J’ai testé pour vous… le triathlon, entre aventure et dépassement

Le triathlon peut faire peur, mais il est pourtant adapté à tous les niveaux et tous les objectifs ! Marion vous présente ce sport très complet qui lui permet de se dépasser.

J’ai testé pour vous… le triathlon, entre aventure et dépassement

J’ai pratiqué l’athlétisme pendant douze ans avant de m’intéresser au triathlon. Je pensais que c’était un sport masculin, et très exigeant en termes d’entraînements — trop exigeant. Et puis je voyais un peu les triathlètes comme des extra-terrestres, je trouvais cela absurde de pratiquer trois sports en un : pourquoi ne pas se concentrer sur un seul sport et le faire bien ?

D’après Wikipedia,

« Le triathlon est une discipline sportive constituée de trois épreuves d’endurance enchaînées : natation, cyclisme et course à pied. Sa forme moderne apparait aux États-Unis en 1974 et se développe depuis au travers du monde. Se pratiquant sur des distances de très courtes à très longues, le triathlon devient discipline olympique en l’an 2000 aux Jeux olympiques de Sydney en Australie sur la distance « M » (anciennement « CD ») — soit 1 500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course à pied. »

Sauf qu’après douze ans de course, on découvre un peu ses limites et la lassitude des saisons qui se ressemblent… Un jour j’ai rencontré quelqu’un à mon travail, devenu ensuite un très bon ami, qui avait fait des Ironman. Il m’a appris en quoi cela consistait : un triathlon extrême de 3,8 km de nage, 180 km à vélo et 42 km de course à pied ! Ça m’a donné des étoiles dans les yeux ; je suis allée voir les vidéos de l’Ironman de Nice et j’ai tout de suite été bluffée. Je me suis dit que c’était un sacré challenge, que je voulais faire !

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À nous deux.

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La découverte du triathlon

Je partais de zéro en vélo et en natation mais avec un objectif pareil, je me suis entrainée à fond ! J’avais peur de ne pas y arriver mais c’était un défi personnel, rien que pour moi. Je voulais me lancer un challenge hors norme et voir de quoi j’étais capable. Je voulais me dépasser, partir à l’aventure ! Et puis plein d’autres l’avaient fait avant moi, alors pourquoi pas moi ?

Bon, d’accord, se lancer comme ça sans expérience était un peu fou, mais quelle aventure…. La découverte du triathlon s’est très bien passée — et il faut savoir que si je me lançais tout de suite dans une pratique très intense, plusieurs niveaux d’entraînement et de compétition sont possibles. On peut faire du triathlon en loisir, ou pour découvrir. Il existe :

  • des triathlons découverte (250m de nage environ, 6km de vélo, 2km de course)
  • des distances S (750m, 20km, 5km),
  • des distances M (1,5km, 40km, 10km),
  • des distances L (1,9km, 90km, 21km)
  • puis pour ceux qui aiment les gros défis, les distances Ironman (3,8 km, 180 km, 42 km)

Il y en a ainsi vraiment pour tous les goûts ! C’est en plus un sport d’adultes très convivial, surtout que j’ai fait ma préparation dans un club familial et amical. J’ai reçu beaucoup de conseils et d’aide de la part des membres du club. Et j’en avais besoin !

J’avais un vélo qui ne ressemblait à rien au début, les garçons ont beaucoup ri les premières fois qu’ils m’ont vue rouler. Ma première sortie a même été une catastrophe : 50km et une hypoglycémie… Personne ne m’avait dit qu’il fallait manger et beaucoup boire sur le vélo ! Et puis j’ai appris.

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Pour la natation c’est pareil, je nageais comme une pierre dans l’eau — d’ailleurs c’est toujours un peu le cas et je me fais beaucoup taquiner sur ce point. Cependant je voulais simplement terminer mon épreuve, donc j’ai appris à nager comme je le pouvais et j’ai terminé : objectif atteint après 13h40 d’effort !

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L’Ironman, une course exigeante

Le temps limite pour un Ironman est de 16h. Il y a des avions de chasse qui mettent neuf ou dix heures… moi j’ai mis 13h40 et j’étais très contente.

Il n’y a pas de conditions pour s’inscrire. En général, une course sous le label Ironman est chère (environ 500€), et d’environ 200€ sous un autre label (ou sans). Donc c’est assez dissuasif.

