En Utah, il n’y aura bientôt plus de sans-abris

Par  |  | 25 Commentaires

L'Utah a fait le calcul : héberger les SDF coûte moins cher que de les laisser dans la rue.  L'état du Grand Lac Salé offre donc des appartements aux sans-abris.

En Utah, il n’y aura bientôt plus de sans-abris

John Huntsman, l’ex-gouverneur républicain de l’état de l’Utah, aux États-Unis, avait entrepris de mettre fin au problème des sans-abris il y a 8 ans, grâce au plan « Housing First » : le logement d’abord.

La solution n’a rien de révolutionnaire, elle est même plutôt évidente : pour résoudre le problème des sans-abris, il suffit de leur donner un logement. On n’y avait pas pensé à celle-là, et pourtant, ça tombe sous le sens.

Les sans-abris se voient ainsi proposer un logement, et sont suivis par un travailleur social. Mais la jouissance du logement n’est attachée à aucune condition, sinon celle d’être en contact avec le travailleur social assigné. L’occupant ne risque pas l’expulsion au bout d’un certain temps.

Chacun y trouve son compte

Qui paie la facture me direz-vous ? C’est bien le contribuable américain. Mais il y trouve également son compte, car au final, la note est moins salée. En effet, les autorités ont fait le calcul :

  • Les visites régulières à l’hôpital et en prison ont un coût annuel évalué à 16 670 $ par SDF et par an. 
  • Or le coût d’un logement et d’un travailleur social affecté par sans-abri n’est que de 11 000 $ par an. 

Qui l’eût cru, héberger les sans-abris est en fait une source d’économies pour l’Utah.

En 8 ans, ce programme a permis de faire chuter le nombre de sans-abris de 78%, selon The Independent. Son succès est tel que d’autres états envisagent sérieusement de reproduire le modèle de l’Utah.

En France, des réquisitions impossibles

En France, la ministre du logement Cécile Duflot avait annoncé la réquisition de logements vides pour l’hébergement des sans-abris et des mal-logés. Un an après son annonce, aucun logement n’a été réquisitionné, malgré l’action des associations qui continuent de réclamer l’application de la loi de 1945.

Voyons si le bilan positif du programme déployé en Utah est transposable à la situation française.

– Via Ryot

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!

Clemence Bodoc

Anciennement Marie.Charlotte, Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

Tous ses articles

Voici le dernier commentaire
  • Missdusud
    Missdusud, Le 7 janvier 2014 à 17h10

    c'est quand même déguelasse de voir qu'ils logent les sdf uniquement pour une question de pognon, si ça leur coûté moins cher de les laisser crever dehors, ils le feraient sans hésité, c'est pourri, c'est honteux, ça ménerve... :scream:

    enfin je suis quand même contente de savoir qu'ils auront un toit maintenant, reste plus qu'ils fasse pareil en France.... Hollande bouge ton cul !!!