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Source : Capture d'écran Youtube
Société

Narges Mohammadi, lauréate du Nobel de la paix 2023, privée de soins car elle refuse de porter le voile

La militante iranienne a été nobélisée en octobre « pour son combat contre l’oppression des femmes en Iran et sa lutte pour promouvoir les droits humains et la liberté pour tous ». Arrêtée à 13 reprises, condamnée cinq fois à un total de 31 ans de prison et 154 coups de fouet, et à nouveau incarcérée depuis 2021, Narges Mohammadi est l’une des principales figures du mouvement « Femme, Vie, Liberté » en Iran.

Pas de soins sans foulard. L’Iran aurait bloqué pour la deuxième fois le transfert à l’hôpital de la militante et journaliste Narges Mohammadi, détenue dans une prison de Téhéran, parce que cette dernière refusait de se couvrir la tête. C’est du moins ce qu’affirme sa famille sur Instagram : « Elle est prête à risquer sa vie en ne portant pas le hijab forcé, même pour un traitement médical ». 

La lauréate du Prix Nobel de la paix 2023, 51 ans, requerrait pourtant des soins urgents pour des troubles cardiaques et pulmonaires.

Interdite d’infirmerie

« Le 29 octobre, le directeur de la prison a annoncé que, conformément aux ordres des autorités supérieures, il était interdit de l’envoyer à l’hôpital cardiaque sans foulard, et son transfert a été annulé pour la deuxième fois » peut-on lire dans le message posté par ses proches. Narges Mohammadi n’aurait pas non plus eu l’autorisation d’être transférée à l’infirmerie du centre pénitentiaire.

Une équipe médicale a donc été dépêchée lundi dans l’aile réservée aux femmes de la prison, pour l’ausculter et effectuer une échocardiographie. Comme le relate Libération, ces examens ont révélé une « pression pulmonaire élevée » et des veines qui ne sont « pas en bon état ». La famille de la lauréate estime que les troubles cardiaques et pulmonaires dont souffre leur proche nécessitent des soins rapidement.

À lire aussi : Mahsa Amini et le mouvement des femmes en Iran reçoivent le prix Sakharov

Le 1ᵉʳ novembre, la militante iranienne avait réussi à faire passer un message en cachette depuis sa cellule, lu par sa fille et publié sur Instagram. Narges Mohammadi exprimait sa « gratitude la plus sincère » au comité l’ayant nobélisée et pointait du doigt le hijab obligatoire comme « la source principale de contrôle et de répression dans la société, visant à maintenir et à perpétuer un gouvernement religieux autoritaire ».


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