« American Gods » par Neil Gaiman — Références de l’imaginaire

American Gods, par Neil Gaiman, va être adapté en série télé. L’occasion de revenir sur cet excellent roman de fantasy, et tout ce qui en a fait une référence en littératures de l’imaginaire !

« American Gods » par Neil Gaiman — Références de l’imaginaire

On a parlé d’heroic fantasy avec L’Assassin Royal de Robin Hobb. De science-fiction et de cyberpunk avec Philip K. Dick… Et même de légendes arthuriennes avec Le Cycle d’Avalon ! À présent, pour tenter de vous faire découvrir une nouvelle référence en matière de littérature de l’imaginaire, j’avais pensé à parler steampunk… Mais une petite nouvelle vient de tomber, qui m’a fait penser qu’il était temps de s’intéresser à un célèbre roman de fantasy urbaine.

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Je pense à American Gods, un best-seller signé Neil Gaiman, lui-même considéré comme un maître de la fantasy urbaine, et qui va prochainement être adapté en série ! Vous ne voyez pas en quoi c’est une bonne nouvelle ? (Ni de quoi je parle avec ma « fantasy urbaine » ?) Pas de panique : vous allez vite comprendre.

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Et pour ce faire, nous partons de ce pas en road trip à travers les États-Unis ! Car c’est dans le Nouveau Monde que Neil Gaiman a parsemé dieux et héros issus de mythologies du monde entier… Et qu’il les a fait renaître dans toute leur splendeur (ou presque) le temps d’une épique bataille.

American Gods, fantastique immersion dans la mythologie urbaine

Nous sommes au XXIème siècle, quelque part en Amérique du Nord. Shadow (Ombre en VF) sort de prison, pour apprendre coup sur coup que sa femme chérie est morte dans un accident, et qu’elle le trompait avec son meilleur ami — lui aussi décédé dans des circonstances troublantes. Incapable de réagir, le stoïque jeune homme saute néanmoins dans le premier avion pour se rendre à l’enterrement, peu certain de la suite.

Mais c’est qu’il n’aurait jamais pu l’imaginer, la suite. Car c’est dans ce même avion qu’il fait la rencontre d’un étrange personnage qui se présente sous le nom de Wednesday (Voyageur en VF). Très sûr de lui, celui-ci propose à Shadow de l’engager comme assistant personnel, sans trop préciser ce qu’il attend de ses services…

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Malgré tout, nouvel homme libre et sans but, Shadow accepte l’offre et, une fois l’accord scellé à l’hydromel, se retrouve aussitôt embarqué dans un road trip à travers les États-Unis. Le but ? Accompagner son nouvel employeur à la rencontre de personnages au moins aussi énigmatiques que ce dernier… Et qui s’avèreront être les dieux anciens de mythologies oubliées, débarqués en Amérique il y a des siècles avec les premier•e•s migrant•e•s. Oui, rien que ça.

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Malheureusement, ces divinités de temps anciens se fondent dans le décor à mesure que s’étendent les nouvelles divinités du monde moderne — Internet, télévision, médias… N’ayant eu d’autre choix que de s’adapter à une nouvelle société qui a tout oublié de leur grandeur passée, les Anciens Dieux écoutent d’abord avec réticence Wednesday leur parler de dernière guerre contre les Nouveaux Dieux. Avant de finalement entraîner Shadow dans un conflit mythologique qui le dépasse…

Et lui, quel est son rôle parmi ces dieux qui semblent le reconnaître ?

Pourquoi American Gods est-il une référence ?

Publié pour la première fois aux États-Unis en 2001, American Gods a depuis accumulé les prix littéraires. Il faut dire que ce gros roman, particulièrement dense et foisonnant, a quelque chose de fascinant dans le nombre d’histoires qu’il parvient à tisser ensemble pour ne plus en faire qu’une seule. Aux premiers chapitres, vous avez l’impression que vous ne vous y retrouverez jamais dans tous les personnages, toutes les références, ou même toutes les chronologies ? Ne vous en faites pas, tout aura un sens quoi qu’il arrive : c’est là tout le talent de Neil Gaiman, conteur avant tout.

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Et vous y reviendrez ! La richesse de l’univers qu’il a créé est telle que vous noterez un nouveau détail, un autre non-dit, à chaque nouvelle lecture. Depuis Neverwhere, l’auteur avait largement prouvé que la fantasy urbaine était son genre de prédilection.

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C’est Ricky Whittle qui a été choisi pour incarner Shadow !

Car par « fantasy urbaine », on entend bien l’introduction subtile d’éléments fantastiques dans notre si réaliste quotidien. Et Gaiman, lui, par « éléments fantastiques », il entend dieux égyptiens, hindous, scandinaves, africains, slaves… venus peupler l’Amérique en même temps que les humains qui les vénéraient. Si vous ne deviez choisir qu’un roman de fantasy urbaine pour commencer, avouez qu’une fresque mythologique de l’Amérique a quelque chose de séduisant.

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Après ça, il n’y aura plus qu’à voir quel acteur jouera le dieu africain Anansi, et quelle actrice se glissera dans la peau de la Reine de Saba. Rien que ça.

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