Je veux comprendre… le débat sur les pilules contraceptives

Je veux comprendre… le débat sur les pilules contraceptives

Depuis quelques jours, on ne cesse d’entendre parler dans des termes négatifs des pilules de troisième et quatrième générations. Que se passe-t-il ? Faut-il les interdire ?

Mise à jour, le 31 juillet 2013 - La nouvelle est tombée hier, mardi 30 juillet : l’antiacné prescrit comme une pilule Diane 35, dont le retrait de la vente avait été annoncé en janvier avant de prendre acte en mai, sera remise sur le marché. C’est la commission européenne qui a pris cette décision et l’a imposé à la France. Toutefois, comme le note Le Monde, « une meilleure information sur ses contre-indications, pour minimiser le risque « connu de thrombo-embolie » ».

Anciennement sous Diane 35, que penses-tu de cette décision ? Es-tu soulagée, agacée d’avoir dû changer de moyens de contraception pour quelques semaines ou circonspecte quant aux risques ?

Article du 7 janvier 2013 - Si tu as récemment allumé la télé, ouvert un journal ou une page Web, il y a peu de chances pour que tu sois passée à côté du sujet brûlant du jour : les pilules de troisième et quatrième génération. Mais que s’est-il passé, pourquoi le débat a-t-il pris et faut-il les interdire ?

Tout a commencé mi-décembre lorsque Marion Barat, jeune femme de 25 ans, portait plainte contre le directeur général de Bayer Santé pour « atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine », rendant responsable sa pilule de troisième génération de son accident vasculaire cérébral survenu en 2006 qui l’a handicapée à 65%. À l’époque des faits, elle prenait la pilule Meliane des laboratoires Bayer depuis 4 mois. Depuis, elle a des troubles du langage et de la mémoire. Pourtant, ce n’est que quatre ans plus tard qu’elle a compris que son accident était lié à sa pilule, lorsqu’elle a changé de gynécologue. C’est une hématologue qui, en reprenant son dossier, a fait le rapprochement. Le 14 décembre dernier, Marion Larat dépose une plainte contre les laboratoires Bayer, qui délivre la pilule Meliane. « Personne, personne, personne ne doit prendre la pilule 3e et 4e génération », déclare-t-elle aujourd’hui.

Quel est le risque avec les pilules de 3ème et de 4ème génération ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que la génération fait référence à l’évolution de la composition. Un article du Huffington Post explique clairement les différences entre les 4 générations de pilule. On y apprend que les distinctions sont les suivantes :

  • Les pilules de première génération, commercialisées depuis les années 1960, contenaient une forte dose d’oestrogènes. Il n’en reste qu’une de ce type commercialisée en France, la Thriella, dont le progestatif utilisé est la noréthistérone.
  • Les pilules de seconde génération ont commencé à être commercialisées dans les années 70 et 80. Des progestatifs différents sont utilisés (le lévonorgestrel ou le norgestrel), la dose d’oestrogène est moindre et les effets secondaires moins importants. Pour autant, les pilules de seconde génération comportent toujours un petit risque de thrombose veineuse avec l’embolie pulmonaire comme principale risque de complication.
  • Les pilules de troisième génération, commercialisées dans les années 1990, comptent trois nouveaux progestatifs et contiennent moins d’oestrogènes. Elles sont censées réduire la prise de poids ou l’accentuation de la pilosité parfois liées à la prise de pilule, en plus d’atténuer l’acné.
  • Les pilules de quatrième génération contiennent la drospirénone pour progestatif et, comme le rappelle le site, « les effets secondaires sont globalement les mêmes que ceux des pilules de troisième génération ».

(Pour savoir de quelle génération est issue votre pilule, rendez-vous sur ce lien trouvé par Minerve. (Merci à elle !)).

