Les Oscars 2021 réussiront-ils l’exploit d’être aussi sinistres que les César ?


La 93e cérémonie des Oscars se tiendra le 25 avril prochain et son organisation devra prendre en compte la pandémie. Alors, cette édition parviendra t-elle à être encore plus déprimante que celle des César ?

Les Oscars 2021 réussiront-ils l’exploit d’être aussi sinistres que les César ?

Rappelez-vous : le 31 décembre 2020, le monde entier se réjouissait à l’idée de tourner la page d’une année merdique, dont le seul attrait avait sans doute résidé dans le retour du jogging peau de pêche.

Seulement voilà, 2021 est pour le moment à l’image de la précédente : à chier.

Surtout pour le secteur de la culture, que le gouvernement persiste à qualifier de non-essentiel. Ainsi, les cinémas, les théâtres, les musées demeurent indéfiniment fermés. La cérémonie des César, le 12 mars dernier, portait d’ailleurs bien les stigmates d’une année compliquée. 

Une salle déprimée, une crispation absolue et une réception molle, voire très critique de la part du public et des médias, on ne va pas se mentir : c’était plutôt l’enfer.

La cérémonie des Oscars nous foutra t-elle autant le cafard, le 25 avril prochain ?

Voilà comment se dérouleront les Oscars 2021

Alors que les Golden Globes, qui se sont déroulés virtuellement le le 28 février dernier à Los Angeles, ont réalisé des audiences plus que médiocres, pour ne pas dire catastrophiques avec avec 6,9 millions de téléspectateurs contre 18,4 millions en 2020, c’est au tour des Oscars de trouver une parade pour célébrer le septième art, tout en respectant les mesures sanitaires.

D’après le magazine Variety, la cérémonie des Oscars 2021 ne se tiendra pas seulement au Dolby Theatre comme à l’accoutumée, mais aussi à la gare Union Station de Los Angeles, à savoir en plein air.

Une idée plutôt maline, sur le papier, pour éviter les contaminations et permettre plus de décontraction.

Seulement voilà, le reste se corse.

En effet, pour réduire le nombre de participants à la cérémonie, les nommés pourraient à priori annoncer et remettre les prix eux-mêmes.

Par ailleurs, les participants seront masqués et ne pourront être qu’en petit nombre. Adieu également au traditionnel tapis rouge parsemé de dizaines de personnalités radieuses, adieu aussi à l’éternel déjeuner des Oscars. 

On craint, finalement, que cette cérémonie ressemble peu ou proue à celle des César, lors desquels seules quelques stars étaient présentes, et bien évidemment séparées d’au moins un mètre, et où l’ambiance avoisinait les -1000.

Ceci dit, si l’on compte sur les capacités de showmen des Américains, il est possible que la cérémonie des Oscars soit un peu moins déprimante que son homologue français.

Cependant, si l’on ne donne pas dans le faux-semblant, il est tout aussi possible d’imaginer que l’ambiance ne sera pas au rendez-vous, avec un nombre de performeurs limités, des stars absentes, des masques, le tout pour acclamer des films qui n’ont eu que peu de temps pour briller en salles.

Bref, on prédit que ça sera quand même un peu la déprime. Mais réchauffons-nous un peu le cœur : le principal demeure de célébrer le cinéma. Ou du moins ce qu’il en reste…

Quels seront les nommés aux Oscars 2021 ?

Cette année, vous n’aurez pas pu vous délecter d’une grande partie des films nommés aux Oscars, à cause de la pandémie ?

Heureusement, grâce à Netflix, vous aurez tout de même pu voir Mank ou Les Sept de Chicago.

