Le Pass Culture est disponible ! Voici tout ce qu’il faut savoir

La ministre de la culture Françoise Nyssen a annoncé les modalités du Pass Culture, qui devrait arriver pour le premier trimestre 2019.

Le Pass Culture est disponible ! Voici tout ce qu’il faut savoir

Publié le 26 juin 2018.
Mis à jour le 4 février 2019 par Juliette Geenens.

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a précisé le 25 juin les modalités du Pass Culture, comme le relate Le Monde.

Cette application mobile dont t’avait parlé Lucie alors qu’elle était en projet, a pour but d’« encourager à la découverte et la diversification des activités culturelles ».

Depuis le 1er février, il est désormais disponible dans 5 départements français : en Seine-Saint-Denis, dans Bas-Rhin, dans l’Hérault, dans le Finistère ainsi qu’en Guyane.

Les jeunes résidants dans ces zones doivent s’inscrire sur le site passe.culture.fr pour bénéficier de cette mesure.

Un tutoriel est proposé pour t’expliquer comment télécharger, installer et utiliser l’application, juste ici.

500€ pour les jeunes de 18 ans

Ce pass est accessible pour les jeunes de 18 ans. Il donne accès à de multiples offres culturelles : sorties, pratiques artistiques, tourisme culturel, jeux vidéo, abonnement presse et offres numériques, entre autres.

À travers une application mobile, les jeunes de 18 ans seront crédités de 500€ le jour de leur majorité.

Dans la volonté de diversifier les pratiques culturelles, un plafond pour certains types de dépenses devait être mis en place.

Concernant les objets culturels, les livres, les DVD et les instruments, leur valeur d’achat ne peut pas dépasser 200 euros.

Il ne devrait pas y avoir de limite cependant pour les activités culturelles : il sera possible d’utiliser l’intégralité du pass pour s’inscrire à un cours de musique ou pour le théâtre, par exemple.

France Info précise que les services proposées par Netflix, Amazon mais aussi Apple ne sont pas éligibles au Pass Culture.

Les jeux vidéo compris dans le Pass Culture

Les jeux vidéo seront bel et bien pris en compte dans le Pass Culture, mais seuls ceux développés en France ou en Europe, rapporte Midi Libredans un article datant du 3 février 2019.

Il sera donc impossible de dépenser l’argent du Pass Culture pour s’offrir Zelda, les opus de GTA ou de Far Cry.

Le Pass Culture en phase d’expérimentation

L’expérimentation a été menée sur 400 volontaires, et devait être ouverte à la rentrée à 10 000 jeunes. Elle a été reportée au 1er février 2019.

L’idée est d’améliorer l’algorithme, qui fonctionne entre autres sur la géolocalisation pour mettre en avant les petites structures culturelles locales.

À terme, 50 000 jeunes seront concernés par le Pass Culture a affirmé le ministre de la Culture, Frank Riester au Journal du Dimanche, le 1er décembre 2018.

Un budget conséquent pour ce Pass Culture

Le budget est estimé à 500 millions d’euros par an. 80% de celui-ci devrait provenir de secteurs privés, les 20% restants seraient donc financés par l’État.

La ministre indique que la gratuité « est essentielle à l’équilibre économique du Pass ». Les partenaires culturels devraient pouvoir proposer des gratuités ou des rabais, pour participer à ce projet.

Une start up d’État pour mener le projet Pass Culture à bien

Le Pass Culture devait être porté une association dont le rôle était notamment de trouver des partenaires ou de régler les problèmes juridiques et techniques liés à l’application.

Finalement, l’application est développée et gérée par la Start-up d’État Pass CultureIl s’agit de la première start-up fondée par le gouvernement. Elle est placée sous la tutelle du ministère de la Culture.

Le Passe Culture te tente ? Viens en parler !

Et toi, que penses-tu de ce Pass Culture ? Envisages-tu de l’utiliser ? Et pourquoi faire ?

Si tu souhaites expliquer comment tu comptes profiter du Pass Culture, je t’invite à envoyer un mail à jaifaitca [at] madmoizelle [point] com avec l’objet : « Mon Pass Culture ».

Tu peux répondre à ces questions pour te guider, mais n’hésite pas à écrire ce que tu souhaites raconter surtout. Sens-toi libre !

