Comment socialiser en soirée quand tu ne connais (presque) personne

Tu envisages d'aller à une soirée où tu ne connais personne, sauf LA meuf qui t'a invitée ? Tu as peur de devenir un ficcus prenant la poussière dans un coin ? Cet article est pour toi !

Comment socialiser en soirée quand tu ne connais (presque) personne

Tu veux que je te raconte un souvenir d’enfance un peu nul ?

L’un de ceux qui semblent complètement anecdotiques à une bonne partie de l’humanité… mais qui, perso, me font transpirer à coup sûr ?

Souvenir d’une timide essayant de se faire des amies

Tu vois, quand j’étais petite, mon père a été muté dans un autre pays (coucou les filles et fils de militaire), avec toute sa petite famille.

Le premier jour de notre arrivée, il était très décidé à me trouver des potes (alors que, bon, je n’avais rien demandé).

Et figure-toi que mon père, il est littéral.

Il a trouvé un groupe d’enfants, m’a lâchée là-dedans et m’a dit :

« Vas-y, fais-toi des amies ».

Apprendre à socialiser quand on est timide

Si cette anecdote te provoque des sueurs froides, tu fais partie de mon crew : la #TeamTimide !

Et tu sais donc que pour les timides, plein de trucs sont particulièrement compliqués à gérer.

Comment aborder un groupe ? Se rendre à une soirée où l’on ne connaît presque personne ? Comment engager la conversation ?

Je vais essayer de t’aider grâce à cet article et au pouvoir de la psychologie !

Tu fais meilleure impression que tu ne le penses

Rencontrer des inconnus, c’est une source d’anxiété pour plein de gens (même pour ceux qui ne sont pas dans la #TeamTimide).

Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? POURQUOI j’ai dit bleu au lieu de rouge ?

Rassure-toi : au premier abord, les gens t’apprécieraient plus que ce que tu crois.

Le phénomène aurait même un nom, ce serait le liking gap (littéralement « l’écart d’appréciation ») !

Pour parvenir à cette idée, 4 scientifiques ont mené plusieurs expériences.

Ils ont observé des inconnus faire connaissance en laboratoire, puis des étudiants apprenant à connaître leur futur coloc, puis des personnes se liant au cours d’un atelier de développement personnel…

À chaque fois, les scientifiques proposent aux participants et participantes d’imaginer ce que leur interlocuteur a pensé d’elles, s’il les a appréciées, etc.

L’écart d’appréciation est bien présent chez la plupart des volontaires. Ils pensent avoir été moins appréciés que ce qui a été le cas en réalité !

Les scientifiques ont poussé l’expérience et observé, plusieurs mois plus tard, les relations entre colocs. Eh bien figure-toi que « l’écart d’appréciation » perdure !

Après des semaines et des semaines de cohabitation, les colocs estimaient toujours l’appréciation qui leur était portée à un seuil en-dessous de la réalité.

Pourquoi penses-tu faire mauvaise impression ?

Le phénomène pourrait être lié à notre estime de soi.

Nous serions si focalisées sur nos insécurités que nous n’accorderions pas d’attention aux autres : leurs réactions comportementales, leurs signaux non-verbaux…

La première astuce pour dépasser sa timidité, ce pourrait bien être celle-ci : souvenons-nous que les autres nous apprécient probablement plus que ce que nous croyons.

Fais le point sur ce que tu veux avant d’aborder des inconnus

Je ne sais pas pour toi, mais moi, avant de me rendre à une soirée ou tout type d’évènement collectif, je suis parfois en mode panique et stress sur tous les fronts.

Quels habits porter ? Comment engager la conversation ? Et si ma mèche se mettait à rebiquer ? Et si je ne savais pas quoi dire ?

Pour faire redescendre la pression, prenons un peu de temps pour faire le point !

Où va-t-on ? Une soirée de networking, un évènement festif ? Pourquoi y va-t-on ? Pour s’amuser, rencontrer de nouvelles personnes ? Pour élargir notre réseau ? Pour piller le buffet ?

Avec ces questions, nous pouvons réévaluer la pression.

Si je me rends à une soirée de rencontres pros, est-ce bien utile de stresser sur la couleur de mon soutif ? Si je vais à un évènement festif où je connais peu de monde, est-ce que je risque de donner un discours en public ?

Probablement pas.

En revanche, en fonction de mes souhaits, je peux fixer des objectifs atteignables (et sympas envers moi-même), pour centrer mon attention !

Qu’est-ce que tu veux ? Bonne question !

Si mon souhait est de faire des rencontres amicales, je peux tenter d’engager la conversation avec au moins 2 personnes, par exemple.

Si je me rends à une soirée de networking, je peux essayer de repartir avec minimum 3 cartes de visite.

Réévaluer nos souhaits, prendre quelques minutes pour penser à nos objectifs et se fixer des objectifs raisonnables, cela pourrait nous permettre de contrôler un peu notre stress…

Ou en tout cas, de prendre conscience qu’il existe, et qu’il existe aussi des moyens de le gérer (et, parfois, de le dépasser) !

Prévois des sujets de conversations

L’astuce peut paraître exagérée, mais elle peut vraiment aider ! Certains personnes sont parfois « paralysées » et ont des difficultés à trouver, spontanément, des sujets de conversation.

Le meilleur conseil, dans ces cas-là, c’est d’imaginer au préalable quelques questions pour briser la glace…

— Qu’est-ce qui te fait kiffer en ce moment ?
— Où est-ce que tu as connu [l’organisateur de la soirée] ?
— Tu penses quoi du buffet ? Tu bois quoi ?

Si tu le sens, n’hésite pas à glisser un compliment, de manière simple et authentique. Ça peut créer des liens et de la sympathie !

Je suis persuadée que tout le monde peut arriver à socialiser en soirée, même la #TeamTimide, mais de manières différentes. Si ces moments te demandent beaucoup d’énergie… bravo pour tes efforts et n’hésite pas à te récompenser après ça !

À lire aussi : Comment se faire de nouveaux potes à la rentrée ?

POURQUOI REGARDER THE HANDMAID’S TALE ALORS QUE ÇA MET BIEN LE SEUM ?

Commentaires
  • LittleCerys
    LittleCerys, Le 5 octobre 2018 à 12h06

    @0h-dear Wut, mais j'ai rien dit de tout ça.

    J'essaie de faire ce genre d'efforts de sociabilisation, sans y parvenir et en me mettant en PLS à chaque fois (à en faire des crises d'angoisse assez importantes suivant l'ampleur de l'événement). J'ai envie que ça marche, mais c'est souvent un peu au-delà de mes capacités, on va dire.

    Comme tu le dis, ce sont des efforts à fournir. C'est comme si j'étais paraplégique (=handicap social dans ma métaphore du post précédent), que j'avais envie de courir (=envie de me socialiser) mais que je me retrouve à ramper pour avancer (difficultés à sociabiliser au final, malgré cette volonté forte).

    Au must de mes capacités, ça donne ça, parce que ça aura un résultat, même sans me transformer en marathonienne :


    (Et dans les faits, ça donne beaucoup plus souvent ça :
    [​IMG] )

    Ah, et je ne suis jamais intervenue pour te reprocher le manque d'universalité de ta méthode... :ko: Je ne comprends pas pourquoi tu dis ça, je pense qu'il y a un quiproquo, je trouve ça très bien que tu aies donné ta méthode personnelle. J'ai même dit que ça me faisait plaisir si elle fonctionnait avec des gens... :dunno:

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