Pikmin 3 sur Wii U : le test !

Aujourd'hui sort Pikmin 3, le dernier-né de la licence, après 9 ans d'attente pour les fans. Faye se l'est procuré et l'a testé pour toi !

Pikmin 3 sur Wii U : le test !

La licence Pikmin a vu le jour sur GameCube en 2001 au Japon, pour arriver un an après dans nos contrées fromagères. En 2004, on a pu découvrir Pikmin 2, toujours sur GameCube, avant que les deux jeux ne soient adaptés sur Wii en 2009, en incluant les fonctionnalités de la console via la Wiimote et le Nunchuk.

Le jeu bénéficie d’un accueil très chaleureux de la part du public, pour son système de jeu simple et innovant et son ambiance paisible et mignonne. Les fans attendent donc avec impatience ce troisième opus, annoncé depuis 2008 (déjà !) et ne devraient pas être déçus.

Enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !

Le scénario

Neuf ans après le dernier jeu, il est enfin temps de retrouver le monde des Pikmins !

Dans les titres précédents, on dirigeait le minuscule capitaine Olimar* de la planète Hocotate à la recherche des pièces de son vaisseau spatial, puis de trésors sur un nouveau monde mystérieux (la Terre ?). Cette fois-ci, on découvre que la planète Koppai est en grand danger et que son peuple tout rikiki risque de s’éteindre s’il ne trouve pas vite un autre endroit à coloniser.

Un « équipage » de trois valeureux explorateurs est donc envoyé en mission de reconnaissance mais finit également par se crasher sur la même planète qu’Olimar, le hasard comme par hasard, dis donc. D’ailleurs je suggère quand même d’installer des alcootests sur le tableau de bord des vaisseaux, ça fait beaucoup de crashs quand même cette histoire, c’est louche.

*D’ailleurs savais-tu que son nom japonais, Orima, était un anagramme de Mario ? Voilà une bien belle anecdote à replacer pendant les dîners mondains chez l’ambassadeur !)

Bref, nos trois héros se retrouvent chacun perdu dans une zone différente et font vite connaissance avec de petites créatures amicales et colorées, les Pikmins. On retrouve régulièrement des clins d’oeil aux épisodes précédents via les notes d’Olimar éparpillées un peu partout tout au long du jeu qui guident le nouvel équipage.

On se souvient que c’était d’ailleurs lui qui avait nommé les Pikmins ainsi, en référence à des légumes de la planète. Coup de bol n’empêche, si ça avait été moi ils se seraient appelé les « Radis mignons de toutes les couleurs », ce qui est moins vendeur, il faut bien se l’avouer.

C’est marrant, ils me rappellent quelque chose

En plus d’être sympa, les Pikmins sont très pratiques : puisque les héros ne sont pas capables de faire grand-chose de leur dix doigts et autres membres, les Pikmins travaillent pour eux en portant les objets lourds, cassant les obstacles ou attaquant les ennemis, le but pour le joueur étant de les diriger de manière efficace.

Les principaux objectifs à remplir pour nos naufragés de l’espace sont : se retrouver, réparer leur vaisseau, stocker de la nourriture pour survivre et rentrer chez eux. Mais pour tout ça ils auront besoin des Pikmins.

Le gameplay

Comme ses prédécesseur, le jeu est un habile alliage de réflexion et d’action, ce qu’on appelle plus communément un STR pour « Stratégie en Temps Réel ».

Les commandes sont simples et rapides à prendre en main : on se déplace avec le stick analogique (et plus tard avec l’écran tactile, mais j’y reviendrai), on siffle pour rassembler les Pikmins ou les disperser et on peut les lancer ou leur indiquer une tâche à accomplir et verrouiller des cibles.

Le défi ensuite est de gérer la majorité de ces actions en même temps, car au bout d’un moment on peut former plusieurs groupes avec les trois meneurs pour couvrir plus de terrain le plus rapidement possible.

En effet, la seule vraie difficulté réside dans le temps qui passe, puisque le jeu présente un cycle jour/nuit d’une importance capitale : à la nuit tombée, l’équipage retourne dans le vaisseau et se met en orbite autour de la planète ; il faut donc finir ce qu’on est en train de faire et ranger ses Pikmins dans leur « Oignon » (je sais à quoi tu penses, mais leur maison et apparemment système reproducteur s’appelle l’Oignon, voilà, voilà), sans quoi ils sont dévorés par les créatures sauvages.

Problème : les réserves de nourriture sont minces au début et il faut donc s’organiser au mieux pour avancer dans l’histoire, tout en faisant des provisions de fruits. D’ailleurs les habitants de Koppai semblant uniquement se nourrir de smoothies, je n’aimerais pas être celle qui fait le ménage dans leurs toilettes ou qui lave leurs slips mais heureusement, on ne m’a rien demandé.

