Ces choses dont les mecs ne parlent pas… et qui leur font du mal

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C'est l'histoire, banale, d'un adolescent qui a du mal à exprimer ses émotions. Jusqu'à en souffrir de façon dramatique.

Ces choses dont les mecs ne parlent pas… et qui leur font du mal

Ça commence avec un adolescent lambda, du genre un peu loser. Il y a plein de choses dont il ne parle pas, à commencer par son côté un peu gauche.

Mais il ne parle pas non plus d’autres choses, moins légères, comme de son mal-être et encore moins de ses envies suicidaires.

Et c’est pour s’adresser à tou•tes les personnes comme lui que Childline, une ligne téléphonique britannique d’aide aux moins de 19 ans, a créé ce spot nommé Ces choses dont les mecs ne parlent pas (relayé par Mashable).

Le spot contre le suicide qui change de ce que l’on voit habituellement

Le spot est en anglais. Il n’y a que peu de paroles mais je vous les ai traduites sous la vidéo.

On voit le garçon se raser maladroitement, se masturber… Et puis quand un pote lui demande comment il va, il commence à écrire avant d’effacer :

« Mec, je sais que c’est chelou mais en ce moment je ne vais pas bien du tout. Je ne sais pas quoi faire. Comme l’impression que tout irait mieux si… »

Alors, comme il n’ose pas en parler, il fait une recherche Internet sur les pensées suicidaires. On peut lire alors :

« Tu n’es pas seul•e dans ce que tu ressens. Si tu as des pensées suicidaires, ça peut être dur d’en parler.

Pour une aide confidentielle et discrète, tu peux nous parler. »

Un spot spécialement adressé aux garçons (pour de bonnes raisons)

Tou•tes les adolescent•es concerné•es par ce genre de pensées peuvent se retrouver dans ce spot. Mais là où je le trouve fin, c’est qu’il s’adresse tout particulièrement aux garçons, qui ont souvent plus de mal à exprimer leur ressenti.

Un fait que l’on voit particulièrement dans le documentaire Netflix The Mask You Live Inqui dénonce les injonctions sociales à une certaine masculinité. On pouvait d’ailleurs lire dans l’article que Clémence avait écrit au sujet de ce film :

« Les filles subissent une pression inouïe à l’apparence « féminine », qui les amène à nier leur estime d’elles-mêmes, et les garçons subissent une pression équivalente à la performance « virile », qui les amène à nier leurs émotions.

Au final, les filles ET les garçons retournent la violence contre eux-mêmes : les filles s’affament, les garçons laissent leur santé se dégrader, parfois vont jusqu’au suicide. »

Et beaucoup éprouvent de grandes difficultés à en parler.

En France, que faire si vous avez des pensées suicidaires ?

Vous pouvez vous tourner vers les numéros d’écoute, comme le Fil Santé Jeunes, SOS amitié ou Suicide Écoute.

Le plus important est de ne surtout pas rester seul•e. 

À lire aussi : « Ma mort doit servir à quelque chose. Changez cette société », la lettre d’adieu de Leelah, 17 ans, transgenre

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Commentaires
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  • Sinae
    Sinae, Le 10 mars 2017 à 0h07

    Je pense que c'est également lié à la personnalité et aux liens familiaux/amicaux de chacun...

    Parce que dans ce cas, je suis un garçon hein, rien à foutre de mon apparence, et je nie parfaitement mes émotions.
    Je ne me confie qu'à une personne (donc ça fait seulement 1 ou 2 ans que je parle des choses qui ne vont pas à quelqu'un, et encore, j'ai beaucoup de mal).
    C'est un manque de confiance évident. Je sais pas comment ça marche pour les garçons, mais j'ai un cadre familial qui ne prête pas du tout aux "expressions émotionnelles", même mes amis proches je ne me vois pas les embêter avec mes problèmes.
    Donc ça va que mon adolescence a pas été trop pourrie, sinon je sais pas si j'aurai eu un soutien quoi.

    Je crois que j'ai un soucis aussi au niveau de ma place dans ma famille XD. Je suis l'aînée, donc celle qui ne pleure pas, qui ne crie pas, c'est évident. Donc pas de démonstrations d'émotions.

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