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C’est décidé, je profite du confinement pour arrêter de fumer !

Pourquoi ne pas profiter du confinement pour enfin arrêter de fumer ? C’est ce que s’est dit Virginie ! Voici son journal de bord de future non-fumeuse (on croise les doigts) !

-Article publié initialement le 11 mai 2020

Beaucoup de personnes profitent du confinement pour prendre de « bonnes résolutions » et/ou exécuter toutes les tâches qu’elles ont eu la flemme de réaliser dans leur vie d’avant.

Certaines trient leurs vêtements, d’autres font du sport dans leur salon, et moi, j’ai décidé d’arrêter de fumer.

Oui, ça pue la banalité, mais ça va, c’est pas non plus comme si j’essayais de passer mon permis après 30 ans, je me respecte.

Maintenant que ça fait officiellement 15 jours que j’ai arrêté de cloper, je te propose de revenir sur ce qui m’a donné envie de rompre avec l’addiction, sur ce que j’ai mis en place pour m’aider mais aussi sur mes craintes pour la suite.

La clope et moi, ça aurait pu ne jamais commencer

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais te parler de mon histoire avec la cigarette. Comme beaucoup d’ados, j’ai tiré sur ma première clope au début du lycée.

Je devais avoir 15 ou 16 ans, et comme beaucoup d’ados, j’ai trouvé ça dégueulasse.

En revanche, ce qui me différencie d’un grand nombre de mes camarades, c’est que je n’ai jamais voulu réitérer l’expérience.

À partir de ce jour, je n’ai plus tenu une cigarette entre mon index et mon majeur pendant 6 ou 7 ans supplémentaires. Eh oui, c’est idiot mais j’ai commencé à fumer la vingtaine passée.

Je ne reviendrai pas en détails sur les raisons qui m’ont fait acheter mon premier paquet. Je crois qu’après avoir traversé plusieurs périodes personnelles compliquées, je me cherchais un peu.

Bon, j’ai fini par me trouver (du moins j’en ai l’impression), mais je n’ai pas lâché la clope pour autant.

Une dépendance réelle voilée par le déni (c bo)

Pendant 8 ans, j’ai fumé entre 3 et 15 cigarettes par jour, avec une pause de 9 mois correspondant à ma grossesse (j’ai eu de la chance, l’odeur de la clope me rendait malade).

J’ai bien essayé d’arrêter quelques fois, mais sans réelle conviction.

Pour une raison que j’ignore, j’ai toujours eu l’impression de ne pas être dépendante et de pouvoir arrêter à tout moment sans effort, alors j’ai souvent remis l’arrêt du tabac à plus tard, en me disant que je pouvais bien fumer quelques mois de plus puisque je n’étais pas addict et que je n’aurais aucun mal à passer à autre chose !

Quelle belle logique. La vérité c’est que je n’ai jamais tenu plus d’une semaine sans mes menthol chéries.

Le confinement, la période idéale pour arrêter de fumer

Si tu as déjà essayé d’arrêter de fumer, tu seras sûrement d’accord avec moi (et Jean-Paul Sartre) : « l’enfer, c’est les autres ». Absolument tous les autres, de l’ami qui s’allume une clope à l’apéro à l’inconnu dans la rue qui tire sur sa cigarette avant de retourner bosser.

L’idéal, pour ne pas être tentée de refumer (le manque de nicotine est assez compliqué à gérer comme ça), serait de ne pas avoir de contacts avec d’autres addicts pendant un certain laps de temps.

He he, je sais que tu me vois venir avec mes gros sabots : cette période de confinement semblait vraiment toute désignée pour dire stop au tabac pour de bon !

Quand redevient-on non-fumeur ?

Selon Tabac info service, la dépendance physique à la nicotine met entre 4 à 6 semaines à disparaître.

Concernant la dépendance comportementale et la dépendance psychologique, leur élimination peut être plus longue et va dépendre de chaque individu et des nouvelles habitudes qui auront été mises en place pour oublier la cigarette.

Au bout de 6 mois sans fumer, on peut se considérer comme non-fumeur.

Pour être très honnête, je n’ai pas tout de suite vu le confinement comme le moment idéal pour arrêter de fumer. Je crois même que pendant les 2 premières semaines à la maison, j’ai fumé plus que d’habitude !

Et puis un jour, sans l’avoir vraiment planifié, j’ai décidé d’arrêter dès le lendemain matin. Comme à chaque fois que j’ai pris une « bonne résolution », c’était un dimanche soir, et ma nouvelle vie devait commencer le lundi suivant.

J’ai fumé une dernière clope un peu naze, sous la pluie, avec un verre de coca tiède et sans bulles, puis je me suis couchée, le smartphone à la main, afin de me renseigner sur ce que je pouvais mettre en place pour m’aider à briser l’addiction.

Des patchs et des applis pour m’aider à ne pas fumer

Le lundi matin, avant que l’envie d’une cigarette ne se réveille (je fumais toujours ma première clope de la journée vers 11h), je suis passée à la pharmacie pour acheter des patchs à la nicotine.

Oui, tu as bien lu ! Pour moi, le patch, c’est vraiment très connoté années 90, mais c’est le seul substitut nicotinique que j’ai trouvé qui ne devait pas être mâché, sucé ou avalé.

Alors j’ai acheté ça, et j’ai vite fait bien fait collé un timbre transparent sur mon omoplate.

Prise en charge des substituts nicotiniques

Depuis le 1er janvier 2019, l’Assurance Maladie rembourse, sur prescription, les traitements par substituts nicotiniques à hauteur de 65%.

En plus des médecins et des sages-femmes, les médecins du travail, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les masseurs kinésithérapeutes peuvent prescrire ce type de produit à leurs patients désirant arrêter de fumer.

En plus de ce petit coup de pouce censé m’aider à survivre au manque de nicotine, j’ai téléchargé plusieurs applications mobiles (Tabac info service, Stop-Tabac et OuiQuit, pour ne citer qu’elles) pour me permettre de suivre mon parcours et de me motiver un peu. Bref, j’ai mis toutes les chances de mon côté.

Arrêter de fumer pendant le confinement, premier bilan

À J+15, je dois dire que je m’en sors plutôt bien ! Malgré mes a priori sur les patchs, je les trouve très efficaces pour combler mes envies de nicotine.

Dans 2 semaines, je vais devoir passer à un dosage plus faible. J’espère que les résultats seront aussi concluants et que je ne ressentirai pas de frustration.

Même si le geste me manque un peu, et que j’ai toujours envie de fumer dans certaines situations (apéro, fin de repas etc.), je ne me sens pas plus nerveuse ni même plus irritable que d’habitude (après je n’ai pas posé la question à ma famille, mais je n’ai pas encore retrouvé mes valises sur le pas de la porte, alors je crois que ça va). Ce qui est déjà un bon point !

Quand je fumais, je prenais toujours quelques pauses dans la journée pour prendre l’air et tirer sur une cigarette. J’essaye de garder cette habitude, la clope en moins, car ça me fait du bien.

C’est vrai quoi, il n’y a pas de raison que les non-fumeurs ne puissent pas s’aérer un peu !

Maintenant, ce qui me fait peur, c’est la fin du confinement : même si je ne vais pas retrouver tout de suite une vie sociale aussi active que pré-coronavirus, je finirai bien un jour par retrouver mes amis fumeurs. Et là, je ne sais pas si mes patchs et mes applis seront suffisantes pour épauler ma motivation. Qui vivra verra !

En attendant, on se retrouve dans 15 petits jours pour la suite de mon carnet de bord de future non-fumeuse.

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