Pendant la journée, il faut donc résoudre des puzzles pour se déplacer dans les niveaux, tout en ramassant des jetons qui font pousser des Pikmins une fois insérés dans l’Oignon (haha). Il y a plusieurs types de Pikmin, de couleurs et de formes différentes qui présentent des capacités spéciales : les rouges résistent au feu, les jaunes à l’électricité, etc. Il est donc possible de faire plusieurs combinaisons pour résoudre les énigmes et continuer d’avancer ou pour battre les boss.

Les boss sont parfois un peu longs, mais on peut s’y prendre sur plusieurs jours.

Le tout demande un petit effort d’adaptation au début mais la difficulté étant bien gérée, il y a assez peu de moments où on se retrouve bloqués sans savoir quoi faire. Les personnages aident aussi régulièrement le joueur à faire le point grâce au KopPad, ce dernier outil étant un des plus gros points fort du jeu. En effet, c’est la manette Wii U (aussi appelée « mablette », astucieux mélange entre « manette » et « tablette ») qui sert de radio, radar, carte, journal, bestiaire, cafetière et appareil photo au joueur, exactement comme pour son personnage, ce qui donne un sentiment immersion assez dingue.

Quand le personnage regarde son KopPad, le joueur le regarde également et on peut interagir avec, pour programmer des déplacements par exemple ou repérer les ressources. C’est également sur cet outil qu’on récupère les notes d’Olimar et qu’on découvre donc les clins d’œil aux jeux précédents, très appréciables pour les fans de longue date.

Enfin, il y a des fonctions un peu gadget mais rigolotes comme le fait de pouvoir jouer uniquement sur la mablette (pratique pour continuer sa partie au petit coin), ou encore l’appareil photo qui fonctionne à 360°, c’est-à-dire qu’en regardant à travers la mablette tout autour de soi, on voit le paysage et ce tout qui entoure son personnage dans le jeu. Une très bonne façon d’apprécier les graphismes et l’ambiance particulière.

Le KopPad est en fait la mablette de la Wii U pour le joueur.

Les graphismes

La licence étant connue pour son univers soigné, difficile de rester insensible au charme des graphismes du jeu. Les personnages étant tout petits, on évolue dans un monde géant qui rappelle entre autres 1001 Pattes de Pixar et où la nature recouvre les vestiges d’une civilisation absente.

Les décors sont magnifiques, on peut prendre le temps d’observer la végétation, les points d’eau et la lumière du soleil à travers les feuilles des arbres ; on trouve plusieurs types de terrain qui participent à la difficulté d’un puzzle selon qu’on se déplace sur un sol entouré de mares ou dans la neige.

Le level-design ainsi que la trame sonore, très paisible, contribuent donc à donner au titre une ambiance calme et un peu mélancolique comme on a pu le voir dans Flower sur PS3 par exemple. La nature est omniprésente et avec elle une réflexion sur l’écologie puisqu’on trouve tout au long du jeu des déchets et autres traces d’urbanisation, ce qui n’est pas sans faire penser aux œuvres de Miyazaki.

D’ailleurs le comportement des Pikmins rappelle parfois celui des Susuwatari, ces petites boules noires mignonnes qu’on voit dans Mon Voisin Totoro, mais surtout dans Le Voyage de Chihiro.

Sprotch.

Le chara-design joue justement plus sur le côté kawaii (mignon), que ce soit pour les Pikmins avec leurs couleurs vives et leurs petites fleurs que pour les personnages-joueurs, également colorés et ronds. Les objets présents dans l’environnement sont quant à eux traités de manière réalistes, à la manière du level-design.

Ça donne envie d’aller s’allonger dans l’herbe.

Conclusion

Pikmin 3 est un excellent jeu, salué unanimement par la presse spécialisée et annonciateur de belles découvertes à venir sur la Wii U. C’est frais, intelligent et on se prend très vite d’affection pour les Pikmins et leur univers (beaucoup moins en ce qui me concerne pour l’équipage, mais leur technologie et les capacités de la mablette compensent pas mal).

La durée de vie est assez courte, environ une quinzaine d’heures pour finir l’histoire principale tranquillement, mais il y a ensuite des défis solo et des missions en co-op.

En bref, si tu peux te le procurer n’hésite pas un seul instant et profite du voyage !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Misty Day
    Misty Day, Le 29 juillet 2013 à 12h57

    Bon à cause de vous, j'ai acheté la WII U, reste plus qu'a acheter le jeu, maintenant...

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