6 films déprimants mais jouissifs

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Le cinéma sert à provoquer des émotions, peu importe leur nature. Après t'avoir conseillé des films pour t'en payer une bonne tranche, pour partouzer ou pour rêver, Kalindi te file une liste de fictions bien tristes, à regarder pour s'émouvoir !

6 films déprimants mais jouissifs

Publié le 19 avril 2018

Tu choisis parfois des films en fonction de leur potentiel de déprime ?

Moi aussi.

Plus le susdit potentiel est haut, plus ton plaisir est grand ?

Moi pareil.

Et franchement, c’est pas parce que le soleil a enfin décidé de se pointer que je vais abandonner mes habitudes mélancoliques, et me réjouir comme tout le monde.

Fuck le soleil, ses injonctions à l’allégresse, et la vitamine D.

Fuuuuuuuuck.

Allez hop hop hop, ça suffit le bonheur, même avec du beurre !

Le principal dans ma vie, c’est d’être contrariante, comme chacun sait.

Tout ça pour dire qu’on a le droit d’avoir envie de chialer, même par 27°C. Déjà parce que ça a des vertus cathartiques, et ensuite parce qu’on fait bien ce qu’on veut. Et puis prout prout.

Alors comment faire ?

Eh ben comme Tata Kalindoche, on se mate un bon gros film estampillé « déprimant ».

Avoue que c’est moins douloureux que de se coincer les doigts dans une porte blindée.

Voilà donc 6 films devant lesquels renifler généreusement, avant d’entamer quelques roulades arrières. Comme font les gens tristes.

Alabama Monroe, le chef-d’oeuvre belge

Sorti en 2013, l’avant-dernier film de Felix Van Groeningen, le génial créateur de La Merditude des choses, a immédiatement fait parler de lui.

La plupart des critiques et du public lui lançaient des fleurs, quand une minorité le taclait de « film tire-larmes au possible ».

Je ne peux pas franchement donner tort à cette minorité.

Alabama Monroe a fait chialer même les cœurs les plus secs. Et pour cause, l’amour passionnée d’Elise et Didier est communicatif.

Tout comme leur désespoir.

Le couple vit au rythme du banjo, vénère l’Amérique, et ses symboles.

La journée, Elise tatoue, le soir elle chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle nait Maybelle, une petite fille qui fait leur bonheur.

Un bonheur très vite éviscéré par le cancer de l’enfant…

VOILÀ.

Felix Van Groeningen n’avait pas très envie de donner dans un style cuicui les petits oiseaux.

Et c’est pas ce qu’on lui demande d’ailleurs.

Antarctica, l’enfer de glace

Alors, on part sur le premier film qui m’a fait pleurer.

De toute manière, dès qu’il y a des animaux impliqués dans une intrigue, je ne contrôle plus mes réactions. Surtout lorsqu’il s’agit de huskies, puisque j’en ai moi-même possédé un pendant 11 ans.

Antarctica, c’est l’histoire d’une expédition scientifique en plein Antarctique qui a mal tourné.

Le guide Jerry Shepard et le géologue Davis McClaren affrontent les éléments aux confins du monde, et ont un grave accident.

Un accident qui pourrait leur être fatal, d’ailleurs. Mais les huit chiens de traineaux leur sauvent la vie. Les hommes sont évacués d’urgence, et doivent abandonner les huskies.

Livrés à eux-même dans un environnement glacial, les animaux vont tenter de survivre. Jerry de son côté, met tout en place pour les retrouver.

Antarctica, c’est l’histoire d’hommes et de chiens qui se battent pour être de nouveau réunis…

Aaaaaaaah. Pitcher ce film me donne déjà envie de verser une larmichette. Alors imagine un peu mon état devant le bordel entier.

Une Belle Fin, une réflexion sur l’existence

Quoi ? J’en parle tout le temps ? Peut-être !

Mais j’ai le droit d’en causer pour la 500ème fois car c’est mon article lalalalaalalalalalalala. POUET.

Une belle fin est sorti en 2013 et a signé ma rencontre avec Uberto Pasolini, un réalisateur italien au style pourtant très British.

Ce long-métrage met en scène Eddie Marsan (Atomic Blonde), dans son rôle le plus touchant. Il évoque des problématiques existentielles : la solitude, l’amour, et la mort.

J’étais inconsolable quand ça s’est terminé. Déjà parce que ces thématiques m’ont touchée, mais aussi parce que j’aurais voulu qu’Une belle fin dure toujours.

Regardez Une belle fin. Parce que c’est sublime mais surtout parce que j’en ai marre de ne pouvoir en parler à personne. Mes potes ne l’ont pas vu, mes parents non plus, et mes voisins sont des connards.

Pitié, ne me laissez pas seule à nager dans mon amour pour Une belle fin. Il mérite un public. Il mérite votre amour.

Allez, pitié !

