Vivre avec un somnambule

Pondu par Une madmoiZelle le 29 août 2012     

Témoignage d’une madmoiZelle qui vit avec un somnambule et qui fait donc de très courtes nuits… Qu’est-ce que ce drôle de comportement ? Est-ce dangereux ? Les légendes urbaines sont-elles vraies ?

Longtemps, j’ai regardé des reportages sur les somnambules qui tuent toute leur famille à coups de cuillère la nuit avec un certain frisson dans la colonne vertébrale. C’était sans penser qu’un jour, je vivrais moi aussi avec une personne concernée par ce drôle de phénomène. Depuis, les cuillères sont toujours bien rangées.

Vivre avec un somnambule somnambule Quand j’ai rencontré mon copain, tout allait bien et puis… Bon, au bout d’un moment il faut passer aux choses sérieuses. Vous allez partager un lit quoi. Autant dire que monsieur a été super honnête : il m’a prévenu qu’il était somnambule. Ayant un frère qui parlait régulièrement dans son sommeil, j’ai naïvement cru qu’il allait se passer la même chose : quelques gigotages et basta. Je lui ai demandé ce qui lui arrivait de faire, au cas où : « oh rien, je m’assois sur le lit par exemple ». Ah, bah si ce n’est que ça, ça devrait pas poser de souci, en voiture Simone.

Au début, il ne s’agissait effectivement que des phrases lancées tout haut dans la nuit. Pas de quoi m’inquiéter. En plus, par chance, je ne comprenais pas ce qu’il disait… Puis vient le jour où sa première « crise » a eu lieu. Les crises de somnambulisme apparaissent souvent, chez mon copain, en période de stress. Ayant commencé un nouveau boulot, autant dire que la limite était atteinte et que son cerveau avait manifestement besoin de déballer tout ça en pleine nuit. En plein sommeil, j’ai subitement été réveillée par des bruits, comme si quelqu’un fouillait la chambre. Et là je vois mon mec, à quatre pattes, en train de faire le tour de la chambre, plusieurs fois de suite. J’ai d’abord cru qu’il cherchait un truc… quand, en regardant son portable éteint il s’est mis à dire « Je suis en retard j’arrive« , et ce deux fois de suite, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Tentant naïvement de le réveiller, j’ai rigolé nerveusement. Sa réponse ? « POURQUOI TU RIGOLES OH ??? ». J’ai couru aux toilettes et je m’y suis enfermée, persuadée que j’allais passer à la casserole comme dans les mauvais faits divers.

À partir de ce moment, vous pensez bien que je suis devenu hyper méfiante. C’était sans compter que bien pire m’attendait. Florilège des situations dans lesquelles je me suis retrouvée :

  • Poussée par terre en pleine nuit : se réveiller en pleine chute ne fait jamais du bien.
  • Il m’a déjà demandé en pleine nuit de changer de place dans le lit pour ensuite, quelques secondes plus tard, me crier dessus « qu’est ce que tu fais là ?? »
  • Réveillée en sursaut par un « LE VOISIN EST EN TRAIN DE MONTER CHEZ NOUS PAR LA FENÊTRE ATTENTION », bonne ambiance, j’ai cru faire une syncope.
  • Enroulée dans une couette, façon maki, lui en train de me dire « c’est toi qui m’a demandé de le faire ! »
  • Réveillée par un « c’est dégueulasse je veux pas faire ça » et mon copain qui se rhabille (grand moment de solitude)
  • Me retrouver, alors que j’étais partie aux toilettes, nez à nez avec mon copain accroupi sur le lit… me demandant avec une voix de petit garçon de six ans s’il était l’heure d’aller à l’école.
  • Entendre « Il est làààà il est làààààà !!!!!!« , de quoi pourrir le reste de la nuit

… et bien d’autres épisodes traumatisants auxquels je réponds maintenant la plupart du temps « ferme-la et laisse-moi dormir« , ce qui marche le mieux.

Du fun tous les soirs. Le réveiller ? N’y pensez pas. Je l’ai déjà fait plusieurs fois et bien souvent, ça se solde sur le même discours « Arrête, je suis réveillé là ! ». Or, il ne l’est pas du tout, comme si son cerveau avait du mal à se reconnecter. Je peux vous dire que oui, ça fait méga flipper. Le pire, selon moi, étant qu’il lui arrive d’aller fumer alors qu’il n’est manifestement pas vraiment réveillé. 73 000 scénarios catastrophes se sont déjà déroulés dans ma tête, en mode combustion spontanée et incendie spectaculaire. La base.

Est-ce que le somnambulisme se soigne ? Pas vraiment. Il ne sait pas d’où ça vient : après des nuits enfants à faire des terreurs nocturnes (hurlements en pleine nuit), il est tout simplement passé au somnambulisme. Certains médecins peuvent proposer des médicaments en cas de vrais risques (s’il habitait au huitième étage et qu’il voulait se prendre pour un oiseau).

