Mon voyage en Transsibérien — Carte postale de Russie

Pour clôturer cette semaine spéciale Cartes postales, Léa nous raconte son voyage en Transsibérien à la découverte de la Russie !

Mon voyage en Transsibérien — Carte postale de Russie

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Quand mes amis m’ont dit « Alors, raconte ! » à mon retour de Russie, je leur ai demandé de me poser des questions précises car je ne savais pas par où commencer.

J’ai traversé le pays de Moscou à Vladivostok en Transsibérien le mois dernier. J’ai découvert des paysages et des cultures très différents, tout en restant dans le même État.

Un premier voyage en solo

Cela faisait bientôt deux ans et demi que l’argent offert pour mes vingt ans dormait sur un compte en banque dans le but de financer un voyage. Je voulais partir seule, pour me tester je pense.

Au départ, je souhaitais faire un road-trip en Europe centrale (j’ai toujours été attirée par les pays un peu froids en apparence). Puis un jour, j’ai lu du Paulo Coelho et du Sylvain Tesson, j’ai écouté l’album Transsiberian de Thylacine et je me suis dit que j’avais trouvé le voyage idéal.

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Mon unique appréhension était de ne pas réussir à lire les panneaux et indications en cyrillique.

Je suis partie pour la première fois seule à l’étranger pendant quatre semaines (le visa touristique russe n’excède pas trente jours). Mon unique appréhension était de ne pas réussir à lire les panneaux et indications en cyrillique : j’ai donc appris l’alphabet avant de partir (j’ai eu l’impression de retourner à l’école primaire !).

Premières impressions de la Russie

L’arrivée à Moscou était surprenante : tout est grand, impressionnant… J’ai ressenti la même chose à Ekaterinbourg et Novossibirsk (deuxième et troisième étapes de mon voyage). Ce sont des villes modernes, qui ont évolué grâce à l’industrie environnante.

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Le plus beau moment de mon périple a été l’arrivée à Irkoutsk, à soixante-dix kilomètres du lac Baïkal. C’est l’un des plus grands lacs du monde, au milieu de la Sibérie, il y a même une île (l’île d’Olkhon) au centre à laquelle on peut accéder ! C’est un milieu propice à la rando, à la méditation et au silence. Après beaucoup de gratte-ciels, j’avais besoin de retrouver la nature.

Les surprises de ce voyage sont surtout survenues dans le train. Le Transsibérien est emprunté par énormément de Russes car il est moins cher que l’avion. Chacun•e y est un peu chez soi ! Les voyageur•ses arrivent avec des sacs de provisions, leurs claquettes et leur jogging pour être à l’aise durant ce long voyage.

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J’ai appris à dormir en toutes circonstances.

Quand j’ai embarqué pour la première fois à Moscou, je devais avoir l’air d’une vraie novice ! J’ai emprunté cinq fois ce train pour des trajets allant de huit à soixante-douze heures, pour parcourir 9 200 kilomètres.

J’ai appris à dormir en toutes circonstances, notamment en ayant cinq Russes à mes côtés qui n’avaient nullement besoin de sommeil et enchaînaient les verres de vodka !

À lire aussi : Mon premier road-trip de baroudeuse — Témoignage

Les on-dit et autres anecdotes sur la Russie

À ce propos, je voudrais qu’on cesse de diaboliser la Russie et d’y voir un endroit forcément dangereux. On m’avait moult fois mise en garde, mais je me suis sentie très en sécurité dans ce pays. Plus j’avançais vers l’Est, plus les gens étaient curieux de me voir et désireux d’échanger avec moi.

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J’ai pu découvrir la nostalgie du régime communiste palpable dans le discours des Russes, notamment celui des personnes les plus agées.

J’ai tout de même pu découvrir la nostalgie du régime communiste palpable dans le discours des Russes, notamment celui des personnes les plus âgées. À l’inverse, j’ai rencontré un jeune Moscovite qui rêve de vivre en Europe ou aux États-Unis car il trouve que l’image de son pays est très mauvaise à l’étranger !

J’ai constaté que les informations données par les médias russes étaient différentes de celles que je pouvais lire sur les sites français et internationaux (à propos des émeutes pendant le championnat européen de football, par exemple).

J’ai essayé une fois de l’expliquer à un Russe qui parlait anglais, mais il n’a jamais voulu admettre que ses informations étaient erronées.

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Pour les madmoiZelles qui s’y aventureront, ne comptez pas sur l’anglais, les Russes le parlent très peu ! C’est ainsi que je me suis retrouvée à discuter avec des jeunes via Google traduction durant vingt-quatre heures.

Vous pouvez aussi vous perfectionner en langue des signes. Ça sert toujours !

En conclusion…

Je garderai forcément un bon souvenir de ce voyage, sûrement parce que c’était le premier, que c’était loin et que j’ai rencontré de superbes personnes.

On ne voyage jamais vraiment seul•e.

Finalement, dans ce genre d’épopée, on ne voyage pas vraiment seul•e. Chaque auberge de jeunesse où l’on pose son sac à dos est remplie d’autres voyageur•ses, avides de rencontres. Chaque personne transporte aussi l’histoire de son voyage :

« Pourquoi tu es parti•e ? Pour combien de temps ? Pourquoi être venu•e en Russie ? »

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Avec tous ces témoignages et mon expérience, je me suis rendu compte de la facilité avec laquelle on peut choisir une destination, grimper dans un avion et partir. Il suffit d’en avoir l’envie et de quoi le financer.

C’était un peu un challenge pour moi d’arriver au bout de ce mythique trajet en train. Maintenant que c’est fait, j’ai l’impression que tout est possible.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lilas DUPONT
    Lilas DUPONT, Le 17 novembre 2016 à 21h31

    J adorerai tellement voir ce pays !

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