Mais ces effets secondaires, quels sont-ils ? Il y a peu de chances de passer à côté des risques de combiner la pilule et le tabac. On connaissait peu, jusqu’ici, les risques plus fréquents pour les pilules de troisième et quatrième génération. En effet, selon la Haute Autorité de Santé, le risque de thrombose serait deux fois plus élevé avec une pilule de troisième génération. La thrombose veineuse, plus souvent appelée phlébite, c’est la formation d’un ou plusieurs caillot-s dans le système veineux. Si la formation se trouve dans des veines superficielles, c’est sans danger. En revanche, en cas de caillot-s dans les veines profondes, les risques sont bien plus importants : s’il-s se dirige-nt vers l’artère pulmonaire et l’obstrue-nt, on appelle ça une embolie pulmonaire.

En 1995, une véritable panique à la pilule (pill scare) touchait l’Angleterre, créant une méfiance énorme vis-à-vis des pilules de troisième génération. En conséquence de quoi de nombreuses femmes avaient arrêté d’un seul coup de la prendre. Les retombées ont été flagrantes : comme le rappelle le gynécologue Sylvain Mimoun sur Le Plus, le nombre d’IVG avait augmenté de 11% chez les jeunes âgées d’entre 13 et 15 ans un an après le début de ce mouvement d’angoisse.

Pourquoi si peu d’informations ?

La médiatisation de la plainte déposée par Marion Larat a permis de mettre en avant les craintes qui concernent certaines des pilules contraceptives. Les femmes sous pilules sont depuis nombreuses à se poser certaines questions. Parmi elles : « Est-ce que j’ai été suffisamment informée ? »…

Une madmoiZelle a frôlé l’embolie pulmonaire quelques semaines après la prise d’une pilule de 4ème génération qu’on lui avait prescrite sans trop de précautions. Rapidement, elle s’est sentie physiquement mal. Elle a mis du temps à faire en sorte que les médecins qu’elle consultait prennent ses symptômes au sérieux et l’affaire aurait bien pu devenir très dangereuse, voire fatale, si elle n’avait pas eu la « chance » de passer un examen qui a prouvé qu’elle faisait une embolie pulmonaire. Remise depuis, elle a accepté de répondre à mes questions :

Comment vis-tu, avec le recul, le fait d’avoir été si peu informée au moment de la prescription par ton généraliste ?

Je trouve ça effrayant, en fait ! J’ai eu beaucoup de chance d’être prise en charge à temps par l’hôpital, mais ça aurait pu prendre un tournant dramatique. En fait, c’est surtout que certaines mesures préventives me paraissent trop simples pour ne pas les utiliser.

Un spécialiste de la santé a tourné ton problème en dérision : comment l’as-tu vécu ?

Sur le moment, je me suis sentie très bête en fait, puisque je me suis dis que j’avais fait tout un pataquès pour rien. Et puis quand il s’est avéré que c’était bien une embolie pulmonaire, j’étais presque « contente » de pouvoir leur prouver que je ne disais pas n’importe quoi, je leur en voulais un peu de ne pas m’avoir crue immédiatement. Maintenant je suis plus mesurée (et plus renseignée surtout), je sais que c’est un des diagnostics les plus difficiles à effectuer, qu’en plus je présentais peu des symptômes rencontrés normalement, donc je me rends compte que leur scepticisme était « justifié ». Ceci dit une partie des professionnels de santé que j’ai rencontré continue à minimiser la part de la pilule dans tout ça et ça, par contre, je ne comprends vraiment pas.

Comment t’es-tu sentie sur le coup, quand tu as réalisé que c’était à cause de ta pilule ?

Au début j’ai surtout été soulagée : je souffrais de ces symptômes depuis un bon mois et enfin, on trouvait la cause de mon problème. Après, surtout une bonne grosse dose d’incompréhension : pourquoi continuer à commercialiser cette pilule ? Pourquoi personne ne m’a prévenue des risques ? J’étais vraiment abasourdie de découvrir que la pilule pouvait avoir des effets aussi graves alors que je n’avais entendu parler que des problèmes liés aux hormones (prise de poids, baisse de libido …). Et pour être honnête un peu désespérée de devoir changer de contraceptif après si peu de temps.

