Entretien avec Iseul, militante Antigone infiltrée chez les Femen

Entretien avec Iseul, militante Antigone infiltrée chez les Femen
Les Antigones sont contre les Femen, le mariage gay et la « théorie du genre ». Rencontre avec Iseul, une Antigone qui a infiltré les Femen pendant deux mois.

« La femme a sa dignité, celle-ci ne passe pas par l’exhibitionnisme et l’hystérie » : sur leur site Internet, les Antigones expliquent être un « rassemblement féminin » opposé à l’agitation futile (sic) des Femen.

5853685 les antigones en guerre contre les femen1 Entretien avec Iseul, militante Antigone infiltrée chez les FemenHabillées en blanc, représentant la pureté, ces jeunes filles apolitiques revendiquent leur « droit élémentaire et leur devoir fondamental à être des femmes à part entière ».

Étudiantes ou jeunes travailleuses, parfois jeunes mamans, les Antigones sont ouvertes à toutes les femmes « qui partagent les mêmes principes et sont au service de l’amélioration de la condition féminine contemporaine loin des impasses d’un certain féminisme ».

« Nous sommes indépendantes de toute affiliation politique ou confessionnelle, même si pour beaucoup d’entre nous, la spiritualité est une voie d’accomplissement de soi. Nous nous sommes retrouvées surtout par bouche-à-oreille, de copine en copine. Aujourd’hui nous sommes rejointes par un nombre impressionnant de femmes qui nous écrivent de partout, nous allons pour répondre à ces demandes monter des antennes régionales pour organiser la suite de nos actions. »

Samedi dernier, les Antigones ont tenté de prendre d’assaut le QG parisien des militantes féministes Femen (relire le Petit Reportage sur le camp d’entraînement des Femen). La présence de policiers aux abords du Lavoir Moderne, point de ralliement des Femen, a finalement rendu la confrontation impossible. C’est à cette occasion qu’elles ont révélé avoir infiltré le groupe contestataire d’origine ukrainienne pendant plusieurs semaines, à travers Iseul, leur agent double de 21 ans (la deuxième fille à prendre la parole dans la vidéo ci-dessous).

Pour mieux comprendre les intentions de ces chastes Antigones encore auréolées d’un certain mystère, nous avons discuté avec Iseul. Quel est « ce féminisme dépassé » dont ces nouvelles militantes souhaitent s’absoudre à tout prix ?

« Femen, vous revendiquez l’égalité entre les sexes. Nous vous répondons que c’est la complémentarité entre les hommes et les femmes qui fait la richesse de notre société. »

L’entretien nous révèlera que les Antigones ne sont pas seulement opposées à la méthode Femen, elles se revendiquent également essentialistes : un homme est un homme, une femme est une femme, et cette nature biologique détermine à la fois leurs enveloppes corporelles et leurs caractères. Rencontre avec l’infiltrée, Iseul (nom d’emprunt), étudiante en droit de 21 ans.

Une infiltration pour mieux comprendre et critiquer la méthode Femen

Pour formuler leurs critiques des Femen, les Antigones ont voulu s’approcher au plus près de celles-ci. Iseul raconte :

« L’idée des Antigones était en train de prendre forme autour d’une réflexion sur la condition féminine contemporaine. Je voyais les Femen s’agiter, j’éprouvais un profond désaccord avec leurs méthodes, avec le message aussi, souvent. Mais on ne peut pas juger d’une situation sans la connaître. Je voulais me faire une idée sur pièce, malgré la révolte que suscitaient en moi leurs méthodes spectaculaires, que je trouvais dégradantes pour les femmes. »

La jeune femme poursuit en critiquant plus précisément l’exhibitionnisme des Femen, un modus operandi limité et dégradant selon elle :

« Elles accréditent l’idée que pour être entendues, il faudrait se mettre seins nus ! Les journalistes, à de très rares exceptions, n’ont pas enquêté sur elles. Ils leur servent la soupe en montrant leur actions, le choc des photos. Ils donnent un écho formidable à des messages pour le moins sommaires. Pour me faire une idée, je devais m’approcher… »

Mais les Antigones refusent d’être réduites à de primaires anti-Femen :

« On ne se pose pas en s’opposant. Nous voulons d’abord être une force de propositions. Nous ne sommes pas les anti-Femen : nous sommes le contraire des Femen. »

Pour assurer sa couverture, Iseul avait été jusqu’à poser seins nus et participer aux régulières sessions d’entraînement des Femen.

