Ces trucs qui m’angoissent au supermarché

Quand elle a des courses à faire, Sophie-Pierre Pernaut angoisse pendant des heures... Voici pourquoi !

Ces trucs qui m’angoissent au supermarché

Initialement publié le 30 avril 2012

La vie d’adulte, c’est bien, mais parfois, ça pue. Quand j’ai des papiers administratifs à remplir, des rendez-vous à la CAF, que je fais mes comptes ou que mon périmètre de rangement s’étend à d’autres pièces que ma chambre, il m’arrive de vouloir redevenir gosse. Pire que tout, il y a quelque chose d’inhérent à la vie d’adulte qui me rend dingue : faire les courses.

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Avant, on envoyait nos parents mais aujourd’hui, lorsqu’il ne reste qu’un yaourt périmé depuis 3 mois dans le frigo (« 3 mois ? Une broutille », te dirait Alfrédette), il faut bien se résoudre à se rendre à l’hypermarché le plus proche. Un plaisir pour certains, une source d’angoisse pour d’autres.

Mon frigo étant vide et me retrouvant dans l’obligation d’aller faire un tour au Jonction Marché du coin, j’ai décidé de lister les petites choses qui me foutent les intestins en vrac quand je vais faire mes grosses commissions*.

(*Voilà voilà)

Les portes tournantes

J’ai quelques petites névroses, parmi lesquelles les portes en tourniquet. J’abhorre les portes tournantes pour plusieurs raisons :

  • Trop lentes, elles me donnent envie de tambouriner sur la vitre en criant « Je veux sortiiiir ». Sauf que si je tambourine…
  • Elles s’arrêtent quelques secondes, et j’ai peur qu’elles tombent en panne pour toujours.
  • Lorsqu’elles sont trop rapides, j’ai peur de n’avoir jamais le temps de me faufiler pour en sortir.

Du coup, je préfère les hypermarchés aux portes coulissantes ; si je flippe qu’elles ne se referment sur moi, je n’ai qu’à presser le pas pour abréger mon calvaire.

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L’angoisse des rayons bondés

Si, tout comme moi, vous avez tendance à oublier qu’il ne faut jamais faire ses courses un samedi après-midi sous peine de mort par asphyxie, vous avez sûrement dû connaître le syndrome du « mékeuchuicon » en franchissant les portes du magasin. Le samedi après-midi, c’est comme si tout le monde venait faire ses courses. Surtout :

  • Les retraités, qui ont tout de même la totalité de la semaine pour les faire (mais après tout, ils font ce qu’ils veulent et ils ont autant le droit d’être là que toi)
  • Les parents accompagnés de leur marmaille qui court dans tous les sens, de préférence avec un mini-caddie parce que « Hihihi c’est trop rigolo de faire les courses et de mettre des Kinder et des Barbie dans un caddie à ma taille ». C’est marrant, certes, mais pas plus de dix minutes, après lesquelles ces adorables têtes blondes préfèrent largement s’amuser à foncer dans les fesses des gens sous les gronderies de leurs parents (« Chaton, arrête d’embêter la dame, tu vois bien qu’elle est énervée »).

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Tu dois alors te faufiler dans les rayons en évitant les obstacles matériels (« Oh tiens, j’en veux plus de ce sachet de gruyère, j’vais le jeter par terre », se dit l’individu malpoli) et humains (il serait terriblement malvenu de rouler sur un enfant, aussi pénible soit-il).

Une manoeuvre rendue bien compliquée par…

Le caddie, cet instrument de la mort

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Le caddie, cette infamie. Lourd et souvent mal entretenu, ses roues arrières sont généralement bloquées et t’obligent à faire un dérapage incontrôlé à chaque virage tel un Philippe Candeloro bourré à qui on aurait filé des rollers et qui essaierait d’évoluer sur une patinoire parsemée de gravier.

Sans oublier qu’on y trouve souvent des petits restes de courses du client d’avant : un bout de laitue, une liste de course, de la sueur sur les poignées… le rêve américain, quoi.