  • Quel âge as-tu ?
  • Où habites-tu ?
  • Que fais-tu dans la vie ? (études, travail, activité, hobbies…)
  • Consommes-tu de la culture ? Pas du tout, un peu, beaucoup, tout le temps ?
  • Si tu en consommes, quel type de culture ?
  • Quand et où as-tu entendu parler du Pass Culture ?
  • Tu penses utiliser le Pass Culture, pourquoi ?
  • Comprends-tu le fonctionnement du Pass Culture ? Si non, quelles améliorations devraient être faites selon toi ?
  • Pour quelles activités / quels objets culturels vas-tu dépenser l’argent du Pass Culture ?
  • Que penses-tu de cette initiative de la part du ministère de la Culture en quelques mots ?

Tu peux aussi me donner ton avis dans la rubrique des commentaires !

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Mathilde Trg

Mathilde Trg

Relectrice « zéro faute » hors-pair, Mathilde est aujourd’hui l’interlocutrice des maisons d’édition désireuses de faire connaitre leurs œuvres sur madmoiZelle. Elle est aussi obsédée par les e dans l’o (œ) que par Orelsan (à toi de juger ce qui est le plus grave), et prononce les noms espagnols avec l’accent.

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Commentaires

grenouilleau

Alors pour celleux que ça intéressent, le résultat de ce Pass culture après expérimentation est nul, je pense que le mot est adapté.
Article Médiapart (payant) sur le sujet, je cite quelques passages :
"Festival de Besançon : 1. Centre dramatique national d’Aubervilliers : 4. Musée des Beaux-Arts de Quimper : 0. Théâtre du Maillon de Strasbourg : 12. Ces chiffres correspondent au nombre de jeunes qui sont allés dans ces structures culturelles grâce au pass Culture"

"À mi-mandat, le bilan du pass, qui est expérimenté depuis février dans 14 départements, est en effet un échec cuisant. Lors de la venue d’Emmanuel Macron à Ornans, en juin dernier, pour vanter la mise en place de sa promesse électorale, l’équipe du pass a dû trouver, la veille, des jeunes pour les former en quelques heures au maniement de l’application.
Devant le Conseil national des professions du spectacle, le 23 octobre, Damien Cuier, président de la SAS – société par actions simplifiée – Pass Culture (appartenant à 70 % à l’État et à 30 % à la Caisse des dépôts et consignations), a donné aux représentants du secteur les premières tendances. Elles sont alarmantes : seuls 25 000 jeunes sont inscrits, et ils ont en moyenne dépensé 100 euros sur les 500…
Ces chiffres n’étonnent aucun acteur du secteur : « Le pass, c’est une vision purement consumériste de la culture. Ce n’est pas en donnant de l’argent que les jeunes vont aller à la culture : l’envie de faire des sorties culturelles, ça ne se décrète pas, affirme François Aymé, président de l’Association française des cinémas d’art et essai, qui réunit 1 200 salles en France. La gravité du pass, c’est que ça ne fait qu’amplifier les pratiques culturelles existantes. Celui qui va toujours voir le même type de films le fera encore plus. » "

Encore de l'argent public mal géré donc :
"Sans compter que le pass vient en doublon de dispositifs déjà existants : « Nous avons reçu une quarantaine de jeunes par le pass Culture, alors qu’avec le pass Campus de l’université, nous avons eu 4 500 places réservées », explique Chrystèle Guillembert, directrice des relations avec le public du Théâtre national de Strasbourg.
Au total, à la fin de l’été, on compte seulement un million d’euros de dépenses culturelles des jeunes liées au pass. Pourtant, dans le budget 2019, le coût du pass est de 34 millions d’euros. Comment justifier un tel fossé entre les dépenses et le coût de fonctionnement, au-delà de l’investissement technologique ?"

"Il n’empêche : officiellement, le projet doit avancer et poursuivre son expérimentation sur de nouveaux territoires. La nouvelle équipe du pass, mise en place cet été, est prête. À l’origine, le plan était de confier la présidence de la SAS à Éric Garandeau, mais la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a statué contre. Cette dernière estimait impossible que le même Éric Garandeau puisse juger le travail accompli ces derniers mois par son équipe de consulting… En lot de consolation lui a été confié le poste de conseiller du président de la SAS, aux côtés de Damien Cuier.

"Le choix des territoires où s’expérimente le dispositif repose ainsi sur des soubassements politiques. À quelques mois des élections municipales, le pass est devenu un outil de séduction des maires de droite pour leur faire rejoindre LREM. Franck Riester, issu du parti de centre-droit Agir, a été installé rue de Valois en partie à cette fin. C’est ainsi que le pass vient d’être lancé dans les Ardennes, où le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon (LR), devrait se présenter sous étiquette LREM. À Nevers (Nièvre), l’installation du pass est venue récompenser le maire sortant Denis Thuriot, investi en juin par LREM."
 

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