582506 103862746476800 1038071509 n1 Entretien avec Iseul, militante Antigone infiltrée chez les FemenPour les Antigones, l’infiltration de Iseul n’est pas l’élément fondateur du rassemblement, mais bel et bien un outil pour mieux comprendre l’ennemi. Du peu qu’il est aujourd’hui possible d’en voir, la pensée des Antigones semble essentiellement tourner autour de revendications identitaires et d’un certain attachement au principe de filiation.

« Non à la théorie du genre, oui à la complémentarité des sexes »

Le principe de la « théorie du genre » (traduction maladroite, mais de plus en plus utilisée, de l’anglais « gender studies », littéralement les « études de genre »)  avance l’idée d’une distinction formelle entre le sexe biologique de l’être humain et son identité sexuelle.

Si le sexe biologique est déterminé dès la naissance, l’identité sexuelle est « la perception subjective que l’on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle » (selon le manuel Hachette). Une perception qui est le résultat combiné d’un climat culturel et d’un conditionnement social.

Ainsi, si les garçons semblent aimer jouer à la bagarre et les petites filles à la maman, c’est avant tout parce que l’un comme l’autre sont influencés par les représentations genrées transmises par leur environnement, pas parce que il est fondamentalement inscrit dans l’ADN des petits garçons qu’ils sont plus aventuriers que les petites filles.

La « théorie du genre » revient donc à affirmer que l’identité et l’orientation sexuelle d’une personne sont indépendantes de son sexe biologique – et c’est aussi le point de vue de madmoiZelle.

Mais les Antigones ne sont pas de cet avis. Pour celles qui se décrivent comme « filles de nos pères, épouses de nos maris, mères de nos fils », le sexe que l’on reçoit à la naissance est un don à honorer et à respecter toute sa vie :

« Nous défendons la complémentarité des sexes, le caractère objectif de la sexualité. Lorsqu’une femme est victime d’un viol, la théorie du gender ne lui est d’aucune utilité. Elle est violée en tant que corps marqué par la sexualisation féminine, anatomique, objective.

Nous recevons notre sexe à la naissance, comme une donnée objective et comme un don aussi, qu’il va falloir « habiter ». L’identité sexuelle a une part importante de subjectivité, cette dernière vient investir, donner sens – ou non dans le cas de troubles identitaires qui existent cependant – mais il y a une part irréductible de cette identité qui ne peut être « changée » que par la fiction du droit et le prométhéisme de la Technique qui viennent satisfaire les fantasmes de l’homme moderne. »

Le mariage pour tous, les revendications LGBT, la couverture médiatique nouvellement offerte aux transgenres… Les Antigones voient ces « dérives » (sic) comme de grands dangers :

« Nous refusons que la société française emprunte cette voie, qui est grosse de dangers et d’incertitudes parce qu’on n’expérimente pas sur l’être humain sans grands dommages. L’homme n’est pas une matière disponible pour les expérimentations sociétales ou anthropologiques. Après le siècle des totalitarisme, cela devrait être évident à beaucoup… »

Cette tentative de poser la filiation (« les femmes sont les filles de leurs pères puis les mères de leurs fils ») comme principe de base de la civilisation n’est pas sans rappeler la dialectique utilisée par les opposants au mariage pour tous, à l’instar du mouvement Manif pour Tous qui affirme que la famille « papa + maman » est le socle absolu de la société et que tout autre schéma de famille ne serait qu’hérésie.