Les articles qu’on voudrait bien cacher

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Tu viens de faire un petit tour discret du côté des gadgets sexuels afin de faire l’acquisition de préservatifs phosphorescents, à paillettes, avec fonction haut-parleur pour diffuser le refrain de Boogie Wonderland à chaque coup de bassin et munis d’un petit moteur rotatif pour une ambiance boule à facettes*, quand soudain, ton grand-père s’avance vers toi pour te saluer et remarque le seul article dans ton caddie presque vide.

Alors certes, ton grand-père se doute bien que tu as commencé à connaître les joies de la chair, mais tout de même. Ça peut être gênant.

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Variante : croiser la personne avec qui tu flirtes sévèrement et que tu as invitée chez toi le soir même avec ces préservatifs bien en évidence dans ton panier, ce qui brise tout suspense quant à tes attentes pour la soirée.

*Rappelle-moi de déposer un brevet.

La file d’attente contorsionniste

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Devant toi, quatre ou cinq caddies. Pour ne pas te faire piquer ta place, tu dois bien évidemment te mettre derrière eux. Sauf que tu bloques le passage entre les caisses et les rayons et que deux flots convergents de clients arrivent de chaque côté de ta personne, t’obligeant à te pousser. Une situation, quatre possibilités :

  • Soit tu joues bien ton coup et te faufiles légèrement sur le côté
  • Soit tu recules un peu pour laisser passer les gens et te fais doubler par quelqu’un d’autre
  • Soit tu ne décides de faire comme si tu ne voyais pas que tu gênais et restes à ta place, le port altier, des oeillères invisibles protégeant tes yeux
  • Soit tu hésites entre ces trois possibilités et décides de te casser, laissant ton caddie en plan.

La caisse prioritaire, première sur le stress

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Tu n’as pas fait gaffe et t’es installée à la caisse prioritaire ? Tu vas danser dans ton slip. Parce qu’entre les personnes âgées (qui peuvent se vexer que tu les estimes suffisamment âgées pour les laisser passer devant toi) et les femmes enceintes pas forcément enceintes, qui ont peut-être simplement un problème d’aérophagie et s’étonneront que tu veuilles leur laisser la priorité, la caisse prioritaire est l’endroit du magasin le plus riche en potentiels incidents diplomatiques.

L’hôte de caisse qui va trop vite

Après David contre Goliath, le passage en caisse te confronte à une nouvelle forme de duel : le combat Bip Bip VS Doc Gynéco. Bip Bip étant bien entendu l’hôte de caisse qui passe tes articles plus vite que son ombre, les faisant s’accumuler devant toi, toute désemparée avec ta quinzaine de sacs que tu es encore en train d’essayer d’ouvrir à grands coups d’index mouillés de salive. A la fin, il y a des chances pour qu’il t’annonce le prix et te regarde avec insistance jusqu’à ce que tu introduises ta carte dans le terminal de paiement, même si les 3/4 de tes courses ne sont pas encore rangés.

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Mais pardonnons-leur cette faculté à stresser le client : pour avoir effectué ce job tous les week-ends pendant trois ans, je peux vous dire qu’on met aux hôtes et hôtesses de caisse une petite pression pour qu’ils soient les plus rapides possible.

Et toi, quels sont les trucs qui te terrorisent quand tu fais tes courses ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Firstnamelastname
    Firstnamelastname, Le 13 février 2014 à 19h14

    Mon stress premier est celui du blocage dans les rayons. Je suis toujours un peu pressée quand je fais mes courses, je sais ce que je veux, je perds pas de temps, c'est presque machinal. Mais lorsque je suis encerclée de caddies dans un rayon, je passe en mode anxiété sociale. Même en marmonnant un 'pardon', si personne ne fait d'effort pour bouger un peu son caddie pour me laisser passer, j'explose d'un grand soupir de connasse quitte à faire le tour par le rayon suivant pour arriver au bout de rayon qui m'intéresse, plutôt que de demander gentiment aux personnes si je peux passer.

    Je ne suis pas fière.

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