Le pire dans tout ça ? C’est que j’ai le sommeil très léger et que je fais régulièrement des crises d’insomnies. Finalement, c’est peut-être moi qui vais finir par le zigouiller en pleine nuit.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. CalamityJennCalamityJenn

    Le 08 septembre 2012 à 22:02

    :yawn::yawn::yawn: l'article et vos commentaire sont trop… :yawn:

    Mon homme, lui, parle la nuit de temps à autres. Une fois, j'ai voulu le calmer parcequ'il flippait ou je ne sais quoi, il avait l'air très nerveux. Du coup, je lui caresse doucement le torse et lui fais "sshhhhhshhh…" pour le calmer…et là, ni une, ni deux, il se relève et m'attrape le poignet violemment et me dis "TU TE RENDS COMPTE, HEIN ? TU TE RENDS COMPTE ?? - :oo: Hein ?…mais..de quoi ? - NON MAIS TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU AS FAIT ??? - Bah…heu… :tears: je voulais juste te rassurer… - AH.", et Paf, monsieur s'est rendormi aussi sec.
    Comment j'ai trop flippé n'empêche..

    Sinon, moi il m'arrive aussi d'avoir des crises de panique la nuit.
    Parfois je crois que mon chat est monté sur le bureau alors je m'assois et lui hurle "QU'EST CE QUE TU FAIS ??? :scream: ", alors que la pauvre était tranquillement en train de dormir à mes pieds.. Là, pour le coup, c'est mon chéri qui me calme et m'incite à me rallonger :cretin:
    Une fois j'ai cru que j'avais une araignée dans les cheveux (je dormais seule cette nuit-là). J'ai commencé à me débattre avant de sauter du lit et aller me réfugier dans la salle de bain en allumant toutes les lumières…ce n'est qu'une fois arrivée sur place que je me suis réveillée et rendue compte que j'étais ridicule :red:
  2. ChiisaiChiisai

    Le 09 septembre 2012 à 00:08

    J'ai adoré la vidéo avec le fils et sa mère… :-D

    Je suis somnambule et j'adorerais qu'on me film, pour voir ce que je fais… Je me rappelle d'une fois où je me suis levée pendant mon sommeil, je suis descendue de mon lit (mezzanine) et je suis allée jusqu'à mon miroir. Sauf que pendant mes période de somnambulisme, j'ai les yeux à demi-ouverts donc je me suis vue et la peur de voir quelqu'un en face de moi m'a réveillée ^^'

    Sinon je parle beaucoup dans mon sommeil :-D même qu'une fois, en dormant avec mon copain, j'ai sorti une phrase assez bizarre sur la fenêtre qui était ouverte et lui, tout mignon dans son sommeil, a quand même essayé de me répondre pour que je ne me sente pas seule :-)
  3. NymeriaNymeria

    Le 09 septembre 2012 à 01:25

    J'ai failli me faire pipi dessus en lisant l'article :yawn:

    (Même si parfois c'est dangereux le somnanbulisme, hein).

    Ca me rappelle cet homme qui parle dans son sommeil et profère tout un tas d'insanités et qui a été enregistré par sa femme. (c'est en anglais par contre).
  4. robertaaarobertaaa

    Le 17 septembre 2012 à 01:46

    J'ai pas d'anecdote à raconter mais j'ai vu un reportage il y a quelques années sur des personnes qui devenaient violentes dans leur sommeil. Une étude montrait qu'un mécanisme ne fonctionnait pas dans leur cerveau. En fait, chez les personnes qui ne sont pas somnambules, qqchose dans le cerveau bloque les mouvements que l'on fait dans nos rêves, ainsi que les propos que l'on tient. Chez les somnambules, cette partie du cerveau serait défectueuse et ne contrôle pas les mouvements et la parole, ce qui fait qu'ils effectuent en vrai les gestes qu'ils font dans leur sommeil.

    Il y a p-ê eu d'autres études de faites depuis…
  5. MissCoincoinMissCoincoin

    Le 17 septembre 2012 à 02:57

    J'avais tendance à en rire jusqu'à ce qu'on me raconte l'histoire de mon oncle qui une fois pris de somnambulisme a voulu étrangler sa femme …

    En fait j'ai entendu que ça pouvait être dangereux a partir du moment où on les "coupait" dans leur crise…. des mécanismes de défense primaires se mettent en place et ils se defendent contre "lagresseur"

    Sinon idem j'ai tendance a parler dans mon sommeil, crier… insulter une fois ..'ai pas compris tout de suite pk la personne était super en colère, apparemment j'avais l'air bien consciente en lui disant d'aller se faire foutre.