Les Antigones formulent également le désir de réfléchir aux questions sociales touchant aux troubles alimentaires des jeunes filles :

« Nous voulons nous pencher sur des sujets touchant à la santé mentale des jeunes filles : je pense ici aux maladies de la société de consommation, comme l’anorexie ou la boulimie. Nous ferons aussi des choses concernant la diffusion du porno à destination de très jeunes publics, par le biais de la presse féminine pour les jeunes filles de 12-13 ans. »

On a hâte de voir comment elles vont traiter ce sujet épineux auprès des adolescentes. Elles s’opposent également aux quotas de femmes dans les entreprises et les grandes administrations :

« Sur la parité, les quotas de femmes qui nous réduisent à l’état de minorité protégée, alors que nous sommes la moitié de la communauté humaine !

Ces dispositifs tendent à nous infantiliser et sont très dommageables à l’estime et aux mérites des femmes de talent qui sont désormais soupçonnées soit d’être la « fille de », la « femme de », la « maîtresse de » – ou d’avoir été favorisée par la politique de discrimination positive. »

« Les Femen ne sont pas soudées »

De son infiltration de deux mois chez les Femen, Iseul retient un certain lot de surprises :

« Je m’attendais à trouver un groupe soudé, ce ne fut pas la cas. L’individualisme et l’envie de faire la Une des magazine est un gros problème en interne. Ensuite, j’ai constaté un fonctionnement opaque et très hiérarchisé, baigné d’une certaine paranoïa. Les activistes du premier cercle n’ont pas de considération pour celles qui soutiennent leurs actions, on ne répond pas à leurs offres de services, par exemple. »

inna shevchenko femen recruit women in france reuters 13700806 Entretien avec Iseul, militante Antigone infiltrée chez les FemenSelon la militante Antigone, le combat des Femen stigmatise trop les femmes dites « soumises » et se construit dans une « haine des hommes » en réalité moins assumée que « publicitaire » :

« Femen est surtout orienté vers les médias qu’elles utilisent très habilement au service de leur notoriété, elle-même mise au service d’un agenda qui n’est pas public mais qui me semble très éloigné des combats féministes tels qu’on les connaissait jusqu’alors. Il y a des choses qui ne collent pas. Pourquoi attaquer telle cible et pas telle autre ? De plus, les Femen sont très virulentes à l’égard des femmes qu’elles considèrent comme « soumises ». En revanche, leur haine affichée des hommes est surtout publicitaire. C’est une posture, en privé les filles sont plutôt normales. J’ai découvert des blessures intimes qui sont non-dites mais qui expliquent sûrement pour une bonne part cet engagement hors normes. »

Mais selon Iseul, le pire dans tout ça, c’est l’absence flagrante de discours des Femen :

« Ce qui m’a le plus déçue, c’est la pauvreté incommensurable du « débat ». Femen est sans substance, les slogans sont tout le discours des Femen, ils ne résument pas leur pensée en quelques mots ramassés – ils sont la pensée Femen.

Femen se résume aux premières lignes de leur manifeste, qui est très éloquent – si je puis dire – « Au commencement était le corps ». Le matérialisme qu’elles professent en réduisant tout au silence de la chair produit une impossibilité de débattre avec elles. Cette incapacité à parler, à penser à débattre produit énormément de frustration et de violence. »

« Nous exigeons la fin de l’immunité des Femen »

Pour les Antigones, les Femen bénéficient d’une inacceptable immunité médiatique :

« Nous demandons la fin de toute subvention directe ou indirecte des Femen, la fin de leur immunité – elles n’ont pas fait une heure de garde à vue pour leurs actions – l’arrêt de leurs activités, et enfin le retour d’Inna et Oksana en Ukraine.

Je ne m’aventure pas en vous disant qu’Oksana, qui a été malade ces dernières semaines, souffre d’un mal du pays qui frise la déprime… Elles sont logées dans un local insalubre et même si je ne les soutiens pas, j’ai lié avec certaines une relation qui me pousse aussi à demander à ce que les autorités s’intéressent à ceux qui les manipulent et les exploitent de la sorte. »

Depuis que l’infiltration d’Iseul a été rendue public, les Femen ont-elles cherché à recontacter l’ex-militante ?