Breaking The Waves, une vague d’effroi

Oui, je sais, Lars von Trier est une personne EXTRÊMEMENT problématique. Il adopte régulièrement des positionnements provocateurs. Il déclare d’ailleurs lors du tournage de son premier film :

Je ne tiens pas à contenter les gens, je veux qu’ils prennent position.

Le problème, c’est que ses provocations vont parfois beaucoup trop loin. En gros, le type raconte beaucoup de conneries, dont certaines très graves.

Jusqu’à se faire bannir du festival de Cannes pour propos antisémites.

Toutefois, j’aime son cinéma. J’aime le regard impertinent et unique qu’il pose sur le quotidien. Certaines de ses fictions figurent parmi mes préférées au monde.

Ce qui ne m’empêche pas d’être en profond désaccord avec ses idéologies politiques.

Recentrons cet article.

Breaking The Waves, c’est probablement le premier de Lars que j’ai osé affronter. On m’avait prévenue.

Il réalise de manière dure, abrupte. Sa caméra s’immisce dans la vie des gens, pénètre dans l’intimité des personnages, capture leurs failles et leurs malheurs.

Alors de quoi ça parle ?

Sur la côte nord-ouest de l’Écosse, Bess, une jeune femme très pieuse et naïve, se marie avec un homme plus vieux, qui travaille sur une plateforme pétrolière.

Un accident paralyse ce dernier, ce qui le contraint notamment (et c’est important) à ne plus avoir de relations sexuelles. Jan demande alors à Bess de coucher avec d’autres hommes, pour assouvir ses besoins.

Elle accepte et tombe alors dans une spirale infernale et dangereuse, en dépit des avertissements prodigués par sa famille rigoriste.

Breaking the Waves parle de l’amour aveugle et furieux, de désespoir, de maladie, et globalement assure une déprime pérenne dans les foyers. Lalalalalala.

Un film récompensé du Grand Prix du jury au festival de Cannes 1996.

Rox et Rouky, la tristesse faite film

Euh, excusez-moi, qui a écrit ce scénario ? S’il-vous-plait ?

Ok pour l’amitié entre un chien et un renard. Ok pour leurs adorables jeux. Ok pour leurs mignonnes frimousses. Mais non au reste bordel !

Pourquoi fallait-il rendre l’intrigue triste à crever alors que tout le monde se serait contenté de voir Rox et Rouky se grimper dessus comme de joyeux zozos.

Enfin, je dis ça mais j’aime toujours autant ce classique Disney.

Il m’assure une déprime matinée de contentement.

Sorti en 1981, le film s’est ensuite offert une suite INUTILE. Comme bien des séquels, me diras-tu.

Pendant des années, des millions de gosses se sont mouchés dans les jupons de leurs mères, tant l’histoire de Rox et Rouky est badante.

Pourtant, quand j’en parle à mon entourage, tout le monde en garde un joli souvenir. Comme quoi, la tristesse peut-être un facteur de contentement.

Bizarre mais réel.

La Couleur Pourpre, le Spielberg méconnu

1900, tout au Sud des États-Unis.

Celie et Nettie, deux jeunes filles noires, vivent avec leur père dans une plantation de coton.

Celui-ci oblige la plus grande des deux soeurs à faire ce que « sa mère ne veut plus lui faire ». Je te laisse imaginer le pire. Car c’est de ça dont il est question. 

Celie endure l’horreur du quotidien pour protéger Nettie des violences incestueuses de son père. Déjà, on nage en plein enfer.

Aussi, l’aînée de la famille met au monde deux enfants, que l’ordure de daron fait immédiatement adopter.

Le cauchemar pourrait prendre fin ici, mais il n’en est rien.

Celie est mariée de force à une brute misogyne, qui l’empêche de voir sa cadette et la violente.

La Couleur pourpre s’étend sur une période de 30 ans. Autant d’années qui vont voir Celie souffrir, subir puis se libérer.

Ce film est l’histoire de la violence des hommes sur les femmes, de la violence des préjugés, des violences sexuelles et de la ségrégation.

Hyper déprimant mais plein de force, d’un bel élan, et d’un espoir qui finit par réchauffer les coeurs.

Je l’ai vu mille fois et ne m’en lasse toujours pas.

Voilà mon esturgeon, c’est la fin de cet article.

Certains des films cités plus haut te font chialer ? Si non, tu as d’autres recommandations ?

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Commentaires
  • _Norella
    _Norella, Le 21 avril 2018 à 22h32

    Ah nan mais Antartica ! Le fail de ma vie : je l'avais emprunté au vidéo club (vieillesse) pour la pause de midi au lycée, bah j'ai dû sécher le cours de l'aprem tellement j'étais une loque :crying::tears:

    Sinon dans le genre déprimant : La vie est belle et BIG FISH ! :crying:
    Oh et un qui est vraiment déprimant d'un bout à l'autre et où vraiment y a rien pour sortir du caca : Dancer in the dark avec Bjork et Catherine Deneuve. C'est une beauté ce film mais alors vraiment, faut s'accrocher !

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