Cette lectrice a eu de la chance : les cas tragiques liées à la pilule de 3ème ou 4ème génération sortent de l’ombre. Le 14 décembre dernier, Le Monde évoquait deux décès des suites d’une embolie pulmonaire probablement liée à la prise de la pilule (Théodora à 17 ans, Adèle à 22) et d’une pédiatre, Caroline, qui a survécu. Faut-il pour autant paniquer ? Pas selon Sylvain Mimoun qui rappelle sur Le Plus la rareté de ces drames (« on relève 3 à 4 cas sur 10 000 utilisatrices ») avant de préciser que celles qui prennent une pilule de troisième génération depuis plus de 6 mois n’ont d’après lui pas de souci à se faire (une affirmation à prendre avec des pincettes) : « Les problèmes de coagulation interviennent dans les six premiers mois suivant la prise de pilule. Elles peuvent alors continuer à prendre leur pilule », affirme-t-il.  Sur son site, le Dr Marc Zaffran, qui écrit sous le pseudonyme de Martin Winckler, allonge la période à deux ans et rappelle qu’il est fortement déconseillé de prescrire une pilule de 3ème ou 4ème génération à une femme dont ce serait la première contraception :

« la troisième précaution consiste à ne JAMAIS prescrire une pilule de 3e génération (ou de 4e génération, type Jasmine) à une jeune femme dont c’est la première contraception. [...] le risque d’AVC est surtout important pendant les deux premières années d’utilisation. C’est donc chez les très jeunes femmes, qui n’ont jamais pris de pilule, que cette prescription est la plus risquée et doit être absolument bannie !!! Dans certains cas, une femme peut se trouver mieux d’une pilule de 3e génération, mais ça doit d’abord faire l’objet d’une discussion très précise pour lui expliquer les avantages et inconvénients de la méthode et la laisser déterminer par elle-même si le jeu en vaut la chandelle. »

La madmoiZelle contactée plus tôt n’est pas non plus pour l’interdiction de la pilule de troisième ou quatrième génération. Elle explique :

« Dans l’état actuel des choses, je ne suis pas pour le retrait de ces pilules du marché, tout simplement parce que les bénéfices qu’elles apportent à toutes les femmes qui ne supportent pas les 2ème génération sont trop importants. Cependant, je pense qu’il est essentiel de mettre un protocole de prescription bien plus fouillé qu’il ne l’est actuellement : d’abord, ne pas la prescrire en première pilule, et puis respecter les instructions du Ministère de la Santé : un questionnaire long et fouillé sur les antécédents notamment, une description des symptômes au préalable, et en cas de doute un dépistage des facteurs d’anticoagulation du sang (qui sont présents tout de même chez 8% des femmes). »

Quel avenir pour les pilules de 3ème et 4ème génération ?

Le 2 janvier, la ministre de la santé Marisol Touraine a décidé d’avancer de six mois le déremboursement de la pilule de 3ème génération. Dès le 31 mars prochain (la mesure n’était prévue que pour le 30 septembre), elle ne sera donc plus prise en charge. Elle a également émis le souhait que la seconde génération, qui présente deux fois moins de risques que les 3ème et 4ème génération, soit privilégiée et que les pilules de 3ème et 4ème génération ne soient plus proposées en premier choix. En parallèle l’Agence nationale de santé et du médicament (ANSM) a lancé il y a quelques jours des consultations avec ses prescripteurs afin de réduire le recours à ces contraceptifs.

La Diane 35 visée

Le 6 janvier, Le Journal du Dimanche évoquait de nouvelles craintes concernant cette fois-ci une pilule de seconde génération* : la Diane 35. Comme le rappelle l’hebdomadaire, il ne s’agit pas d’une pilule lambda : depuis sa mise sur le marché en 1987, elle est avant tout considérée comme un traitement contre l’acné et permet donc de faire d’une pierre deux coups (« je-veux-pas-plus-de-bébés-que-d’acné »). Pour le JDD, l’hématologue Jacqueline Conard explique :

« Sous Diane, le risque de thrombose est trois fois supérieur à la normale, de l’ordre de 3 à 4 sur 10.000. Il est plus élevé que pour les pilules de deuxième génération et même un peu plus, ou en tout cas du même ordre, que pour celles de la troisième. [...] Il ne faut pas la prescrire en premier comme on l’a fait à tort avec celles de troisième génération mais privilégier une de deuxième génération, et la réserver à des cas très particuliers. »

*Même si Martin Winckler la décrit comme « la première pilule de troisième génération ».

