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Politique

Proche d’Emmanuel Macron et condamné pour violences conjugales, Jérôme Peyrat se fait une place aux législatives

La candidature aux législatives de Jérôme Peyrat, ex conseiller d’Emmanuel Macron, mais aussi condamné pour violences conjugales en 2020, fait des remous côté LREM. Un cas embarrassant alors que l’égalité femmes-hommes est toujours censée être la grande cause du nouveau quinquennat.

Condamné pour violences conjugales… et maintenu malgré tout.

Le cas Jérôme Peyrat est-il en passe de devenir un symbole de l’impunité des hommes accusés de violences sexistes et sexuelles ? Des voix s’élèvent dans les rangs de LREM pour protester contre cette investiture, en témoigne le communiqué de militants de plusieurs comités en Dordogne. Ces derniers protestent contre le fait que l’actuelle députée de la circonscription, Jacqueline Dubois, ne va pas être réinvestie par le parti : « Pourra-t-il défendre la grande cause du quinquennat, justement celle des femmes ? »

La parlementaire envisage toutefois de présenter malgré tout sa candidature.

Un proche de Macron, mis en retrait après sa condamnation… et rapidement réhabilité

Mais si l’affaire crée autant de remous, c’est aussi à cause des casseroles judiciaires que traîne Jérôme Peyrat. Un candidat gênant, et un silence de la part de la tête de son parti qui l’est encore plus.

Les faits ont eu lieu en décembre 2019 : suite à une dispute en voiture, l’ex-compagne de Jérôme Peyrat aurait arraché ses lunettes, et, essayant de la « maîtriser » selon ses dires, il lui aurait asséné un « coup au menton ». Il avait alors démissionné de son poste de conseiller au cabinet d’Emmanuel Macron. En septembre 2020, il avait été condamné à 3000 euros d’amende avec sursis.

Mediapart souligne dans un article détaillé que le principal intéressé a grandement minimisé son geste, et que le certificat médical de l’ex compagne de Jérôme Peyrat fait état d’« une douleur au niveau de la mâchoire “avec limitation de l’ouverture de bouche”, “un hématome de la face vestibulaire de la lèvre inférieure droite”, ainsi qu’“un syndrome de stress et d’anxiété post-traumatique à surveiller pendant une période minimale de trois mois” ».

La mise en retrait de Jérôme Peyrat aura été de courte durée : en janvier 2021, il est revenu par la grande porte, devenant conseiller politique à la délégation générale du parti.

Quel signal le parti d’Emmanuel Macron envoie-t-il lorsqu’il choisit d’investir un homme, non pas accusé ou soupçonné, mais bien condamné par la justice pour violences conjugales ? Alors que l’affaire Taha Bouhafs, qui est accusé de violences sexuelles, a montré qu’un parti pouvait réagir de façon rapide et mesurée pour recueillir la parole des victimes présumées et demander la mise en retrait du candidat, l’affaire Jérôme Peyrat montre une toute autre méthode.

Maintenir coûte que coûte un candidat reconnu coupable, persister à ignorer les protestations des militants du parti n’est pas juste une marque d’impunité, c’est aussi envoyer le signal que les personnalités politiques peuvent s’accommoder d’exemplarité.

À lire aussi : Qui veut faire taire le mouvement #MeTooPolitique ?

Crédit photo : Clapra, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Violences conjugales : les ressources

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez est victime de violences conjugales, ou si vous voulez tout simplement vous informer davantage sur le sujet :


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Les Commentaires
4

Avatar de Guerriere-75
17 mai 2022 à 09h24
Guerriere-75
Franchement ca me dégoute un homme condamné pour violence conjugale mais qui se présente c est tellement grave il doit être interdit de se présenter
@Aichathegypsy je suis entièrement d accord avec toi ils font des leçons aux autres partis politiques , mais ils ferme les yeux quand ca ce passe chez eux
@Cerna ta entièrement raison le violeur de Darmanin est toujours dans le gouvernement , Peyrat qui frappe une femme se présente aux législatives
mais de Rugy a était viré pour des Fruits de mer .
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Voir les 4 commentaires

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