Les meilleures scènes de relooking du cinéma

Le relooking, porté par un montage savant et une musique entraînante, est une scène-clé de bien des films transformant de vilains petits canards en cygnes majestueux. Voici un best-of !

Les meilleures scènes de relooking du cinéma

Initialement publié le 26 novembre 2013

À Hollywood, c’est une règle : tout film comportant un personnage de fille pas terrible doit contenir une grande scène de relooking, destinée à rendre ce personnage acceptable aux yeux de la société. Et si le message véhiculé par ces scènes reste franchement négatif (« ce que tu es naturellement nous déplaît fortement, merci de bien vouloir t’ajuster aux standards de la société dans laquelle tu évolues, tu seras mignonne »), les scènes en question restent incontournables, et même franchement jouissives par moments.

Si certains films essayent de rattraper leur boulette en bouclant l’intrigue sur un grand message de paix et de tolérance qui rappelle que bon, c’est bien mignon d’enlever ses poils et ses lunettes, mais ce qui compte avant tout c’est la beauté intérieure, les personnages ne retrouvent jamais leur apparence d’antan pour autant. On fait des beaux discours, mais hors de question de redevenir « moche », faut pas non plus trop déconner.

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Voici donc neuf scènes de relookings que je ne me lasse pas de revoir, même après avoir pris conscience de certains messages.

Clueless — Amy Heckerling, 1995

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Ouais, je sais, je parle beaucoup de Clueless.

La bande de potes de Cher et sa chambre me font rêver depuis longtemps, ce n’est plus un secret. Mais le film contient aussi l’une de mes scènes de relooking préférées du monde entier, lorsque Cher et Dionne se penchent sur le cas un peu compliqué de Tai et de son look de skateuse des bois. Brittany Murphy était TELLEMENT mignonne à cette époque que je fonds comme neige au soleil dès que je pose les yeux sur sa petite bouille et son grand sourire.

Une scène qui rend d’autant plus nostalgique aujourd’hui, alors que Brittany Murphy est morte depuis plusieurs années (et qu’on cherche toujours à comprendre de quoi), qu’on ne parle d’Alicia Silverstone que pour parler de la drôle de façon qu’elle a de nourrir son fils Bear, et que Stacey Dash (qui n’a pas pris une ride) s’est révélée être une fervente républicaine

Jawbreaker — Darren Stein, 1999

Encore un film dont je parle dès que l’occasion se présente parce qu’il est vraiment trop cool et que trop peu de gens l’ont vu (je me sens donc investie d’une mission divine à chaque fois que je le mentionne, et j’espère toujours qu’il aura le même impact sur les autres qu’il a eu sur moi).

Cette grosse garce de Courtney décide de prendre la jeune Fern sous son aile (uniquement dans le but de couvrir ses arrières et d’acheter le silence de la jeune fille) pour en faire une des filles les plus populaires du lycée. Fern passe alors de phasme-humain à grande asperge peroxydée, prête à entamer une nouvelle vie de l’autre côté de la barrière, aux côtés de Courtney, Julie et Marcie.

Et c’est précisément là que les emmerdes commencent.

Miss Détective — Donald Petrie, 2000

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Avant, Gracie Hart était un agent du FBI un peu garçon manqué sur les bords, pas du tout préoccupée par son apparence et à dix mille bornes de toute forme de féminité telle qu’on la conçoit aujourd’hui. Pour infiltrer le concours de Miss USA et déjouer un complot qui vise à tout faire péter, elle se retrouve forcée de se joindre aux autres candidates et de suivre l’affaire de l’intérieur.

N’ayant pas trop le physique d’une Miss, elle est placée entre les mains compétentes de ce bon vieux Michael Caine, qui se charge, avec son équipe, d’en faire une vraie bête de concours en un rien de temps. Le résultat est effectivement bluffant, pour qui ignorait le potentiel de Sandra Bullock avant de voir le film. Mais ces hanches, nom de dieu… seize ans plus tard, je ne m’en remets toujours pas.

C’est aussi à cette scène que je pense à chaque fois que je vais me faire épiler le maillot et que je ressors avec la même démarche.

Princesse Malgré Elle — Garry Marshall, 2001

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Retrouvez Anne Hathaway dans le film qui l’a propulsée sur le devant de la scène, lui permettant d’accéder à des rôles comme celui de Catwoman ou de Fantine dans Les Misérables et de squatter nos écrans de manière quelque peu systématique, youpi !

Dans Princesse Malgré Elle, l’actrice que nous sommes nombreux à détester sans aucune espèce de raison rationnelle incarne Mia, une jeune fille de 15 ans qui apprend du jour au lendemain qu’elle est en réalité une princesse. Le genre de nouvelle qu’on pourrait toutes apprendre un jour, qui sait (j’attends encore un peu et après j’arrête, mais je sens que c’est pour bientôt) (sauf que moi je serai reine direct, du coup, faut pas pousser).