Pour celles qui sont effrayées à l’idée de continuer de (ou de commencer à) prendre une pilule contraceptive : rappelez-vous que des alternatives existent, comme par exemple le stérilet (qui n’est pas réservé à celles qui ont déjà eu des enfants), ou encore l’implant. Mais surtout, parlez, posez des questions, insistez pour qu’on vous réponde et n’ayez jamais peur de déranger. La lectrice qui a subi une embolie pulmonaire rappelle :

« J’encourage toutes les filles à vraiment prendre ce protocole au sérieux et à ne pas hésiter à poser des questions à votre généraliste ou gynéco s’il ne le respecte pas. La plupart des accidents pourraient être évités de cette façon. Je n’en appelle pas à la parano générale (vraiment pas), mais c’est important de bien savoir dans quoi on s’engage. »

Car le plus important, c’est que vous soyez à l’aise avec votre moyen de contraception et que vous en discutiez avec votre médecin.

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  • Lilabear
    Lilabear, Le mercredi 31 juillet 2013 à 19h58

    Je ne comprend pas bien ce débat et la plupart des réponses qui y sont donné. Je comprend tout à fait que l'on se pose des questions sur les effets des médicaments que l'on prend. Mais au dela des risques sur les premiers mois il me semble plus qu'intéressant de se poser la question de savoir les effets produits par la prise systématique (car aujourd'hui la prise d'hormones est quasi systématique, c'est à peine si on nous laisse le choix nous les femmes). Les cancers hormonaux tout ça, tout ça... Les risques liés aux hormones sont multiples, et ce qui est le plus dangereux ici c'est la désinformation liée à ces risques. Chaque corps réagit différemment, du fait de notre environnement et de notre génétique. Concrètement il serait tant que plus d'information soit donner au public et qu'on nous laisse le choix!

  • Cyanea
    Cyanea, Le jeudi 1 août 2013 à 00h58

    sellylis;4275164
    C'est assez impressionnant de voir que la pilule est le seul moyen contraceptif qui vient en tête des gynecos quand on leur demande. Comme s'il n'y avait que ça. C'est toujours le même débat.
    Oui mais dans le cas de la Diane, elle n'est pas censée être prescrite comme pilule contraceptive, mais comme anti-acnéique.

  • Grizzlou
    Grizzlou, Le jeudi 1 août 2013 à 01h17

    Aaah, ce débat, je suis désolée pour les personnes se sentant concernée, mais il me fera toujours rire. Je m'explique.
    Si on prend la pilule, il faut assumer son choix et se renseigner avant (et il existe bien assez d'autres moyens de contraception). De plus les cas de maladie/mort dus à la pilule sont EXTREMEMENT rares (non, mais franchement, ça en devient ridicule à ce point là, vous pensez pas qu'il y a d'autres fléaux desquels on devrait s'occuper avant ?).
    L'unique raison c'est que c'est un "mal" (avec beaucoup de guillemets, voir l'explication en dessous) récent et donc ça fait pleurer dans les chaumières, et que c'est bon pour les vendeurs d'info/entreprises pharmaceutiques (et je ne crie pas au complot, c'est juste un fait).
    Une autre raison pour laquelle je déteste cette pseudo-polémique, est que je DOIS prendre la pilule : Contrairement à énormément de jeunes femmes je n'ai pas le choix, pas pour des problèmes d'acnée ou pour la contraception, mais tout simplement parce que sinon je n'ai pas de règles (ou presque, disons à une fréquence de 6 mois à 1 ans entre chaque semaine de règles :v ) et que ne pas avoir de règles, c'est s'exposer (et là vraiment) à toutes sortes de cancers, en première ligne celui du col de l'utérus.
    Alors bon, vouloir me faire changer de pilule alors que mon rythme hormonal est tout sauf stable, ça me fait toujours un peu rire et en même temps ça me sert la gorge, parce qu'on me met moi, mais également toutes les femmes qui prennent la pilule, en danger.