Vous avez loupé la liste des nommés, sortie lundi 15 mars ? La revoilà, au complet :

Meilleur film

● The Father de Florian Zeller
● Judas and the Black Messiah de Shaka King
● Mank de David Fincher
● Minari de Lee Isaac Chung
● Nomadland de Chloé Zhao
● Promising Young Woman d’Emerald Fennell
● Sound of Metal de Darius Marder
● Les Sept de Chicago d’Aaron Sorkin

Meilleure réalisation

● Drunk de Thomas Vinterberg
● Mank de David Fincher
● Minari de Lee Isaac Chung
● Nomadland de Chloé Zhao
● Promising Young Woman d’Emerald Fennell

Meilleure actrice

● Viola Davis dans Le Blues de Ma Rainey
● Andra Day dans The United States vs. Billie Holiday
● Vanessa Kirby dans Pieces of a Woman
● Frances McDormand dans Nomadland
● Carey Mulligan dans Promising Young Woman

Meilleur acteur

● Riz Ahmed dans Sound of Metal
● Chadwick Boseman dans Le Blues de Ma Rainey
● Anthony Hopkins dans The Father
● Gary Oldman dans Mank
● Steven Yeun dans Minari

Meilleure actrice dans un second rôle

● Maria Bakalova dans Borat, nouvelle mission filmée
● Glenn Close dans Une ode américaine
● Olivia Colman dans The Father
● Amanda Seyfried dans Mank
● Yuh-Jung Youn dans Minari

Meilleur acteur dans un second rôle

● Sacha Baron Cohen dans Les Sept de Chicago
● Daniel Kaluuya dans Judas et the Black Messiah
● Leslie Odom, Jr. dans One Night in Miami…
● Paul Raci dans Sound of Metal
● Lakeith Stanfield dans Judas et the Black Messiah

Meilleur film international

● Drunk (Danemark)
● Better Days (Hong Kong)
● Collective (Roumanie)
● The Man Who Sold His Skin (Tunisie)
● Quo Vadis, Aida? (Bosnie-Herzégovine)

Meilleur film d’animation

● En avant de Dan Scanlon
● Voyage vers la Lune de Glen Keane et John Kahrs
● Shaun le mouton, le film : La ferme contre‐attaque de Richard Phelan et Will Becher
● Soul de Pete Docter et Kemp Powers
● Le Peuple loup de Tomm Moore et Ross Stewart

Meilleur film documentaire

● Collectiv d’Alexander Nanau
● Crip Camp: La révolution des éclopés de Nicole Newnham
● The Mole Agent de Maite Alberdi
● La Sagesse de la pieuvre de James Reed
● Time de Garrett Bradley

Meilleur court métrage de fiction

● Feeling Through de Doug Roland et Susan Ruzenski
● The Letter Room de Elvira Lind et Sofia Sondervan
● The Present de Farah Nabulsi
● Two Distant Strangers de Travon Free et Martin Desmond Roe
● White Eye de Tomer Shushan et Shira Hochman

Meilleur court métrage d’animation

● Burrow de Madeline Sharafian et Michael Capbarat
● Genius Loci de Adrien Mérigeau et Amaury Ovise
● If Anything Happens I Love You de Will McCormack et Michael Govier
● Opera d’Erick Oh
● Yes-People de Gísli Darri Halldórsson et Arnar Gunnarsson

Meilleur court métrage documentaire

● Colette d’Anthony Giacchino et Alice Doyard
● A Concerto Is a Conversation de Ben Proudfoot et Kris Bowers
● Do Not Split d’Anders Hammer et Charlotte Cook
● Hunger Ward de Skye Fitzgerald et Michael Scheuerman
● A Love Song for Latasha de Sophia Nahli Allison et Janice Duncan

Meilleure photographie

● Judas and the Black Messiah : Sean Bobbitt
● Mank : Erik Messerschmidt
● News of the World : Dariusz Wolski
● Nomadland : Joshua James Richards
● Les Sept de Chicago : Phedon Papamichael

Meilleur scénario original

● Judas and the Black Messiah : Will Berson & Shaka King et Kenny Lucas & Keith Lucas
● Minari : Lee Isaac Chung
● Promising Young Woman : Emerald Fennell
● Sound of Metal : Darius Marder, Abraham Marder et Derek Cianfrance
● Les Sept de Chicago : Aaron Sorkin

Meilleur scénario adapté

● Borat, nouvelle mission filmée Sacha Baron Cohen & Anthony Hines & Dan Swimer & Peter Baynham & Erica Rivinoja & Dan Mazer & Jena Friedman & Lee Kern & Nina Pedrad
● The Father : Christopher Hampton et Florian Zeller
● Nomadland : Chloé Zhao
● One Night in Miami… : Kemp Powers
● The White Tigers : Ramin Bahrani

