Le #PsychotherapyDay lutte contre les idées reçues autour de la psychothérapie

Le #PsychotherapyDay, c'est la journée de sensibilisation à la psychothérapie, pour lutter contre les idées reçues ! Petit topo.

Le #PsychotherapyDay lutte contre les idées reçues autour de la psychothérapie

Aujourd’hui, 25 septembre, c’est le #PsychotherapyDay. Autrement dit, la journée qui aide à faire reconnaître l’importance de la psychothérapie pour les personnes qui y ont recours. C’est la journée qui aide à faire passer l’idée que, non, faire une psychothérapie, ce n’est pas être dangereux, instable ! C’est savoir reconnaître quand on ne peut pas s’en sortir seul•e et qu’on a besoin d’aide. C’est savoir demander cette aide.

Il est important de ne pas faire culpabiliser ou de ne pas gêner les personnes qui suivent une psychothérapie. Elles ne sont pas « déviantes » ; ce sont des gens qui ont, à un moment de leur vie, un problème qu’ils décident de résoudre. Ces personnes sont d’ailleurs très courageuses, dans l’acceptation qu’elles ont de leur problèmes et dans leur résolution de ne pas laisser ces problèmes leur pourrir la vie et celle de leurs proches.

À lire aussi : Que pense-t-on des psychologues ?

Alors, pour ce joli #PsychotherapyDay, on va en apprendre un peu plus sur ce qu’est la psychothérapie, qui consulte, qui il faut consulter, et pourquoi. C’est parti !

Les chiffres de la psychothérapie

  • 1 personne sur 4 sera touchée par une maladie mentale au cours de sa vie
  • 1,2 millions de Français•es suivent une psychothérapie
  • 47 000 personnes sont actuellement hospitalisées en hôpital psychiatrique
  • Les femmes constituent 62% des suivis réguliers, mais les hommes sont majoritaires en-dessous de 40 ans
  • C’est entre 40 et 50 ans que les Français•es font le plus appel à un•e psy (mais l’essentiel est de le faire lorsque vous en ressentez le besoin)
  • Les employé•e•s et professions intermédiaires consultent bien plus que les cadres, artisan•e•s, commerçant•e•s et chef•fe•s d’entreprise
  • 3 fois sur 4, c’est un•e psychiatre qui est consulté•e, sinon un•e psychologue ou un•e psychothérapeute
  • 46% des personnes suivies consultent pour dépression ou troubles de l’humeur : la dépression est la première cause de consultation ! C’est bien la preuve qu’il ne faut pas en avoir honte ni se sentir coupable.
  • 15% des gens consultent pour déficiences intellectuelles (notamment après 60 ans)
  • Seulement 40% des personnes bénéficiant d’un suivi régulier travaillent, les autres se déclarent inaptes au travail (et pour cause : la dépression par exemple limite les activités ordinaires, comme les loisirs, et donc la vie professionnelle)

Le coût de la psychothérapie

Les consultations en hôpital, en CMP ou en BAPU sont gratuites. Les coûts pour les consultations privées peuvent grandement varier, mais tournent autour de 50€ la séance.

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Définition et types de psychothérapie

La psychothérapie consiste à essayer d’aider le ou la patient•e à faire disparaître ses symptômes de maladie mentale et à améliorer sa qualité de vie. Elle peut être couplée à la prise de médicaments recommandés par un psychiatre.

  • Thérapie cognitive et comportementale (TCC) : elle se base sur le fait que le patient a des croyances inadaptées qui le limitent dans sa vie, et induisent des comportements inadaptés. Elle vise donc à ce que le patient prenne conscience de ces schémas inadaptés, et l’aide à trouver des solutions alternatives. Dans l’idée, il s’agit d’aider le patient à modifier petit à petit son comportement .
  • Thérapie systémique : se base sur l’idée que les problèmes du patient sont générés par les relations qu’il a avec son entourage (le système). Le psy aide le patient et son entourage à identifier les interactions problématiques, puis à les réguler et les améliorer.
  • Thérapie psychanalytique : c’est la plus ancienne (celle pratiquée par Freud, mais elle a évolué entre-temps et s’inspire désormais d’autres grands noms comme Klein, Jung, Lacan). Elle se base sur l’idée que le patient souffre de problèmes générés par des conflits à un niveau inconscient (ces conflits se seraient développés durant l’enfance). Il s’agit donc de comprendre ces conflits en profondeur, et de les résoudre. Le psychanalyste aide le patient à trouver les solutions par lui-même.

Comment choisir son médecin

  • Psychiatre : c’est un médecin spécialisé en psychiatrie, il est habilité à prescrire des médicaments.
  • Psychologue : il est titulaire d’un diplôme de psychologie, il exerce une activité de soutien.
  • Psychothérapeute : beaucoup de psychologues ont bénéficié d’une formation en psychothérapie ; ils sont là pour pratiquer une cure psychanalytique, ce sont notamment eux qui pratiquent la psychanalyse.

Il faut que le courant passe entre vous

Un critère essentiel est que le courant « passe » entre vous. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec votre psy, demandez à changer. Cela peut être dû à une réticence de votre part face à une psychothérapie, auquel cas il faudra petit à petit vous faire à l’idée d’être suivi•e… ou bien simplement au fait que vous n’avez pas un bon feeling avec ce•tte professionnel•le. Vous pouvez vous laisser quelques séances pour voir, mais ça ne sert clairement à rien d’insister si vous sentez que vous ne pouvez pas vous confier tranquillement.

Et ne désespérez pas ! Les psys peuvent être très différents d’une personne à l’autre ; il y en a forcément un•e pour vous, même si vous devez essayer de multiples fois avant de trouver le bon ou la bonne.

Où consulter ?

  • Demander à son médecin généraliste est probablement la voie la plus sûre : il saura vous adresser à un confrère ou une consoeur.
  • Services psychiatriques des hôpitaux : c’est gratuit.
  • CMP (Centres Médico-Psychologiques) : les adresses sont à trouver dans les mairies. C’est gratuit.
  • Bapu (Bureaux d’aide psychologiques universitaires) : vous pouvez vous adresser à l’administration de votre université. C’est gratuit.

En clair : au vu des statistiques, il ne faut absolument pas avoir honte de consulter un•e psy : je le répète, un•e Français•e sur quatre consulte pour maladie mentale ! C’est énorme, et ça prouve juste qu’il y a (de plus en plus) un grand malaise dans notre société. Mais un•e psy peut être consulté•e pour des milliers, que dis-je, des milliards de raisons.

Les psys sont là pour améliorer votre qualité de vie

Vous avez une phobie ? Vous vous sentez plein•e d’anxiété ? Vous êtes déprimé•e ? Vous avez des troubles du comportement alimentaire ? Vous ne vous entendez pas avec vos parents ? Vous vous sentez seul•e ? Vous agissez de façon agressive ? Vous faites des cauchemars à répétition ? Vous vous sentez malheureux•se mais vous ne savez pas pourquoi ? Vous ne comprenez pas la société qui vous entoure ? Vous avez besoin d’une oreille attentive ? Toutes ces raisons sont de (bonnes) raisons d’aller consulter. Et il y en a plein d’autres !

N’ayez pas honte : les psys sont là pour vous aider à améliorer votre qualité de vie. Et puis, il faut savoir qu’une mauvaise santé mentale influe sur votre corps car le corps et l’esprit sont étroitement liés (même pour la cartésienne que je suis). Donc prenez soin de vous !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Human_
    Human_, Le 1 mars 2016 à 21h48

    :pedo:

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