Trois animaux qui savent voler… enfin, presque

Il n’y a pas que l’être humain qui rêve de voler : les autres animaux coincés à terre aussi. Certains y mettent plus d’effort et d’ingéniosité que d’autres, et, parfois, c’est beau.

Trois animaux qui savent voler… enfin, presque

Les oiseaux font bien des envieux•ses, à s’envoler dans les cieux, planant sous un soleil de plomb tel l’aventurier Icare avant qu’il n’y laisse des plumes, ou à s’échapper dans un gracieux battement d’ailes vers d’autres sources de nourriture…

Heureusement qu’il y a l’autruche et le kakapo pour redonner à la marche à pieds ses lettres de noblesse.

Heureusement qu’il y a l’autruche et le kakapo pour redonner à la marche à pieds ses lettres de noblesse.

Mais nous autres bipèdes ne sommes pas la seule espèce animale titillée par une envie de plumes bien placée. D’autres animaux, que l’on aurait pourtant cru aussi terre à terre que nous (ou le kakapo), admirent cette incessante volonté de l’oiseau joli à défier chaque jour la gravité.

Sans compter que voler, c’est bien pratique pour échapper à des prédateurs, plonger sur une proie avec efficacité ou même draguer.

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Hélas ! Ce qui semble aussi simple qu’un battement d’ailes demande en vérité beaucoup d’efforts. Alors quand un animal destiné au plancher des vaches parvient à s’en extirper quelque peu, l’admiration est de rigueur. Veuillez donc applaudir…

Le serpent volant, le plus déroutant

Non, ne partez pas ! Le serpent aussi a le droit de tenter sa chance. D’ailleurs, que cela vous plaise ou non, le reptile est déjà partout : dans les vignes, dans les buissons, dans l’eau, sur l’eau, dans le désert, dans les arbres et parfois même dans votre lit ou vos toilettes.

Mais ce n’est pas de sa faute s’il se traîne une réputation de sale fourbe depuis une sombre histoire de pomme ! Le serpent est un petit curieux, c’est tout. Et il vous faut bien admettre que tout ce qu’il fait, il le fait avec classe et distinction.

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Le chrysopelea, ou tout simplement « serpent volant », est donc cette espèce ayant fait de sa tentative désespérée de vol tout un art. La vérité est qu’il ne vole pas vraiment, mais qu’il donne si bien le change qu’il s’est déjà fait prendre en photo en train d’onduler dans les airs.

Ceci dit, vous pouvez ranger votre parapluie : d’une, le serpent volant est de nature timide, et de deux, il conduit généralement ses expériences dans les forêts tropicales d’Asie ou d’Amérique du Sud.

Alors que fait-il, s’il ne vole pas ? Il tombe avec panache, façon Buzz l’Éclair. Après avoir pris un peu d’élan du haut d’une branche, il se jette dans les airs et fait prendre à son corps longiligne une forme incurvée de façon à ralentir sa chute. Un peu comme un parachute, en somme !

Alors que fait-il, s’il ne vole pas ? Il tombe avec panache.

Son poids léger et sa résistance à l’air lui permettent de contrer plus longtemps l’attraction de la Terre tandis qu’il ondule comme s’il nageait pour changer de direction.

Une technique plutôt impressionnante et qui lui permet de parcourir jusqu’à 100 mètres dans les airs ! Le seul problème semble être l’atterrissage qui, à en croire ses bruyantes rencontres avec des troncs d’arbres, n’est pas encore au point. Classe et distinction, vous dis-je. Ou à peu près.

La raie mobula, la plus acharnée

La prochaine candidate sur la liste est la raie mobula, alias le diable de mer ! Eh oui, un gros poisson qui aimerait bien voler. Inutile de jouer les étonné•es : depuis la petite sirène, on a bien compris que sous l’océan y a pas d’court-bouillon, pas d’soupe de poisson, pas d’marmiton — mais bon sang, qu’est-ce qu’on s’y facilite le transit intestinal.

Bref, la mobula se donne beaucoup de mal pour sortir la tête de l’eau.

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Et c’est d’autant plus épatant que nous ne parlons pas là d’une petite bête ! Ce type de raie peut dépasser les 5 mètres d’envergure et passer ainsi la barrière des 1 000 kilos. Alors imaginez un peu la masse formidable que ça donne quand elle s’attroupe à la surface avec ses congénères… ou plutôt, regardez, et admirez :

Non seulement l’énorme bestiole parvient à s’extirper des eaux en sautant, mais elle vise haut (parfois plus de deux mètres !) et reste longtemps dans les airs. À ce stade, les dauphins n’ont plus qu’à arrêter là avec les gentilles cabrioles et retourner se coucher, tandis que la mobula improvise un fabuleux — bien que court — vol acrobatique.

Au fond, la raie mobula n’est peut-être qu’un animal de plus qui rêve de toucher le soleil.

À l’heure actuelle, nous ne savons pas exactement pourquoi elle se donne autant de mal. Pourquoi ces exercices aériens subits qui peuvent durer 24h ? Les hypothèses sont nombreuses, de la technique de communication à une autre façon de chasser en passant par la tentative de drague.

Mais au fond, la raie mobula n’est peut-être qu’un animal de plus qui rêve de toucher le soleil (soupir).

Malheureusement, comme le serpent, l’atterrissage est toujours en cours de perfectionnement. Je vous dis pas le boucan quand quelques centaines de gros poissons d’une tonne font un plat en même temps.

L’écureuil volant, le plus (outrageusement) mignon

Enfin, retour sur les mammifères qui ont fait pas mal de progrès depuis Icare.

Après de longues recherches, il s’avère que l’animal à poils qui aurait la capacité de voler la plus grande n’est pas le chat qui retombe sur ses pattes — auquel on a attaché une tartine de confiture dans le dos qui tombe toujours du mauvais côté — mais l’écureuil (et laissez tomber l’expérience avec le chat, ça ne marche pas) !

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Une quarantaine d’espèces différentes d’écureuils peuvent se targuer de savoir voler (ou presque). Souvenez-vous, je vous avais parlé du polatouche… mais il est loin d’être le seul ! Et ils sont tous terriblement mignons.

Vif comme une souris, en deux secondes il a sauté, déployé la membrane qui lui sert de parachute et sa petite queue touffue en guise de gouvernail, et pouf ! Il s’est posé dix arbres plus loin.

Vous trouverez des écureuils volants en Amérique du Nord, du côté de la Sibérie, et dans certains pays du Nord de l’Europe. Mais n’essayez pas d’en attraper un… non seulement c’est malpoli, mais en plus vous risqueriez de vous taper la honte tellement l’animal maîtrise le décollage, le vol et l’atterrissage.

Vif comme une souris, en deux secondes il a sauté, déployé la membrane qui lui sert de parachute et sa petite queue touffue en guise de gouvernail, et pouf ! Il s’est posé dix arbres plus loin.

D’accord, il ne bat pas tout à fait des ailes et ne fait encore que retarder la chute… mais avouez que c’est le parachute le plus adorable que vous ayez jamais vu. Et un jour, oh oui, un jour, il volera pour de vrai.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Castors
    Castors, Le 4 juillet 2016 à 8h37

    J'ai ri. Beaucoup :rire:! L'écureuil volant me rappelle celle dont Scrat tombe amoureux dans l'Âge de glace 3 (celle qui lui pique son gland/ sa noisette, oui oui :cretin:)

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