Pour ce premier Ironman, j’ai planifié ma préparation sur six ou sept mois, avec un entraînement régulier de 10 à 12h par semaine. J’ai nagé 1h40 environ, roulé à vélo 7h, et couru 4h45 pour mon marathon d’affilée… À cela, il faut rajouter les transitions pour se changer de la nage au vélo et du vélo à la course. Ce fut pour moi une victoire !

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Moi à la fin.

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Un sport complet qui pousse au dépassement

J’ai plein de beaux souvenirs de triathlon. Surtout j’ai vécu de beaux moments de partage, et pour moi c’est ça l’esprit du sport. Et puis c’est une activité dont on ne se lasse jamais car on a trois sports à travailler ! Bien sûr, la course à pied reste ma première passion, mais le triathlon m’a permis de découvrir le vélo que j’adore aussi maintenant.

De plus, la nage et le vélo sont deux sports « portés », donc moins traumatisants pour le corps. L’enchaînement est aussi très technique, et c’est très plaisant une fois que l’on commence à maîtriser les transitions. Les sensations sont également très différentes de la course à pied traditionnelle une fois que l’on a fait de la nage puis du vélo… J’adore ! Et je ne me suis donc pas arrêtée après ce premier Ironman.

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J’ai fait l’Ironman de Nice en 2014, le Paris Brest Paris de 1200km à vélo à faire en moins de 90h (la plus grande cyclosportive avec 6000 participants dont les deux tiers sont étrangers), et cette année, je me suis lancée dans le projet de l’Ironman extrême : le Celtman en Ecosse ! 3,8km de nage dans des eaux à 10 degrés, 202km à vélo, un ultra trail de 42km… C’est un défi fou, avec une sélection sur un système de loterie. Sur les 200 participant•e•s, nous sommes 16 Français•es au départ et je serai la seule femme française à participer — sur 37 au total.

S’agissant d’un Ironman extrême, il faut que je m’entraine beaucoup : environ 10h par semaine, et les grosses semaines je vais passer à 15h. La course va probablement durer 16 ou 17h en tout. Qu’importe : quand on a un projet qui nous tient à cœur, il faut se dépasser pour le réaliser !

En conclusion

C’est un sport qui fait peur et qui a l’air exigeant, mais pour moi tout le monde peut pratiquer le triathlon : il y a toutes les distances, et chacun•e peut le pratiquer à son niveau. C’est un sport très complet, convivial et on peut se découvrir des qualités insoupçonnées ! Je dirais qu’il faut juste une bonne condition physique pour le triathlon ou bien que cela en donne une bonne.

Personnellement, maintenant que j’ai mis un pied dedans j’ai mille projets en tête ! Cela m’a même donné envie de créer un blog qui parle de triathlon, course, sports enchaînés, vélo… Un partage d’expérience, notamment pour les femmes car le triathlon reste un sport très masculin. J’espère en tout cas que ce témoignage donnera envie à toutes et à tous de réaliser leurs rêves et de se lancer des défis un peu fous, car cela fait drôlement du bien !

Pour aller plus loin :

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Rayanette
    Rayanette, Le 7 janvier 2016 à 16h28

    ah ah bah moi dans ma famille j'ai un triathlète et seriously : #NOLIFE
    faut que tout tourne autour de lui, de ses entrainements, de son alimentation, lui, lui , lui et encore lui il s'est enfermé la dedans ca a dégénéré en bigorexie .. #Grosdeni

    - on part en vacances ensemble l'été prochain ? ahhhhhhhhhh ouais mais 2 mois après j'ai un ironman alors je peux pas cesser les entrainements !
    * bah tu feras ton entrainement la bas !!
    - ouais mais non parce que l'alimentation avec les resto ca va pas etre possible !

    - c'est l'anniversaire d'untel : ah non bah non parce que je dois me coucher tot, ya sortie velo demain matin ..

    sauf que comme ya entrainement TOUS LES JOURS que dieu fait .. bin ... je vous laisse calculer le temps libre ..

    malheureusement comme il ne traine qu'avec les gens de son club il ne parle que de son sport, en dehors de ça : le pauvre il est perdu .. ZERO vie sociale (si sur le velo.. )
    conclusion aucun sujet de conversation
    bref ca fait pas rever

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