Comment j’ai réussi à tenir un journal intime pendant 10 ans

Écrire un journal intime, Louise le pratique depuis 10 ans. Elle t'explique pourquoi et comment elle est devenue cette meuf qui réussit l'exploit de « tenir un journal ».

Comment j’ai réussi à tenir un journal intime pendant 10 ans

En partenariat avec Fleurus Éditions (notre Manifeste)

J’ai toujours eu un attachement particulier aux souvenirs.

Petite, j’adorais regarder les albums de photos de famille et ça ne s’est pas amélioré en grandissant. Je me suis toujours questionnée sur ce dont j’allais me souvenir dans ma vie.

Mes débuts avec mon journal intime

Est-ce qu’un jour, je vais oublier Charlie, le garçon dont j’étais amoureuse en primaire ? Est-ce que quand on me dira le nom de mes potes de lycée dans 40 ans, je remettrais des visages dessus — à défaut d’avoir gardé le contact ?

Par conséquent, je garde énormément de souvenirs. J’ai une boîte pleine de photos, de mots écrits au collègue sur du papier Diddl. ..

J’ai même encore mes vieux téléphones (et leurs chargeurs) que je rallume de temps en temps pour relire des SMS que j’ai pas pu sauvegarder sur mon disque dur.

Parce qu’on n’sait jamaiiiis…

Puis pendant mon année de première, Manon est entrée dans ma vie.

Elle avait avec elle un carnet qu’elle emmenait partout avec elle, même en cours. Ce carnet était un sujet de fascination dans notre classe, et on a été plusieurs à suivre le mouvement.

J’ai acheté un vieux cahier de brouillon, bien épais et j’ai commencé à raconter ma vie dedans : de mes questionnements à ce que j’écoutais à l’époque en passant par des citations WTF entendues en cours.

La Grâce du dindon déplumé, un livre-journal intime

Si les journaux intimes t’intéressent, tu peux dévorer La Grâce du dindon déplumé, le 1er de Juliette Rontani, en librairies depuis ce 10 mai 2019.

Il te plonge dans le quotidien d’Angélique Bouchon, lycéenne caustique et caractérielle, car il s’agit effectivement… de son journal intime !

Elle y raconte ses déboires, de ses premiers émois à ses doutes, et représente parfaitement cette période fascinante entre adolescence et âge adulte.

Si tu as envie de te plonger dans ses carnets, son quotidien, et ses joies d’adolescence, clique ici pour en lire un extrait, ou sur la couverture ci-dessous.

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Seulement, ce journal n’était pas totalement intime. Je le faisais lire à mes potes de temps à autre.

C’était un cahier de libre expression où mes amies m’écrivaient régulièrement des mots : il n’avait pas ce truc un peu sacré que certaines personnes imaginent quand on parle de « journal intime ».

J’ai rempli plusieurs carnets pendant le lycée et à la fac, en y racontant ma vie.

Comme j’avais toujours ma trousse a portée de mains, c’était facile de faire une pause pendant le cours de philo ou de socio pour noter quelques pensées dans un coin conçu à cet effet !

Quand mon carnet est vraiment devenu un journal intime

Plus ça allait, moins je faisais lire mon journal à d’autres. Simplement parce que je me suis rendu compte que, finalement, je n’écrivais que la moitié de la vérité ou que je détournais un peu les histoires…

En relisant, c’est assez frustrant. Dans certains carnets, je parle des débuts de ma vie sexuelle à demi-mot, pour ne pas trop en dire « au cas où », mais aussi parce qu’il y avait des secrets que je ne voulais garder que pour moi.

Tous les mecs pour qui j’avais des crushs ou avec qui j’avais un semblant d’histoire avaient des surnoms (pas toujours très fins, désolée Canon du Cul).

Et aujourd’hui, en relisant, certains surnoms me paraissent complètement obscurs… je me demande de qui je peux bien parler ! Mais il y en a d’autres que je n’oublierai sûrement pas de sitôt, comme Tartiflette et Lady Gaga (car pourquoi pas ?).