« J’ai reçu un courriel me convoquant devant le bureau exécutif de l’association en vue d’être entendue avant ma radiation, conformément aux statuts de l’association, je réserve ma réponse pour l’instant. »

À l’heure où nous parlons, l’identité des Antigones reste encore assez floue. Ces jeunes femmes se sont-elles vraiment rassemblées via « le bouche-à-oreille » dont parle candidement Iseul ?

Et si leur regroupement n’était qu’une stratégie médiatique déguisée visant en réalité à faire la promotion de valeurs identitaires d’extrême-droite ? C’est en tout cas l’hypothèse qu’avance le journaliste André Dechot sur son blog :

« À y regarder de près, on retrouve au sein des Antigones des militantes identitaires de NAVNAL présentes au happening lyonnais, d’autres présentes à l’initiative d’interpellation de l’UMP par le Bloc identitaire, médiatisée ici et d’autres militantes identitaires pas nécessairement connues pour être au Bloc identitaire (mais dans les réseaux Europe jeunesse). »

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  • Dshugga
    Dshugga, Le mercredi 5 juin 2013 à 16h59

    "Amante, épouse, mère et militante de sa cause"

    euuuhhh... Non.

    Femme, être humain, citoyenne, et militante si elle en a envie.

    Une femme ne doit pas être définie selon son statut, on est pas quelqu'un parce qu'on s'est marié ou qu'on a fait des enfants.

    Il y a énormément de choses qui me dérange dans leur discours et surtout la façon dont elle colle au Femen un disccour qui quand on écoute les Femen parler n'est pas exactement celui là.

    Et alors la femme pure et virginale non merci.

  • Sophieh
    Sophieh, Le mercredi 5 juin 2013 à 21h00

    Une seule question : POURQUOI ANTIGONE??
    Il a fallu que ça tombe sur mon personnage préféré de tous les temps...:facepalm:

  • Epidaure
    Epidaure, Le vendredi 7 juin 2013 à 01h20

    emel-;4162535
    Pour y voir un peu plus clair sur l'appartenance politique de ces bienfaitrices, ce site. Donc non, ce ne sont pas juste de simples catholiques conservatrices qui se sentent heurtées par les Femen. Derrière il y a la mouvance identitaire et ses thèses racialistes, ce qui rend ce mouvement tout de suite moins sympathique.
    Je ne suis pas tellement d'accord avec les Antigones (choix de tenue, discours trop peu axé sur la femme en tant qu'individu libre), mais les articles issus de sites d'extrême gauche ont une crédibilité très limitée, ce serait d'ailleurs intellectuellement plus honnête de le préciser en les postant ;)

  • Véruca
    Véruca, Le lundi 10 juin 2013 à 04h59

    Elle était pourtant plus jouasse les seins à l'air Iseul. :d

    Leurs idées sont vraiment nauséabondes et liberticides. Je veux bien être une mère et une épouse parce que j'en ai envie et pas parce que quelques connasses ont décidé que mon vagin me traçait une ligne à suivre.

    De plus, leur appropriation manquée du mythe d'Antigone et de la Littérature en général est désolante.
    Citer de grands auteurs ne fait pas d'elles de grandes militantes. Qui plus est, ce n'est pas parce qu'un grand auteur a tenu des propos sexistes qu'il était dans le vrai. Des cons, ça existe même chez les plus talentueux.
    Ensuite, Antigone, même si on lit l'oeuvre de travers, on pige vite que c'est une rebelle, une révoltée qui part en guerre pour la justice et qui refuse d'être cantonnée à un rôle de passive.
    Je ne vois pas en quoi "se battre avec des armes de femme" (cad sûrement avec douceur, persuasion et séduction :stare:) cadre avec notre petite tête brûlée...

    Après, faire de grandes phrases bien tournées et employer des mots soigneusement choisis, c'est beau mais encore faut-il les prononcer correctement et de manière intelligible :facepalm:.
    Comme toi @Antigone_ (c'est tellement vilain qu'elles t'aient volé ton pseudo!) je suis ahurie de voir à quel point ces femmes galèrent quand il s'agit de faire entendre leur voix. Cimer la crédibilité lorsque tu butes sur quasiment tous les mots alors que tu tiens ton discours dans ta main.

