer une fois que tu auras réussi après tes échecs. Qui est inspiré par quelqu’un qui a toujours tout eu tout cuit ? Spoiler : personne !

Échouer montre que tu te mets dans des situations difficiles et que tu sors de ta zone de confort. Plus tu échoues, plus tu apprends, plus tu progresses.

Et la victoire finale n’en est que plus savoureuse !

Évidemment, les parents pensent faire les choses pour notre bien. Ils ont simplement une vision différente de ce qu’est notre bien.

Ils pensent que tout le monde veut une vie confortable, simple, avec un salaire décent. Sauf que si cet article t’a parlé… tu ne veux pas spécifiquement avoir une vie confortable, si ? Tu veux faire ce que tu aimes !

Alors go, go, go, tes rêves n’attendent que toi !

À lire aussi : J’ai tout plaqué pour oser la liberté… en Australie !

Caroline.A


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