    Désolée pour le message un peu énervé mais pour le coup je devais dire ce que je pensais sur cette polémique de merde.

  • Ayui
    Ayui, Le jeudi 1 août 2013 à 04h52

    Le problème des autres moyens de contraception, c'est qu'on en parle pratiquement pas.
    Au lycée quand on en parle c'est presque toujours de la pilule. Par exemple mes amies ont découvert l'implant quand je m'en suis fait poser un.
    Et à cause de ces histoires certaines ne veulent pas se protéger (autre que préservatif), une d'elle m'a dit très franchement que même quand elle aurait un copain, elle ne prendrait ou ne poserait rien suite à tout ça. :sad:
    Je pense que les médecins devraient vraiment faire plus attention aussi.
    Le mien m'a posé toutes les questions, prises de sang etc à ma première pilule quand j'ai eu mal à la tête, il me l'a changé. Et j'ai dû refaire des prises de sang au bout de six mois pour vérifier encore. A côté de ça, une amie a découvert grâce à moi qu'il était dangereux de fumer avec la pilule, son gynéco lui avait pas dit et aucune prise de sang, ni questions sur ses antécédents.

  • Loxlady
    Loxlady, Le jeudi 1 août 2013 à 14h49

    chabwaaah;4275124
    [...]
    Un article parmis d'autres (il me semble qu'il y a une série d'articles consacrés à l'association d'Androcure + des hormones féminines) : ici
    Le blog entier est globalement très intéressant si vous cherchez des infos sur la contraception (si je dis pas de bêtises, il est tenu par une gynéco ou ex gynéco)
    Merci beaucoup pour ce lien, je vais parcourir ce site qui m'a l'air bien instructif !

  • Shinai
    Shinai, Le vendredi 2 août 2013 à 00h25

    Je prenais Diane 35 depuis mes 15 ans (j'en ai 21 là), avec  deux arrêts de 2-3 mois (ce qui est complètement débile, ma gynéco m'avait dit que ça ne sert à rien d'arrêter la pilule si on compte la reprendre dans les 8 mois suivant l'arrêt, mais j'ai cédé sous la pression de ma mère, enfin bref).
    Au début je la prenais pour l'acné, en sachant que j'avais essayé pleins de traitement locaux et oraux qui ne fonctionnaient pas. Ma gynéco m'avait donc prescrit cette pilule en tant que traitement contre l'acné qui, je le rappelle, est sa fonction première.
    Comme je la tolérais bien, j'ai pu la continuer durant toutes ces années (et puis pour être honnêtre, tous les boutons étaient revenus pendant les périodes d'arrêts alors j'étais terrifiée à l'idée d'arrêter à nouveau, oui c'est bête je sais).

    Du coup, avant, j'étais vraiment énervée lorsque sa vente a été suspendue, surtout que je n'avais jamais eu de problèmes avec, j'étais bien suivie, je faisais mes bilans sanguins, bref tout allait très bien. Et ça me saoulait vraiment trop de changer de pilule (jasmine) ...

    Mais maintenant, je me rends compte qu'il me fallait quelque chose comme ça, une mesure radicale, pour que je sois forcée de l'arrêter (parce qu'au fond de moi, je n'avais pas envie de la prendre à vie non plus, et je savais que ce n'était pas super sain pour la santé. Oui oui, esprit de contradiction ^^').

    Tout ça pour dire que finalement, je ne suis pas si mécontente qu'elle ait été interdite, maintenant je suis sous une autre pilule (d'après le tableau de l'article, c'est dans la catégorie "autre", donc je ne sais pas de quelle génération Jasmine fait partie, mais elle est moins dosée que Diane 35) et je la supporte bien également ! Je prends ça personnellement comme un déclic pour me faire arrêter Diane 35 :), je sais que j'ai eu de la chance mais ça aurait très bien pu en être autrement ...

  • Brindefille
    Brindefille, Le vendredi 2 août 2013 à 21h54

    Celles qui s'offusquent quand des filles décident de ne prendre ni pilule, ni de se faire poser un stérilet, m'énervent.

