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Féminisme

Il faut vous habituer à l’écriture inclusive, elle est là pour rester !

L’écriture inclusive rentre doucement dans les us et coutumes. Au point que des outils informatiques ont été créés pour aider à la rédaction.

L’écriture inclusive déchaîne les passions tous les quatre matins, et si les mois de septembre sont souvent marqués par les fausses rumeurs de rentrée… ils le sont aussi par les débats sur les évolutions de la langue française.

L’écriture inclusive, c’est quoi ?

En dépit des foudres des plus conservateurs et conservatrices de la langue française, l’écriture inclusive fait son petit bout de chemin — dans les échanges quotidiens, les médias, certains discours politiques.

Pour rappel, elle consiste à user de la langue de manière à inclure le plus de personnes possibles, principalement en ôtant le prisme du genre dans les phrases choisies, et en sortant de la règle « le masculin l’emporte ».

Cette écriture peut prendre différentes formes : le souvent caricaturé point médian, la mention du terme masculin et féminin, ou l’utilisation d’un terme plus général.

Par exemple, je pourrais écrire :

  • « Les lecteur·ices de madmoiZelle sont les meilleur·es » (point médian)
  • « Les lecteurs et lectrices de madmoiZelle sont au top » (deux genres, expression qui ne marque pas le genre)
  • « Les meilleures personnes au monde lisent madmoiZelle »

Il s’agit avant tout d’un coup à prendre, puisqu’avec le temps et la pratique, j’ai la sensation que cela devient de plus en plus simple et naturel.

Oh et si vous vous posiez la question : le point médian, s’il est facile à atteindre sur Mac (Alt+Maj+F) est plus difficile à faire sur PC, puisqu’en plus de taper sur 5 TOUCHES, il faut avoir un pavé numérique sur son clavier (Alt+0183) !

L’écriture inclusive rentre dans les us et coutumes

Comme l’écriture inclusive est de plus en plus utilisée, des initiatives ont été développées afin de faciliter son emploi.

De la même manière que les correcteurs orthographiques corrigent déjà les erreurs de grammaire ou d’orthographe, ces projets ont pour objectif de permettre d’atteindre plus facilement l’inclusivité dans les textes rédigés.

Le Figaro raconte dans un récent article les diverses possibilités : des claviers incluant une touche pour le point médian, des correcteurs qui suggèrent d’utiliser le masculin ET le féminin (« les employés » devient « les employés et employées »)…

Clique ici pour lire l’article du Figaro en intégralité

L’écriture inclusive s’installe dans la vie de tous les jours

L’écriture inclusive va-t-elle donc envahir nos villes et nos campagnes ? Probablement… ou probablement pas, selon le prisme sous lequel nous décidons de la regarder !

Et ce pour la simple et bonne raison que cette forme de rédaction ne consiste pas qu’en des néologismes de type « iels » ou « toustes », ni en une pluie de points médians comme si c’étaient des cotillons (« correcteur·ices »).

La plupart du temps, l’écriture inclusive est invisible, confortable, et nous ne nous rendons même pas compte que le texte que nous lisons ou écoutons est ainsi fait.

Représenter le plus de monde possible sans gêner la lecture… pourquoi freiner face à la marche du progrès ? Je vous le demande !

Retrouve nos contenus sur l’écriture inclusive, et le pourquoi du comment nous l’utilisons chez madmoiZelle :


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Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

Les Commentaires

242
Avatar de BBDG
17 septembre 2018 à 17h09
BBDG
@Cépamoi

En fait je pense que j'ai du mal à comprendre ce que signifie ce "en vrai" car il est internalisé à l'extrême (il s'agit bien de savoir comment "se sent" ou "se définit" ou même "se vit" chaque personne...) et je trouve plus facile, dans l'intérêt d'avoir un cadre commun, de parler de choses moins "intimes/personnelles" et plus "communes/universelles".

Exemple très con: un "enfant sauvage" élevé par des loups (j'ai bien dit que mon exemple était très con!) ne va pas se définir ou se reconnaître ou se désigner comme blond, brun, roux, ni comme gros, grand, petit, etc... chacun de ces traits distinctifs externes ne peut être défini que dans un cadre de référence.
Dans la même logique, est-ce qu'une personne vivant et grandissant dans une société sans genres (rêvons un peu) pourrait se "sentir" d'un genre quel qu'il soit...?

Après sur la question de l'écriture inclusive (revenons-en donc au sujet de départ...) je suis à fond pour, mais je favoriserais une optique de "neutrification" et je rejoins parfaitement Madhiko quand elle dit que le langage ne devrait pas se mêler d'une question aussi floue (différentes définitions de ce qu'est le genre selon les individus) et aussi intime.
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