Sauf que Mia est cheum comme un cul, parce qu’elle porte des lunettes et qu’elle a le cheveux un poil frisouillant. Et une princesse binoclarde à bouclettes, ça fait pas sérieux : il faut donc lui offrir un ravalement de façade complet pour la rendre agréable à regarder.

La scène de l’épilation des sourcils en gros plan me fera toujours aussi mal.

Pretty Woman — Garry Marshall, 1990

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Réalisé par le même homme que Princesse Malgré Elle, Pretty Woman est un film culte au message légèrement gênant dont on essaye vaguement de faire abstraction pour ne pas gâcher notre plaisir.

Et nous avons été nombreuses, alors que nous étions encore relativement jeunes, à envier Vivian en la voyant dépenser sans compter l’argent d’Edward dans des boutiques de luxe : « ah, si seulement je pouvais trouver un homme prêt à me laisser sa carte de crédit sans limite pour pouvoir me refaire une garde-robe », avons-nous alors soupiré, rêveuses.

Depuis, nous avons bien compris que c’est encore plus agréable de pouvoir se payer nous-même tout ce dont on rêve avec notre propre blé, mais la scène n’a pas totalement perdu de son charme pour autant.

Tootsie — Sydney Pollack, 1982

Allez, on souffle un peu et on va voir comment ça se passe du côté des hommes avec la scène du relooking de Tootsie.

Dans le film, Dustin Hoffman incarne un acteur qui, lassé de ne pas pouvoir décrocher de rôles, se fait passer pour une femme, Doroth, pour décrocher un rôle dans un soap opera. Sa transformation est particulièrement impressionnante pour les maladroit•e•s dans mon genre, parce que le mec arrive quand même à se faire une épilation des sourcils, un maquillage et une manucure parfaits du premier coup (on nous cache sûrement les 800 tentatives précédentes) et ça, c’est pas de l’exploit en carton.

Une scène qui me rappellera toujours celle-ci, extraite du Silence des Agneaux, dans un tout autre délire.

Madame Doubtfire — Chris Columbus, 1993

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Lorsqu’à la suite d’un divorce difficile Daniel voit sa femme obtenir la garde de leurs enfants, il est dévasté. C’est donc tout naturellement qu’il décide de se déguiser en vieille femme pour se faire engager comme nounou par son ex-femme et ainsi passer plus de temps avec ses enfants, sans qu’ils ne s’en rendent compte.

Une sage décision, mature, basée sur des fondations solides et rationnelles, sans aucun doute. Saluons quand même la performance de la transformation, plutôt convaincante (plus que celle de Tobias dans Arrested Development par exemple)

(Désolée pour la qualité, j’ai pas trouvé mieux.)

Extravagances — Beeban Kidron, 1995

Tenez, encore un film que beaucoup trop peu de personnes ont vu. Extravagances raconte l’histoire de trois drag-queens qui se retrouvent coincées dans une petite bourgade des États-Unis suite à une panne de voiture.

Mais qui sont ces drag-queens ? Oh, juste Patrick Swayze, Wesley Snipes et John Leguizamo. Je suis tombée sur ce film par hasard, alors que je ne faisais que mon devoir d’épouse modèle en m’assurant de voir absolument tous les films dans lesquels mon mari, Wesley, avait eu un rôle. Et ça a été l’un des plus beaux jours de ma vie.

Le relooking en question ne concerne pas une personne mais un endroit, ce qui n’enlève rien au capital cool de la scène, bien au contraire.

My Fair Lady — George Cukor, 1964

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Et bien sûr, je ne pouvais pas clore cette sélection autrement qu’avec le relooking d’Eliza Doolittle dans My Fair Lady.

Une jeune femme cockney pleine de verve et de bons mots, porte-étendard de la classe ouvrière londonienne, se retrouve transformée en vraie jeune femme de la haute, non sans efforts. Si la transformer physiquement ne représente pas un énorme challenge en soi, masquer son accent et lui faire adopter un vocabulaire et une attitude plus proches de ceux d’une duchesse relève presque du tour de force.

Ça me donnerait presque envie de me teindre les cheveux en blond et de m’acheter des bottes plateformes roses à paillettes, si j’avais pas le minimum de santé mentale requis pour m’empêcher de prendre ce genre de pulsions au sérieux.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • RadioLu
    RadioLu, Le 16 février 2016 à 13h01

    Aaaaah, le relooking de Princesse Malgré Elle, toute mon enfance ! :bain:

    Locomotor Barda
    C'est moi où les deux mecs dans la scène du bain postée de Encino Man/California man sont Sam et Pipin/Meryl (les confonds toujours) du Seigneur des Anneaux? :oo:
    C'est bien Sean Astin mais par contre je crois que tu confonds l'acteur Pauly Shore avec Billy Boyd, qui joue notre Peregrin Touc intergalactique :fleur:

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