Pourquoi Shaka Ponk est l’un des meilleurs groupes du moment ?

Tournée sold-out dans toute la France, programmations dans tous les festivals d'été 2012, critiques unanimes : c'est sûr, Shaka Ponk est LE groupe français du moment. Mais pourquoi on (je) les aime tant ?

Pourquoi Shaka Ponk est l’un des meilleurs groupes du moment ?

Shaka Ponk, qui a déjà 7 ans d’existence, est en train d’exploser sur la scène rock française. Univers musical très riche, puissance scénique, démarche artistique unique : tous les ingrédients du succès sont réunis. Petite présentation en règle des 6 monkeys et de leur univers.

Qui sont-ils ?

Shaka Ponk voit le jour au début des années 2000. À la base, c’est un gros collectif de créatifs qui mute en groupe de musique composé de 5 membres, auxquels s’ajoute Mr Goz, un singe virtuel qui devient bien plus qu’une mascotte pour le groupe : il parle, il donne son avis et est présent sur tous les concerts. Fin 2004, le groupe s’exile à Berlin car son avenir en France paraît complètement bouché. Ils travaillent dans un ancien bunker, se trouvent un manager et commencent à assurer quelques premières parties de concerts.

Après un EP en 2005, les Shaka Ponk sortent en 2006 leur premier album Loco Con Da Frenchy Talkin’. On y trouve les décapants singles : Hell’o, Dot.Coma et Fonk Me. Le style Shaka Ponk s’impose déjà : paroles mélangeant anglais et espagnol, mix de rock, d’électro, de punk, de funk (bref, un truc parfaitement inclassable), une énergie incomparable et un engagement écologique déjà présent.

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Certains changements au sein du groupe s’effectuent pour aboutir à la composition qui est (presque) celle qu’on connaît aujourd’hui :

Les membres du groupe Shaka Ponk

CC (guitare), Mandris (basse), Frah (chant), Steve (claviers et samples) et Ion (batterie)

En 2009, de retour à Paris, c’est au tour de Bad Porn Movie Trax de voir le jour avec dans sa tracklist Prima Scene, Hombre que soy (pour moi le meilleur morceau de Shaka Ponk), How to kill the stars, Do et Te Gusta Me. C’est le début de la gloire pour le groupe : une nomination et une prestation aux Victoires de la Musique plus tard, il commence à être connu du grand public. C’est à partir de ce moment que le membre mystère de Shaka Ponk, qui restait dans l’ombre (elle participait aux compos et posait sa voix sur les pistes dès le premier album), apparaît sur scène : Samaha, qui accompagne Frah au chant.

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En 2011, leur 3ème album The Geeks & The Jerkin’ Socks confirme leur nouvelle célébrité. Un disque peut-être moins engagé que les précédents, mais incontestablement plus dansant et festif, aux inspirations multiples (grand écart ultime entre un morceau comme Brunette Localicious et Shiza Radio par exemple). On y trouve l’énergique premier single Let’s Bang, l’inattendu duo avec Bertrand Cantat sur Palabra mi Amor et le single My name is stain, dont le clip est programmé sur de grandes chaînes musicales, une première pour les Shaka.

Pourquoi ça marche ?

Contrairement à la majorité des groupes de musique, les Shaka Ponk s’offrent le luxe d’imposer leurs propres créations pour tout ce qui les concerne de près ou de loin, de la scénographie des concerts jusqu’aux clips, en passant par le merchandising, leur site Internet, leurs vidéos Monkey TV… Tout est donc façonné à leur image par leurs soins, ce qui donne un univers d’une cohérence exemplaire, reconnaissable entre mille.

La proximité avec leur public est assez dingue, grâce notamment à un concept tout con, mais qui tient du génie : la Monkey TV. Pour chaque concert, une vidéo de 3 ou 4 minutes est réalisée, mélangeant images backstage et frontstage, et les vidéos provenant des fisheyes fixés aux micros de Frah et Sam pendant les concerts. Vous entrez alors directement dans l’intimité des Shaka Ponk puisqu’ils ne cachent rien : leurs moments de fatigue, de tension, de joie, parfois des choses un peu plus techniques, des making-of de clips, d’émission de télé ou de radio, tout y est (même les fesses de Frah).

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Leurs concerts sont de véritables shows dont on ressort lessivé mais indiscutablement heureux. L’énergie du groupe est indescriptible, la Monkey TV restant le meilleur moyen de vous faire une idée avant de courir acheter vos places. Armés de leur écran géant, les Shaka livrent un spectacle complet où Mr Goz est toujours présent pour interpeller le public ou un membre du groupe (notamment avec la fameuse battle de percu entre lui et Ion). Frah assure le spectacle en beuglant dans le micro de façon assez exceptionnelle et surtout en effectuant à peu près 92 slams par concert dès la première chanson.

8 minutes de live pour vous faire une idée, enregistrées au Paléo Festival 2011 sur le titre French Touch Puta Madre, avec du solo de guitare, du slam, du hurlement, de la danse, des pandas mignons, des filles en soutif et des gros plans sur Ion torse nu (insérez ici les cris de certaines madmoiZelles qui se reconnaîtront) :

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Ajoutez à tout ça une bonne dose d’humour et d’auto-dérision, et vous avez ainsi sous les yeux l’un des meilleurs groupes français du moment !

Shaka Potins

  • Le vrai nom de Mr Goz est Gustave Orlando Zimbana. Il a été créé par un hacker américain en 2003 qui l’utilisait pour pirater des sites Internet.
  • Mandris est le petit frère de Steve.
  • Frah a composé et chanté l’hymne de l’équipe de France pour les JO de Pékin (maintenant qu’on le dit, ça paraît évident n’est-ce pas ?)
  • Certaines chansons de Shaka Ponk ont été utilisées dans des pubs : pour Fanta avec Hell’o  et pour Labeyrie avec Lust and cucu.
  • Leur 3ème album devait s’appeler The Galactiks and the Surfing Jocks mais le téléphone arabe entre les membres du groupe a fait que le dernier au courant a compris The Geeks and the Jerkin’ Socks (littéralement : Les geeks et les chaussettes pour se branler, avec beaucoup d’à-propos puisque le disque est globalement très porté sur la chose).
  • Pour continuer sur le même thème, à travers leurs 3 albums, les Shaka ont abordé de façon assez récurrente des histoires impliquant des fesses à l’air et des bêtes à deux dos. Ils ont donc poussé le vice jusqu’à réaliser un clip olé-olé pour la chanson Hombre que soy, avec trois actrices et un acteur porno.
  • Les Shaka Ponk sont très copains avec les Skip The Use (qu’on croise une bonne paire de fois sur la Monkey TV) et récemment ils ont proposé une adaptation de Mourir sur scène de Dalida en duo avec Matt Bastard à Taratata. Ça a donné Morir Cantando et c’est totalement fou.
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Voici le dernier commentaire en date :

  • Darky-Angel
    Darky-Angel, Le 7 mai 2012 à 15h43

    PreciosaChan;3159050
    24 Octobre (bon oui c'est pas de suite) au Zenith! :)
    ah ok j'avais pas vu!
    Bon ils passent juste chez moi (Carcassonne) mais si jamais je peux pas y aller, c'est bon à savoir:!
    Et en + ils font carrément le Zénith... ben dis donc..

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