Adopte un trader victime de la crise financière

Depuis que la crise financière les a secoués, les traders new-yorkais, d’ordinaire l’allure fière, sont dépourvus de tout repère. Leur poil d’alors si soyeux n’est plus qu’un amas de laine mal peignée, et de leur derme hâlé hier encore ne subsiste qu’une peau grise, non protégée par des onguents sublimateurs. Est il possible de laisser […]

Adopte un trader victime de la crise financière

Depuis que la crise financière les a secoués, les traders new-yorkais, d’ordinaire l’allure fière, sont dépourvus de tout repère. Leur poil d’alors si soyeux n’est plus qu’un amas de laine mal peignée, et de leur derme hâlé hier encore ne subsiste qu’une peau grise, non protégée par des onguents sublimateurs.

Est il possible de laisser la situation aller à vau-l’eau ?
Non. Il ne se peut.

Pourquoi ? Car sans traders new-yorkais, plus de rêve américain, et finie la figuration pas chère pour les films d’Eddy Murphy. Le monde veut croire encore au cliché du fourmillement en costume gris, au fantasme du jeune et beau boursicoteur qui nous accorderait une soirée entre deux réunions à l’autre bout du pays. Si les traders disparaissent, c’est toute une catégorie de femmes qui va se retrouver esseulée, périmée, et immuno-dépressive.
« Qui ?« , entends-je au fond. Eh bien, toutes les Miranda Hobbes qui perdent, en sus de leurs stock-options, leur stock de fuck-buddies préférés, toutes les poulettes en voyage « scolaire » (tu peux mimer les guillemets si tu es du genre à kiffer les effets de manche) aux Etats-Unis. La crise financière va engendrer le plus gros krash sexuel jamais vécu !

Pour parer à l’impensable, parraine ton trader !

Puisque la situation est down, profitons de la faiblesse de nos sujets pour les attirer dans nos français filets*. Le trader est seul, il travaille beaucoup, et depuis samedi dernier il a peur.
Ses parents le voient comme une Réussite avec le R majuscule, il ne veut pas aller les emmerder à dormir chez eux quelques jours, là-bas dans le New Jersey, juste parce qu’il se réveille en sursaut avec la sensation que la courbe du CAC lui transperce les chairs.
Mais c’est si dur de ne plus ressentir l’adrénaline d’un pari dangereux, si long de jouer petit alors qu’hier encore, j’avais 20 ans je caressais le temps et jouais de la vie comme on joue de l’amour… Shit motha fucka shit, le trader déprime au point de chanter du Aznavour, c’est trop ballot, il faut mettre à profit notre célibat et notre volonté d’aider.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard, liguons-nous contre ce gâchis ! Créons un groupe Facebook : « Adoptons les traders beaux gosses victimes de la crise financière pour leur remonter le moral et plus si affinités » (échange de MSN sous conditions d’éligibilité, faut pas déconner, on n’est pas l’Armée du Salut non plus).

*en français dans le texte

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ascadelia
    Ascadelia, Le 26 octobre 2008 à 18h08

    bon si c'est pour une bonne cause je veut bien me dévouer...
    je vais lui redonner de la joie de vivre à mon petit trader new-yorkais vous allez voir!!:fleur:

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