Doit-on avoir du succès pour être heureuse ?

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La course au succès n'est pas forcément synonyme de bonheur. Justine vous donne des conseils pour cultiver votre bien-être au quotidien.

Doit-on avoir du succès pour être heureuse ?

Une vie heureuse doit-elle être une vie réussie ? Doit-on réussir pour atteindre le bonheur ? Qu’est-ce qui compose une vie « réussie » ?

Souvent, nous sommes tenté•es de penser que nous serons heureux•ses « lorsque » : lorsque nous aurons obtenu cette promotion, lorsque nous gagnerons plus d’argent, lorsque nous vivrons dans un appartement plus grand, lorsque nous trouverons un•e partenaire…

Courir après le succès pourrait nous éloigner du bonheur.

Comme si, pour être heureux•se, nous devrions chasser une réussite après l’autre, en étant convaincu•es que la réussite suivante sera la bonne, celle qui nous mènera vers le nirvana du bien-être. Comme si ce que l’on avait là, à cet instant, n’était pas suffisant, et que nos petites vies devaient forcément être des courses effrénées vers quelque chose de mieux.

Pour Emma Seppala, directrice scientifique du Centre de recherche et d’éducation pour l’altruisme et la compassion de l’université de Stanford, nous nous fourrons collectivement le doigt de l’œil (et allègrement, hein) : le « succès-olisme » serait en fait un cycle très problématique qui pourrait nous mener vers le burnout, vers de mauvaises performances… en bref, nous éloigner du bonheur !

Que faire pour stopper cette course à la réussite ? Emma Seppala propose 7 conseils pour sortir de l’engrenage et cultiver notre bien-être au travail (et ailleurs).

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Se centrer sur le présent

C’est sans doute un conseil difficile — comment s’empêcher de penser à ce que l’on devra faire demain, la semaine prochaine, le semestre prochain ? Pour Emma Seppala, en centrant notre attention sur le présent, nous pourrions être plus heureux•ses (et accessoirement, plus productif•ves).

Couper les réseaux sociaux peut aider à se concentrer sur le présent.

En effet, lorsque nous travaillons sur une tâche précise (ou sur un cours en particulier), Emma Seppala nous invite à mettre nos portables en mode silencieux, à ne pas laisser nos messageries ouvertes, à couper les réseaux sociaux, et à définir un temps précis pour cette tâche.

De cette manière, nous pourrons centrer notre attention sur ce que nous faisons, au moment où nous souhaitons le faire…

À lire aussi : Comment j’ai appris à vivre au jour le jour

Prendre du temps pour soi

Pour travailler mieux (et de façon plus paisible), peut-être devrions-nous aussi… ne pas travailler ! En prenant le temps de ne rien faire, nous serons moins stressé•es, angoissé•es — et nous parviendrons mieux à surmonter les prochains obstacles.

Maîtriser son énergie

Pour plus de bien-être, nous aurions tout à gagner à éviter les pics de stress, d’excitation au travail. Lorsque nous sommes calmes, nous aurions plus d’énergie pour concentrer notre attention sur ce que l’on a à faire.

Faire autre chose

C’est bête, hein ? Lorsque l’on se concentre uniquement sur notre travail, on a du mal à prendre du recul et à créer, innover… En variant nos activités, en nous amusant, nous offrons la possibilité à notre cerveau de penser autrement — ce qui pourrait être utile dans le cadre de notre travail ou de nos études.

Être bienveillant avec soi

Souvent, un peu automatiquement, nous avons tendance à voir tout ce qui ne va pas chez nous — tout ce que l’on a raté, tout ce que l’on pense ne pas savoir faire…

Accepter nos faiblesses pour être plus sereine.

Et si nous étions un peu plus sympas envers nous-mêmes ? Accepter nos faiblesses ou nos échecs avec bienveillance, sans autoflagellation, cela nous permettra d’en tirer quelque chose, et d’être plus serein•e.

À lire aussi : « T’y arriveras jamais… Je dis ça pour toi. »

Sortir de sa zone de confort

Si vous le sentez, faites un p’tit tour en dehors de votre zone de confort — le ronron du quotidien est confortable, mais notre cerveau est construit pour apprendre de nouvelles choses

Se lancer dans de nouvelles aventures pourrait être bon pour le moral !

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Donner de l’attention aux autres

Selon Emma Seppala, nous pourrions également être plus heureux•ses en offrant notre attention, notre intérêt et notre soutien aux autres… De cette manière, nous pourrions cultiver des relations sociales riches — qui seraient également épanouissantes pour nous.

Finalement, tous ces conseils pourraient être de petites pistes pour cultiver notre bien-être et être heureux•se, là, maintenant, sans attendre une future réussite, une prochaine promotion…

Pour Seppala, ce serait le bonheur qui mènerait à une vie réussie — et pas l’inverse. Qu’en pensez-vous ?

Pour aller plus loin :

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Commentaires
  • Cutie ju
    Cutie ju, Le 4 janvier 2017 à 17h35

    Je suis assez d'accord avec ce que dit l'article, car pour moi vouloir le "succès", c'est aussi se soumettre à un idéal défini par la société, donc au final, on cherche à atteindre des objectifs qui ne nous sont pas propres. On vit pour les autres en quelque sorte. Je dirai que pour être heureux, il faut avant tout être honnête avec soi-même et accepter qu'on a pas forcément les mêmes aspirations que M. et Mme tout-le-monde (comme avoir des enfants, vivre dans une belle et grande maison/appartement etc)

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