    Dinon pas mal de fois il m'est arrivé de me reveiller en panique, croyant que j'avais avalé des trucs dans mon sommeil. Genre des élastiques à cheveux, des barrettes. Je me reveillais avec la sensation d'étouffer et de les avoir vraiment gobés. Et je verifiais qu'il ne manquait rien : /
  6. 20scie-ane20scie-ane

    Le 26 septembre 2012 à 17:11

    Etant petite, je partageais ma chambre avec 2 de mes soeurs L. et C. (pour simplifier). L. et moi-même étant très bavardes une fois endormies profondément C. pouvait assister à nos discussions assez cohérentes pour deux personnes qui se parlent en plein sommeil ! :yawn:

    Mon copain est encore plus bavard que moi, sauf que lui il s'endort alors qu'on est en pleine discussion éveillée :
    - Et sinon demain tu veux faire quoi ?
    - Ben je sais pas, tu voulais pas faire ça ?
    - Shbhzdmmsdfns … NAN J'VEUX PAS Y ALLER !
    - Aller où ?
    - Au match de rugby, je suis trop maigre et ils vont tous m'écraser et me tuer. Tu veux bien me cacher le temps du match ?

    Et au final (parce que j'aime bien continuer la conversation, dans que je reste dans le "thème" il répond), il s'est retrouvé perché en haut d'un arbre à tenir en équilibre une table Ikéa qu'il ne voulait pas casser parce que c'était une table de valeur. MéOUIBIENSUR ! :neutral:

    C'est aussi le moment des petites confessions du genre à lui demander s'il m'aime, et ce qui est bien, c'est qu'il répond toujours : "Mais bien sûr que je t'aime, pourquoi je t'aimerai pas ?!":jv:
  7. TiteJuTiteJu

    Le 19 février 2013 à 23:17

    Mon frère à tenter de m'étouffer avec mon propre oreiller ><

    Et il s'est assis sur la tête de mon autre frère, en croyant s'asseoir sur le canapé !

    Une autre fois, "voyant" ma mère en bas de l'escalier, il s'est jeté dans ses bras… mauvaise chute ><

    C'est vous dire que maintenant la nuit, je dors enfermée à clé dans ma chambre !
  8. CyaneaCyanea

    Le 20 février 2013 à 00:09

    Posté par aerith
    J'ai adoré l'article :yawn:

    C'est un phénomène qui me fascine vraiment et j'ai énormément de cas autour de moi !!

    Ma petite soeur en faisait petite, ça a cessé maintenant. Du genre:
    - Descendre de sa chambre, arriver dans le salon, baisser sa culotte et se mettre à faire pipi debout alors que mes parents sont en pleine teuf avec leurs amis et que tout le monde la regarde genre WTF. Ambiance.
    - Descendre de sa chambre, arriver dans le salon alors que mes parents sont en pleine teuf (ouais c'était assez récurent à l'époque) et se mettre à hurler sur tout le monde "putain mais c'est pas bientôt fini???? Bon c'est bon maintenant on rentre"

    Pardon, mais j'ai ri (juste pour le début, hein) :yawn:
    Ca m'a fait penser à l'Exorciste, en fait :shifty:
  9. SlippinSlippin

    Le 26 février 2013 à 23:31

    J'arrive après la guerre mais j'me suis regalée avec vos anecdotes, faudrait faire un livre avec rien que de ça quoi :cretin:
  10. HapalochlaenaHapalochlaena

    Le 27 février 2013 à 12:38

    Une chanson pour illustrer :D (désolée si ça a déjà été posté)


    Spoiler!
    Tous deux égarés dans ce cauchemar
    Nous cherchions en vain à sortir du trou noir
    Soudain sous nos pieds le sol s'est dérobé
    Alors j'ai crié je me suis réveillée
    Ne serrant dans mes bras qu'un oreiller
    A la place de mon fiancé

    J'ai beau secouer le gros édredon
    Soulever le matelas je ne te trouve pas
    Soudain je comprends : tu as recommencé
    Car j'entends des pas là-haut sur les toits

    Tu marches la nuit mais tu ne le sais pas
    Tu te promènes sans savoir où tu vas
    Chaque fois poussé par un je-ne-sais-quoi
    Tel un zombi tu vas hanter les toits
    (Oh non)

    Je n'ai plus envie
    D'aller toutes les nuits
    Courir après toi
    Là-haut sur les toits
    Et risquer ma vie
    Pour un endormi
    Qui le lendemain
    Ne se souvient de rien

    A quoi ça sert ? Est-ce la pensée
    De te savoir aveugle au milieu des cheminées ?

    Parce que ce soir il me faudra encore
    Quitter mon lit douillet pour te chercher dehors
    (Oh non)

    Je n'ai plus envie
    D'aller toutes les nuits
    Courir après toi
    Là-haut sur les toits
    Et risquer ma vie
    Pour un endormi
    Qui le lendemain
    Ne se souvient de rien


    Que vais-je devenir ça ne peut plus durer
    Quand je ferme les yeux je te vois tomber
    Un jour je sais je ne me réveillerai pas
    Je te retrouverai trois étages plus bas
    (Oh non)

    Je n'ai plus envie
    D'aller toutes les nuits
    Courir après toi
    Là-haut sur les toits
    Et risquer ma vie
    Pour un endormi
    Qui le lendemain
    Ne se souvient de rien

    Je n'ai plus envie
    D'aller toutes les nuits
    Courir après toi
    Là-haut sur les toits
    Et risquer ma vie
    Pour un endormi
    Qui le lendemain
    Ne se souvient de rien

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