« Tous nos jours parfaits », un roman poignant sur la dépression et le suicide

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Tous nos jours parfaits est un roman sur la dépression et le suicide, qui met en scène deux adolescents luttant pour reprendre goût à la vie.

« Tous nos jours parfaits », un roman poignant sur la dépression et le suicide

Des livres, il y en a des milliards. Des bons livres, il y en a aussi quelques milliards (mais moins). Seulement aujourd’hui, je vais vous parler d’un seul bouquin. Il a pour titre Tous nos jours parfaits, il a été écrit par Jennifer Niven, et il parle de dépression et de suicide.

Pour que les malades sachent qu’ils ne sont pas seuls

Alors non, ce n’est pas très joyeux. Mais oui, c’est important. À la fois pour des raisons évidentes, comme de sensibiliser à cette maladie mentale qu’est la dépression et pour lever le tabou sur le suicide… mais aussi pour que les malades sachent qu’on parle d’eux. Pour qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls. Pour qu’ils aient une histoire qui fasse écho à la leur.

Deux adolescent•e•s au bord du vide

Tous Nos Jours Parfaits, c’est avant tout l’histoire de deux adolescent•e•s. Ce sont des lycéen•ne•s de l’Indiana, aux États-Unis. L’un est un garçon, l’autre une fille. Ils se rencontrent au-dessus du vide, tous les deux prêts à sauter. Et bien évidemment, ce qui n’est pas dommage mais prévisible, ils vont tomber amoureux l’un de l’autre. Pas en un instant, non. Il faudra d’abord qu’ils apprennent à laisser tomber leurs barrières respectives.

Le côté prévisible s’arrête là. Je ne vous raconterai pas la fin, ni même le milieu. Je peux juste vous dire d’aller lire par vous-même ce qui se passe dans la tête de ces protagonistes.

C’est si important que je ne sais pas comment vous le dire ! Ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui est dépressif et/ou suicidaire est inaccessible au reste de l’humanité.

 

Ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui est dépressif et/ou suicidaire est inaccessible

Oui, il y a des pensées noires qui reviennent dans la tête de beaucoup de dépressifs : « Je suis détraqué. Je suis un imposteur. Je suis impossible à aimer. », pense Finch. Mais il y a tout le reste. Tout ce que les gens non concernés ne peuvent pas deviner. Vous ne savez pas comment les pensées s’enchaînent, vous ne savez pas quelle suite d’idées peut faire apparaître le suicide comme ultime recours.

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Eh bien, avec ce livre, vous pouvez en avoir une meilleure idée. Vous pouvez commencer à comprendre ce qui peut bien se passer dans la tête d’un•e adolescent•e qui monte au sommet du clocher de son lycée et envisage de sauter dans le vide.

L’histoire est magnifique, parce qu’elle est racontée de deux points de vue : tour à tour, Violet et Finch confient au lectorat leurs sentiments à propos de l’autre, leurs incompréhensions (parce qu’ils sont loin de lire dans les pensées : comme tout le monde, ils ne peuvent que deviner et s’inquiéter), leur envie d’un avenir et leurs craintes de voir ce fragile bonheur s’effondrer, tué dans l’oeuf par l’inéluctable « sommeil ».

Un livre pour mieux comprendre

Vous vous prenez à rêver que, peut-être, il y aura une fin heureuse

L’ambiance de Tous nos jours parfaits, pourtant, n’est pas glauque. Elle est douce. Elle est enveloppante. Elle s’insinue en vous jusqu’à ce que vous ayez dévoré 130 pages sans vous en apercevoir. Vous vous laissez, vous aussi, emporter. Vous vous prenez à rêver que, peut-être, il y aura une fin heureuse. Vous retrouvez l’espoir, car comme Finch, vous vous réveillez d’un long « sommeil » durant lequel vous avez oublié ce que c’est que de sentir son coeur battre. Vous êtes encore en colère contre la vie, comme Violet qui pleure sa soeur partie trop tôt.

Mais vous vous battez, pour soutenir ceux et celles que vous aimez, pour vous blottir contre un autre être humain et ne pas lui lâcher la main. Vous tentez de trouver les mots pour que l’autre sache que vous êtes pareil•le : vous aussi, vous souffrez. Mais à deux, ce n’est peut-être pas une fatalité.

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Ce livre vous apprend d’abord ce que c’est que d’être désespéré•e. Puis il vous rappelle que, comme en chaque être humain, la petite graine de l’espoir ne disparaît jamais. Elle est toujours là, même au fond du fond, et c’est elle, en réalité, qui pousse parfois au suicide. L’espoir de cesser de souffrir. L’espoir de finir heureux, plutôt que de vivre malheureux

Dans ce livre, inévitablement, on se prend à espérer. Et on a raison. La mort ou la vie, peu importe au fond ; l’essentiel étant d’aimer, à nouveau.

Vous pouvez tout de suite acheter le livre chez votre libraire, sur la Fnac ou sur Amazon (où il est également disponible en format Kindle).

Et pour les superbes dessins qui illustrent cet article, je remercie Jenkins ! Allez liker sa page Facebook !

À lire aussi : Je suis dépressive — Témoignage


Miss Lu

Miss Lu est petite mais elle ne mord pas. Elle aime les Minions, écrire des poèmes et débattre à partir de quatre heures du matin. Elle parle trop fort pour garder ses secrets, et lorsqu'elle dessine des vaches, on les prend pour des chiens.

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Voici le dernier commentaire
  • KatArryn1
    KatArryn1, Le 10 octobre 2015 à 15h55

    Bon... Je viens de le finir. Je rejoins l'avis de @Miss-Marie : j'ai eu l'impression de lire un livre jeunesse plus que du Young Adult. Ou alors le Young Adult perd en qualité? Je sais pas trop. J'ai l'impression que le Young Adult ressemble de plus en plus à de la jeunesse niveau écriture, avec un ajout de romance et des sujets plus sérieux. Que dire de Tous nos jours parfaits? J'ai trouvé que niveau dépression-deuil-bipolarité, c'était pas mal décrit. Je me suis retrouvée dans beaucoup des ressentis des personnages. Il y a plusieurs métaphores qui parlent aux gens qui ont connus ces maladies : je pense que ce sujet (difficile) a bien été exploité. Après, ça reste une histoire d'amour, une rencontre entre deux personnes qui se sentent mal, blablablabla. Je sais pas trop quoi dire sur ce livre. Il était bien, je crois? Il nous fait passer par l'espoir, le désespoir, l'espoir à nouveau...

    Tout ce que j'en sais, c'est que je ressors avec cette impression d'être malade, parce qu'il a touché à des choses enfouies en moi, parce que je suis en pleine dépression et que c'était pas forcément le bon moment pour le lire? J'en sais rien. Je sais pas si j'en fais une critique positive ou négative --' Désolée pour cet avis assez médiocre >.<'

    Je le conseille quand même, à ceux/celles qui comptent/veulent le lire <3

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