Le slam puissant d’un fils d’immigrés japonais aux États-Unis

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Fils d'immigrés japonais aux États-Unis, George Masao Yamazawa slame ses questionnements identitaires dans The Bridge.

Le slam puissant d’un fils d’immigrés japonais aux États-Unis

George Masao Yamazawa est né de parents japonais immigrés aux États-Unis. Jeune slameur reconnu, notamment lauréat du prestigieux National Poetry Slam en 2014, il explore dans ses textes ses questionnements identitaires et les problématiques de l’immigration.

Il y raconte le racisme anti-asiatique auquel il a souvent été confronté, et comment il se trouve tiraillé entre ses origines et son héritage japonais, et sa culture et sa vie américaines.

À lire aussi : Des asiatiques américains répondent à des commentaires racistes

En décembre dernier, il a participé à une compétition de slam, et y a déclamé The Bridge (« Le Pont »).

Le pont, c’est ce fossé des langues, entre celle de ses origines, de ses parents, et celle de son pays. Évoquant la vie de son père restaurateur aux États-Unis, il exprime la crise d’identité des immigrés :

« The accent is the mark of an immigrant. It’s a ruler with mile-long increments that measures the distance away from home.

See maybe Asians are known to be good at math because that’s the only homework our parents could help us with.

Or maybe I’m just being defensive because I’m afraid that my rusty Japanese is a broken chain in the link that can’t hold my lineage together.

I’m afraid, I’m afraid of passing down my lack of language to my children and their grandpa’s accent will sound more foreigner than family.

I’m selfish, writing poems, poems and poems about Japan when my name is the only word I know how to write in Japanese. »

« L’accent est l’empreinte d’un immigrant. C’est la règle graduée en kilomètres qui mesure la distance le séparant de chez lui.

En fait, peut-être que les asiastiques sont connus pour être bons en maths parce que c’est les seuls devoirs pour lesquels nos parents pouvaient nous aider.

Ou peut-être que c’est juste que je suis sur la défensive parce que j’ai peur que mon japonais rouillé soit une maille brisée dans la chaîne qui maintient ma lignée.

J’ai peur, j’ai peur de léguer ma méconnaissance de la langue à mes enfants et que l’accent de leur papy sonne plus étranger que familier.

Je suis égoïste, d’écrire des poèmes, des poèmes et des poèmes sur le Japon alors que mon nom est le seul mot que je sais écrire en japonais. »

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Melissa

Mélissa fait les témoignages, mais ce n'est pas elle qui vit toutes les histoires qu'elle raconte - et heureusement parce que sa vie serait un peu compliquée ! Elle aime les pois et s'empiffrer de Kinder en sirotant son thé.

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Commentaires
  • Uryuu
    Uryuu, Le 20 mars 2016 à 19h07

    C'était juste super!

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