Il était donc temps de prendre une décision importante : ne plus faire lire mes carnets, pour arrêter de me censurer.

Comment mon journal intime m’aide à me connaître

Depuis la première, j’ai rempli plus de 15 carnets. J’ai aussi arrêté d’acheter des cahiers de brouillon à 2€ et j’ai développé une addiction à la papeterie.

Et surtout, il y a quelques années, j’ai découvert : les pages du matin.

C’est un concept qui vient d’un livre de Julia Cameron. Elle explique que chaque matin, la première chose qu’elle fait, c’est d’écrire trois pages pour se vider le cerveau.

Tu parles de ce que tu veux, tu peux faire de la poésie ou écrire « aujourd’hui, il fait beau, il fait beau, il fait beau » sur cinquante lignes, c’est ta vie.

Les pages du matin font partie de ces choses que tu ne montres à PERSONNE. Donc pas de jugement, même de toi-même.

J’en ai déjà parlé dans Laisse-moi kiffer et j’ai reçu des messages qui me demandaient « mais il faut écrire quoi ? ».

La réponse est : ce que TU veux. Personne ne va juger si tes problèmes ou tes questionnements sont légitimes puisqu’ils ne sont qu’entre toi et un bout de papier.

Alors moi, j’écris sur mes questionnements, ce qui me saoule et ce qui me rend heureuse. Je me mets face à moi-même et je fais en sorte d’arrêter de me mentir.

Écrire, ça m’a aidée à sortir des trucs de mon cerveau que j’osais pas m’avouer, et ça m’a fait comprendre ma chance à plein de niveaux.

Faut-il être régulière pour tenir un journal intime ?

Un des trucs sur lequel j’ai le plus bataillé, c’est le fait d’être régulière.

J’avais cette idée que pour avoir un journal intime, il FALLAIT être hyper disciplinée et raconter des trucs passionnants.

J’avais l’impression que je devais être un peu une artiste pour raconter ma vie de manière poétique avec des métaphores stylées et avoir toujours des super leçons de vies à m’apprendre à moi-même.

Bref, je pensais qu’il fallait être Peyton Sawyer

La vérité, c’est que parfois, je fais une pause dans ma réflexion et j’écris « Attends, je vais faire pipi » comme si c’était une information absolument nécessaire à transmettre à mon futur moi !

Puis, il y a des moments où je sais que j’ai besoin d’écrire, parce que ça me ferait du bien pour arrêter de tourner en boucle… et je ne le fais pas. Simplement parce que je n’en ai pas envie.

Je peux écrire trois fois dans la même journée, puis plus jamais pendant quatre mois et revenir à mon journal comme si je l’avais jamais quitté.

Il n’y a pas de manuel du parfait journal intime. Le principal, c’est qu’il remplisse le rôle que tu lui donnes, quand tu en as envie.

Plonge-toi dans un journal intime avec La Grâce du dindon déplumé

Raconter juste ce qu’elle a envie, c’est exactement ce que fait Angélique Bouchon, l’héroïne de La Grâce du dindon déplumé, en librairies depuis ce 10 mai 2019 !

Elle détaille ses fails et ses réussites sans détours, ce qui donne un côté authentique à ce roman, où sont décrites les joies et les peines du quotidien dans toute leur intensité.

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À lire aussi : Comment faire un carnet de voyage, le meilleur souvenir de vacances du monde

Louise Pétrouchka


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Commentaires

MidwayB

Ça fait des années que j’ai envie de me lancer mais à chaque fois je n’ose pas de peur que soit trop fouilli, de ne pas être assez assidue, d’écrire seulement quand ça ne va pas... Et surtout de peur que quelqu’un le lise !!

Bref avis aux teneuses de journaux intimes : des conseils à me donner pour être sure de ne pas me lasser ? Et où le cachez-vous ? :taquin:
 

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