10 personnes en danger que tu peux aider en un clic

Amnesty International relance sa campagne #10JoursPourSigner en 2019 : voici les militants et militantes en danger que tu peux aider !

10 personnes en danger que tu peux aider en un clic

En partenariat avec Amnesty International (notre Manifeste)

Cette année, c’est une vraie fierté pour madmoiZelle d’accompagner la campagne #10JoursPourSigner d’Amnesty International.

Ma collègue Marie te la résumait ainsi :

À l’occasion de sa campagne annuelle et mondiale 10 jours pour signer (#10JPS), Amnesty International raconte les histoires de 10 jeunes en danger, parmi lesquelles des militants et militantes qui risquent leur vie pour améliorer celle des autres.

Le but : mobiliser au moins 100 000 personnes autour de leurs situations.

Je te propose aujourd’hui un focus sur ces hommes et femmes en danger, afin que tu comprennes pourquoi ils et elles ont besoin de ton aide.

Camille Halut, qui dénonce le traitement des manifestants en France

Camille Halut est observatrice pour la Ligue des Droits de l’Homme, et se penche notamment sur l’action des forces de l’ordre françaises pendant les manifestations.

En conséquence, elle a passé plusieurs dizaines d’heures en garde à vue, et a été inquiétée par la justice.

Le 12 décembre prochain, elle sera jugée pour rébellion et dissimulation de visage, alors qu’elle avait simplement refusé de donner son appareil photo aux forces de l’ordre qui encadraient la marche pour le climat à Montpellier.

José Adrián, arrêté et maltraité par la police

José avait 14 ans lorsqu’il s’est retrouvé suspendu par des menottes dans un local de police de l’État du Yucatan, au Mexique, là où il vivait.

Le jeune homme, qui souffre d’un handicap auditif, n’a pas pu communiquer avec les forces de l’ordre qui l’ont arrêté sans raison et violenté pendant sa « garde à vue ».

Depuis, José et sa famille se mobilisent pour dénoncer cet abus de pouvoir, malheureusement loin d’être un cas isolé…

Yasaman Aryani, qui défend les droits des femmes en Iran

C’est le 8 mars 2019 que Yasaman Aryani a décidé de se mobiliser. Une date que tu connais bien : c’est la journée internationale des droits des femmes.

Elle a retiré son voile, un geste risqué en Iran, et distribué des roses blanches à des passagères du métro de Téhéran.

Pour cet acte prônant la liberté de chacune à disposer de son corps, Yasaman a été condamnée à 16 ans de prison.

Magai Matiop Ngong, adolescent et condamné à mort

Magai Matiop Ngong vit au Soudan du Sud, et n’avait que 15 ans lorsqu’il a été condamné à mort par pendaison.

Accusé du meurtre de son cousin, il n’a pas eu le droit à un procès digne de ce nom. L’adolescent n’a même pas pu être assisté d’un avocat.

Amnesty International fait la lumière sur ce prétendu meurtre :

Une dispute opposant le cousin de Magai au voisin de ce dernier a déclenché une bagarre au cours de laquelle le voisin de Magai l’a menacé avec une arme.

Magai a alors saisi sa propre arme et tiré des coups de semonce en direction du sol mais une balle a ricoché et mortellement blessé son cousin.

Les jeunes de Grassy Narrows, engagés contre la pollution de leurs terres

Direction cette fois-ci le Canada, où vit la population autochtone des Anishinaabe, qui vivent principalement de la pêche.

Depuis des décennies, les eaux de Grassy Narrows sont empoisonnées par du mercure, à cause d’une usine de pâte à papier qui a pollué les rivières.

Cela a eu des conséquences désastreuses sur les traditions et les moyens de subsistance du peuple Anishinaabe. Pour qu’il ne disparaisse pas, tu peux agir !

Nasu Abdulaziz, expulsé par la force et la violence

Nasu Abdulaziz appartient à la communauté d’Otodo Gbame, que les autorités tentent d’expulser, par la violence, de leurs modestes habitations dans la grande ville de Lagos (Nigéria).

Il a vécu les différentes tentatives de destructions du bidonville « comme une guerre ».

Engagé pour la défense des siens et de leurs logements, Nasu a besoin de ton aide.

Yiliyasijiang Reheman, étudiant ouïghour porté disparu

Yiliyasijiang Reheman étudiait au Caire en compagnie de sa femme, mais il est originaire de Chine. Il appartient à la communauté musulmane ouïghoure.

L’homme fait vraisemblablement partie des centaines de personnes ouïghoures interpellées en Égypte, sur ordre de la Chine. Il a disparu sans laisser de traces en 2017.

Depuis, son épouse, Mairinisha, a accouché, seule, et reste sans nouvelles de son mari.

Beaucoup craignent que Yiliyasijiang Reheman ne soit enfermé dans l’un des nombreux camps où les autorités chinoises parquent les Ouïghours, privés de leurs droits les plus fondamentaux.

Marinel Summok Ubaldo, victime du réchauffement climatique

Les conséquences du réchauffement climatique sont bien réelles, et elles se font douloureusement sentir aux Philippines, d’où Marinel est originaire.

En 2013, un violent typhon s’est abattu sur son village. Depuis, le gouvernement semble avoir abandonné la jeune femme et ses proches.

Eau potable, électricité, logement… tout leur manque pour vivre décemment, et espérer un avenir meilleur. Un cas qui est loin d’être isolé, car comme Marinel le dit elle-même :

« Je ne suis pas juste une statistique climatique. […] je suis ici pour parler au nom des populations vulnérables et marginalisées. Puissions-nous être entendues. »

Ibrahim Ezz El-Din, arrêté mais privé de justice

Ibrahim Ezz El-Din est l’une des centaines de personnes ayant purement et simplement disparu dans une société égyptienne en crise.

Il enquêtait sur le bilan de l’Égypte en matière d’accès au logement quand il a été enlevé, à l’été 2019, par des agents de sécurité égyptiens.

Depuis, le monde entier, y compris ses proches, est sans nouvelles d’Ibrahim.

Aide Ibrahim Ezz El-Din, en danger pour avoir cherché la vérité

Signe la pétition d’Amnesty International pour réclamer :

Sarah Mardini et Seán Binder, qui ont voulu aider des réfugiés

Sarah est syrienne, Seán est allemand. Ils ont tous les deux la vingtaine, et étaient bénévoles dans une ONG basée en Grèce.

Dans le cadre de cette mission volontaire, ils aidaient notamment des réfugiés et des migrants abordant l’île de Lesbos dans de frêles embarcations.

Mais Sarah et Seán ont été accusés d’espionnage, de trafic d’êtres humains et d’appartenir à une organisation criminelle. Ils risquent jusqu’à 25 ans de prison. Et ils ont besoin de toi.

#10JoursPourSigner, la campagne Amnesty International

J’espère que cet article t’a aidée à y voir plus clair sur les situations des personnes que tu peux aider, très concrètement, en faisant entendre ta voix.

La campagne #10JoursPourSigner se tient entre le 6 et le 10 décembre 2019, tu peux retrouver les détails ici et un kit d’action juste là !

À lire aussi : Faites du bénévolat, ça rend heureux !

Mymy Haegel

Mymy Haegel

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle. Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

Tous ses articles

Commentaires

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!