    Sinon je trouve leur méthode "d'investigation" plus que douteuse. Investir un groupe de militantes, gagner leur confiance pour ensuite faire sa petite pub en leur crachant à la gueule, je trouve ça très limite pour des nanas censées être "dignes". C'est bas, c'est laid, c'est honteux.

    Ce qui est triste c'est qu'elles décrédibilisent d'autres femmes qui ont aussi un idéal de vie conservateur sans pour autant se la jouer missionnaires.

    J'aime toujours pas trop les Femen mais c'est pas demain la veille que j'aimerais les Antigones. :d

  • Erika75
    Erika75, Le samedi 15 juin 2013 à 17h36

    billboard;4152602
    J'ai aussi un peu tiqué sur l'ouverture de l'article (affiliation à l'extrême droite) mais en même temps ils en sont tellement capables...

    Les Antigones, elles me font un peu penser aux sites supposément neutres sur l'avortement, alors qu'en fait non. J'ai l'impression qu'elles veulent se faire passer pour un mouvement féministe, alors que les valeurs qu'elles propagent ne sont absolument pas féministes. Et du coup ça risque de créer la confusion dans l'esprit des gens mode "non mais considérer une femme comme un poule pondeuse c'est féministe eh regarde c'est ce qu'elles disent les Antigones" ...

    Et puis au passage j'adore le personnage d'Antigone et ça me fait chier qu'elles l'aient choisie pour se nommer. Voilà. :drama:
    Apolitique, chez les amis de Boutin et Barjot, c'est l'adjectif pour désigner le courant de la droite catho réac anti-républicaine.

    Moi aussi ça m'énerve pour le nom d'Antigone !

  • Erika75
    Erika75, Le samedi 15 juin 2013 à 17h41

    marion-perso;4157048
    Oh non mais non __' Elle envisage "la" femme (parce que bien sûr il n'existe qu'un seul modèle féminin :sweatdrop:) seulement par rapport aux hommes.

    Comment on peut croire encore à l'essentialisme ? Ca me sidère sérieux, elles ne connaissent certainement pas de personnes trans', mais elles seraient sûrement très fières à l'idée de leurs dire "Non mais accepte le don que tu as reçu" WTF !
    Il n'y a qu'Agacinski pour croire encore à cette stupidité d'essentialisme.

    Et une personne née intersexe, elle doit dire merci à dame nature et accueillir ce "don" ?

  • Aude14
    Aude14, Le mercredi 19 juin 2013 à 18h31

    Je m'attendais à lire une vraie critique constructive des FEMENs.
    Je suis pro-FEMEN, j'aime leur façon "burnée" et provocatrice d'attirer les projecteurs sur des problèmes, le fait qu'elles ne demandent pas mais qu'elles soient prêtes à choquer pour réclamer NOTRE DUE. ça me parle. Mais c'est personnel et je conçois qu'on puisse ne pas se sentir représenté.

    c'est pourquoi je voulais lire quelque chose sur un point de vue différent.
    Et puis j'ai failli vomir en lisant cet article, alors que d'ordinaire je me bidonne en lisant les articles de Madz.
    ça pue la désinformation le discours de Iseul.
    J'en conviens qu'il doit y avoir une vraie hiérarchie au sein des FEMEN, mais AMHA, cela aussi servir à contrôler leur communication (et non un soit-disant besoin de notoriété).

  • Chapoucha
    Chapoucha, Le lundi 8 juillet 2013 à 20h09

    Pou la théorie des genres, que notre sexe ne détermine pas notre orientation sexuelle ok, mais notre identité?! Je ne comprend même pas... Être femme et être homme et se de la façon dont on le veux, cela fait forcément partie de soi... Les gens qui change de sexe, c'est justement car ils s'identifie à un autre sexe et que cela fait partie d'eux!

  • LoveMachine
    LoveMachine, Le mardi 12 novembre 2013 à 21h09

    Personnellement, je ne suis ni pour les unes ni pour les autres.