Meilleure chanson originale

● Fight For You dans Judas et the Black Messiah
musique de H.E.R. et Dernst Emile II ; paroles de H.E.R. et Tiara Thomas
● Hear My Voice dans Les Sept de Chicago
musique de Daniel Pemberton ; paroles de Daniel Pemberton et Celeste Waite
● Husavik dans Eurovision Song Contest: The Story of Fire Saga :
Musique et paroles de Savan Kotecha, Fat Max Gsus et Rickard Göransson
● Io Sì (Seen) dans The Life Ahead (La Vita Davanti a Se)
: musique de Diane Warren ; paroles de Diane Warren et Laura Pausini
● Speak Now dans One Night in Miami… : musique et paroles de Leslie Odom, Jr. et Sam Ashworth

Meilleure musique de film

● Da 5 Bloods : Terence Blanchard
● Mank : Trent Reznor et Atticus Ross
● Minari : Emile Mosseri
● News of the World : James Newton Howard
● Soul : Trent Reznor, Atticus Ross et Jon Batiste

Meilleur mixage de son

● Greyhound : Warren Shaw, Michael Minkler, Beau Borders et David Wyman
● Mank : Ren Klyce, Jeremy Molod, David Parker, Nathan Nance et Drew Kunin
● News of the World : Oliver Tarney, Mike Prestwood Smith, William Miller et John Pritchett
● Soul : Ren Klyce, Coya Elliott et David Parker
● Sound of Metal : Nicolas Becker, Jaime Baksht, Michelle Couttolenc, Carlos Cortés et Phillip Bladh

Meilleur montage

● The Father : Yorgos Lamprinos
● Nomadland : Chloé Zhao
● Promising Young Woman : Frédéric Thoraval
● Sound of Metal : Mikkel E. G. Nielsen
● Les Sept de Chicago : Alan Baumgarten

Meilleurs effets visuels

● Love et Monsters : Matt Sloan, Genevieve Camilleri, Matt Everitt et Brian Cox
● The Midnight Sky : Matthew Kasmir, Christopher Lawrence, Max Solomon et David Watkins
● Mulan : Sean Faden, Anders Langlands, Seth Maury et Steve Ingram
● The One et Only Ivan : Nick Davis, Greg Fisher, Ben Jones et Santiago Colomo Martinez
● Tenet : Andrew Jackson, David Lee, Andrew Lockley et Scott Fisher

Meilleure création de costumes

● Emma : Alexandra Byrne
● Le Blues de Ma Rainey : Ann Roth
● Mank : Trish Summerville
● Mulan : Bina Daigeler
● Pinocchio : Massimo Cantini Parrini

Meilleurs décors

● The Father : Peter Francis; Cathy Featherstone
● Le Blues de Ma Rainey : Mark Ricker ; Karen O’Hara et Diana Stoughton
● Mank : Donald Graham Burt ; Jan Pascale
● News of the World : David Crank; Elizabeth Keenan
● Tenet : Nathan Crowley; Kathy Lucas

Meilleurs maquillages et coiffures

● Emma : Marese Langan, Laura Allen et Claudia Stolze
● Une ode américaine : Eryn Krueger Mekash, Matthew Mungle et Patricia Dehaney
● Le Blues de Ma Rainey : Sergio Lopez-Rivera, Mia Neal et Jamika Wilson
● Mank : Gigi Williams, Kimberley Spiteri et Colleen LaBaff
● Pinocchio : Mark Coulier, Dalia Colli et Francesco Pegoretti

Alors, quels sont vos pronostics ?

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Kalindi Ramphul

Kalindi Ramphul


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Commentaires

Bleu pastel

Tous le monde semble avoir trouvé les Césars à chier cette année mais vous étiez où l'année dernière ? C'était lourd, c'était pas subtil, c'était prêchi-prêcha, à part 2-3 moments comme le discours d'Aissa Maiga qui était vraiment super. Sans compter le clou du spectacle (ou plutôt le dernier clou dans le cercueil) donnant l'impression d'être dans un épisode de South Park depuis le début. Et les Oscars, j'ai toujours senti cette ambiance très complaisante, élitiste et hypocrite
 

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