    Car oui le préservatif est fiable. Bien utilisé il l'est presque autant que la pilule.

    Alors arrêtons de le diaboliser, c'est AUSSI une contraception !

    Et je m'en sers comme telle depuis quatre ans et demi.

    Avant de jouer les choquées, renseignez-vous ou essayez. Ce n'est pas être irresponsable que de choisir ce mode de contraception...

  • Coffeencig
    Coffeencig, Le dimanche 4 août 2013 à 03h11

    grizzlou;4276334
    Aaah, ce débat, je suis désolée pour les personnes se sentant concernée, mais il me fera toujours rire. Je m'explique.
    Si on prend la pilule, il faut assumer son choix et se renseigner avant (et il existe bien assez d'autres moyens de contraception). De plus les cas de maladie/mort dus à la pilule sont EXTREMEMENT rares (non, mais franchement, ça en devient ridicule à ce point là, vous pensez pas qu'il y a d'autres fléaux desquels on devrait s'occuper avant ?).
    L'unique raison c'est que c'est un "mal" (avec beaucoup de guillemets, voir l'explication en dessous) récent et donc ça fait pleurer dans les chaumières, et que c'est bon pour les vendeurs d'info/entreprises pharmaceutiques (et je ne crie pas au complot, c'est juste un fait).
    Une autre raison pour laquelle je déteste cette pseudo-polémique, est que je DOIS prendre la pilule : Contrairement à énormément de jeunes femmes je n'ai pas le choix, pas pour des problèmes d'acnée ou pour la contraception, mais tout simplement parce que sinon je n'ai pas de règles (ou presque, disons à une fréquence de 6 mois à 1 ans entre chaque semaine de règles :v ) et que ne pas avoir de règles, c'est s'exposer (et là vraiment) à toutes sortes de cancers, en première ligne celui du col de l'utérus.
    Alors bon, vouloir me faire changer de pilule alors que mon rythme hormonal est tout sauf stable, ça me fait toujours un peu rire et en même temps ça me sert la gorge, parce qu'on me met moi, mais également toutes les femmes qui prennent la pilule, en danger.

    Désolée pour le message un peu énervé mais pour le coup je devais dire ce que je pensais sur cette polémique de merde.
    Je viens de relire l'article et ton commentaire m'a fait tiqué. Parce que tu dis que sans pilule tu n'as pas de règles ou  peu régulières, mais je crois (enfin c'est ce que j'ai lu à plusieurs endroits), que les règles que l'on a lorsque l'on prend la pilule ne sont pas a proprement parler des vraies règles ? Donc sont elles aussi essentielles à avoir, aussi bénéfiques (tu parles du risque de cancer) que des règles dites "naturelles"? (ceci est une vraie question hein :) pas du tout une critique ou une attaque par rapport à ta pratique ! Parce que moi je suis plutôt du genre à enchainer certaines plaquettes parfois pour ne pas les avoir justement ! ;))

    Tout autre chose maintenant ! La question que je me pose moi par rapport à la prise de pilule (et tous les effets dont on parle aujourd'hui) c'est son effet sur la durée. Je la prends depuis mes 14/15ans et j'en ai aujourd'hui 21, donc en gros j'ai fini de me former en mangeant quotidiennement des petites hormones! Et ma question aujourd'hui en tant que femme (en plus des effets connus de la pilule) c'est sont ces effets à long terme.
    Donc si certaines Madz ont des articles à ce sujet je suis preneuse !

    Ah et avant de finir mon blabla, je me pose de plus en plus la question du stérilet et là encore si des Madz ont franchi le pas, j'aimerai bien un petit aiguillage sur ce mode de contraception !