    Je trouve les FEMEN beaucoup trop "anti", beaucoup trop "much". Oui, les nichons c'est chouettes, mais c'est pas avec ça qu'on fait passer un message (ou pas que)
    Autre chose :

    " Elles avaient pénétré dans l'édifice religieux, fondues dans la masse des touristes, avant de se dénuder dans le chœur et la nef en criant des slogans contre l'Église. «Pope no more!» («Plus de pape!»), hurlaient-elles, entre autres, pour «fêter le départ du pape» Benoît XVI. À coup de morceaux de bois, elles avaient également fait sonner les 9 cloches flambant neuves[...] " (article trouvé plutôt facilement sur les Internets)

    Sincèrement... What the fuck ?

    Je suis catholique pratiquante, je soutiens le mariage homosexuel, je suis MadmoiZelle et je me bats au quotidien pour faire cesser tout ce sexiste à la mord-moi-l'bout qui gravite partout (entre autre, je mange aussi du chocolat, je fais des études tout ça... ma vie ne se résume pas seulement à 3 phrases mais là n'est pas la question).

    En agissant d'une telle manière, elles déclarent la guerre non pas au patriarcat religieux, mais à l'Eglise avec une majuscule, soit aux personnes elles-mêmes.
    Euh... juste entre nous... "Aimez vous les uns les autres" ça vous dit quelque chose ?

    Passons aux Antigones maintenant.
    La seule chose que j'ai à dire est la suivante :

    Lisez attentivement et réfléchissez : Antigone meurt parce qu'elle a une idée derrière la tête. Même l'amour et la prévention de ses proches ne l'ont pas fait réfléchir. Au final, elle est morte, son frère n'a pas tellement de pierre tombale et tout le monde est méga triste.

    C'est ça leur emblème ? Quelqu'un qui agit n'importe comment parce qu'une idée a germé dans son esprit et qu'elle ne prend pas un moment pour réfléchir à la portée de ses actes ?

    Je pense qu'elles sont coincées dans un cliché de "femmes parfaites". Après si elles le désirent, elles peuvent l'être. Après tout, l'égalité c'est aussi dans la liberté non ?
    Soyez parfaites, mais sans moi !

  • MiaChoutePétaflops
    MiaChoutePétaflops, Le lundi 31 mars 2014 à 14h19

    lovemachine;4462756
    C'est ça leur emblème ? Quelqu'un qui agit n'importe comment parce qu'une idée a germé dans son esprit et qu'elle ne prend pas un moment pour réfléchir à la portée de ses actes ?
    Moi ce qui me fait doucement rigoler c'est que pour des personnes qui se disent "filles de leurs pères, épouses de leurs maris, mères de leurs fils", donc qui défendent des valeurs familiales très fortes ... ben elles ont choisi comme emblème la fille incestueuse d'Oedipe et de Jocaste :moqueur:

    On rigole ou on rigole ? Tout de suite ça fait moins crédible si elles s'associent à la manif pour tous en scandant "un papa + une maman".

    Je pense sinon que Femen et Antigones = même combat, elles ont l'air également intolérantes. Exhorter les femmes à être "féminines" et à tenir leur rôle social (côté Antigones) ou regarder de haut une femme au foyer parce qu'elle est forcément "soumise" (côté Femen) ben ... c'est de la connerie et l'un n'est pas mieux que l'autre.

    Sinon j'aime pas non plus l'agressivité des Femen envers la religion catholique, je vois pas de quel droit elles viennent déranger des croyants dans leur lieu de culte (ce serait une mosquée ou une synagogue que ce serait pareil).

    Tu me diras je vois pas non plus de quel droit des meufs déguisées en communiantes viennent me dire que je n'ai pas d'identité hors de ma relation avec les hommes qui m'entourent :dunno: (note : après ça leurs récriminations sur le monde de l'entreprise sont incompréhensibles vu qu'elles veulent pas être cataloguée comme "amante de", "fille de" ou "femme de" dans le travail ... faudrait se décider).

    Enfin bref, à la limite ce qu'elles apportent c'est deux extrêmes qui perso me permettent d'affiner ma position au milieu. J'ai un peu moins l'impression d'être une féministe contre le reste du monde si les combats féminins sont plus médiatisées.

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