    Bon et sur ce loong commentaire je m'en vais gober ma petite pilule :taquin:

  • Grizzlou
    Grizzlou, Le mardi 6 août 2013 à 14h46

    coffeencig;4281710
    grizzlou;4276334
    Aaah, ce débat, je suis désolée pour les personnes se sentant concernée, mais il me fera toujours rire. Je m'explique.
    Si on prend la pilule, il faut assumer son choix et se renseigner avant (et il existe bien assez d'autres moyens de contraception). De plus les cas de maladie/mort dus à la pilule sont EXTREMEMENT rares (non, mais franchement, ça en devient ridicule à ce point là, vous pensez pas qu'il y a d'autres fléaux desquels on devrait s'occuper avant ?).
    L'unique raison c'est que c'est un "mal" (avec beaucoup de guillemets, voir l'explication en dessous) récent et donc ça fait pleurer dans les chaumières, et que c'est bon pour les vendeurs d'info/entreprises pharmaceutiques (et je ne crie pas au complot, c'est juste un fait).
    Une autre raison pour laquelle je déteste cette pseudo-polémique, est que je DOIS prendre la pilule : Contrairement à énormément de jeunes femmes je n'ai pas le choix, pas pour des problèmes d'acnée ou pour la contraception, mais tout simplement parce que sinon je n'ai pas de règles (ou presque, disons à une fréquence de 6 mois à 1 ans entre chaque semaine de règles :v ) et que ne pas avoir de règles, c'est s'exposer (et là vraiment) à toutes sortes de cancers, en première ligne celui du col de l'utérus.
    Alors bon, vouloir me faire changer de pilule alors que mon rythme hormonal est tout sauf stable, ça me fait toujours un peu rire et en même temps ça me sert la gorge, parce qu'on me met moi, mais également toutes les femmes qui prennent la pilule, en danger.

    Désolée pour le message un peu énervé mais pour le coup je devais dire ce que je pensais sur cette polémique de merde.
    Je viens de relire l'article et ton commentaire m'a fait tiqué. Parce que tu dis que sans pilule tu n'as pas de règles ou  peu régulières, mais je crois (enfin c'est ce que j'ai lu à plusieurs endroits), que les règles que l'on a lorsque l'on prend la pilule ne sont pas a proprement parler des vraies règles ? Donc sont elles aussi essentielles à avoir, aussi bénéfiques (tu parles du risque de cancer) que des règles dites "naturelles"? (ceci est une vraie question hein :) pas du tout une critique ou une attaque par rapport à ta pratique ! Parce que moi je suis plutôt du genre à enchainer certaines plaquettes parfois pour ne pas les avoir justement ! ;))
    Oui, tout à fait, ce ne sont pas du tout des règles "normales", mais ton corps a théoriquement besoin d'avoir ces règles car ça permet de réguler ton taux d'hormones et que tu "perds" quand même quelque chose à chaque fois que tu les as (j'entends par là que même si tu ne peux tomber enceinte, tes ovules ne se "stockent" pas, tu en as un nombre limité, et chaque mois tu en perds, normalement, un). Pour tout expliquer, chez moi le problème c'est justement que cet ovule ne "sort" pas, et ça a tendance à provoquer un épaississement de la parois vaginale (d'après mon gynéco, après je ne pourrais t'expliquer plus en détails les tenants et aboutissants) et également ça me laisse de petites "marques" sur mes ovaires (à l'échographie ce sont comme de petites taches noires, qui sont "normales" si il y en a un peu, qui le sont moins quand elles sont sur presque tout l'ovaire).

    Bref, voilà en gros à quoi me sert la pilule, vu que fondamentalement, les risques que je tombe enceinte par "accident" sont trèèèèès peu élevé (bon, c'est possible, mais ça serait vraiment assez incroyable vu que d'après ce que dit ma gynéco, si un jour je veux tomber enceinte, je devrai prendre des hormones (oui, je vais finir par être un véritable sac à hormones, j'adore la médecine, vraiment ...))

    Donc voilà ! j'espère t'avoir éclairée au moins en partie, je t'avoue ne pas m'être penchée plus que nécessaire sur la question parce que c'est quelque chose qui m'a toujours un peu gênée et que je n'aborde pas trop :)

  • Coffeencig
    Coffeencig, Le mardi 6 août 2013 à 14h53

    @GrizzLou Merci d'avoir pris le temps de me répondre , même sans trop rentrer dans les détails tu m'as bien éclairé   :top:

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